La comparaison Bismarck Merkel est une de ces saloperies dont les nationalistes français post-modernes se délectent. On est là dans les bas fonds du souverainisme. On doit s'en indigner bien sûr mais cela ne suffit pas. En cette période de mutation civilisationnelle, il faut dénoncer le "non-dit" de cette comparaison indigne.
Invoqué Bismarck dans l'actualité des rapports France-Allemagne c'est rappeler Sedan non plus comme un fait historique mais comme un désir de guerre, un appel au sang. Ce n'est ni plus ni moins que d'en appeler à la revanche face à la crise.
Jaurès viendrait-il de se trouver un nouvel assassin?
Entendrons-nous bientôt les hystériques hexagonaux s'en prendre au rosbeef, à la perfide Albion? Possible.
On attribuera ça à la panique idéologique que suscite la crise dans les rangs des nationaux-républicains.
On attribuera ça à une sorte de paranoïa jacobine, indigne de la république libre, égalitaire et fraternelle.
On attribuera ça à la franchouillardise, mais on n'oubliera pas.