Tunisie : La démocratie comme moteur de l’histoire.

Héritiers de la révolution française et de la révolution russe, nous sommes en deuil. Le modèle révolutionnaire qui fonda la mythologie républicaine hexagonale et soviétique, s’effondre. La Tunisie et espérons l’Egypte se font les fossoyeurs des destins jacobins et léninistes qui voulaient qu’à la libération des peuples succède la terreur, le totalitarisme et le génocide.En Tunisie, octobre ne succèdera pas à février. La guillotine ne prendra pas le pas sur le jasmin. Une nouvelle espérance révolutionnaire est née, pour laquelle la démocratie est plus forte que la violence et la société civile plus forte que les appareils.

Héritiers de la révolution française et de la révolution russe, nous sommes en deuil. Le modèle révolutionnaire qui fonda la mythologie républicaine hexagonale et soviétique, s’effondre. La Tunisie et espérons l’Egypte se font les fossoyeurs des destins jacobins et léninistes qui voulaient qu’à la libération des peuples succède la terreur, le totalitarisme et le génocide.

En Tunisie, octobre ne succèdera pas à février. La guillotine ne prendra pas le pas sur le jasmin. Une nouvelle espérance révolutionnaire est née, pour laquelle la démocratie est plus forte que la violence et la société civile plus forte que les appareils.

Rien n’est bien entendu joué. La situation si fragile elle-même, les experts politiques et historiens, sont là pour nous le rappeler. Le chemin est long encore pour ceux de l’autre rive de la méditerranéen qui nous sont si proches, ceux qui nous fréquentâmes sur les bancs des facultés ou dans les divers groupes politiques et syndicats de notre jeunesse. Comme le dit magnifiquement Benjamin Stora dans un livre dédié à une partie de cette jeunesse: « la dernière génération d’octobre ».

Une page d’histoire (une page civilisationnelle peut-être) est entrain de se tourner en Tunisie, page décisive pour le Maghreb et pour nous-mêmes européens. Grâce à la société civile tunisienne, nous pouvons à nouveau penser que, comme ce fut le cas en Pologne avec Solidarnösc à la fin des années 70, la démocratie est redevenue le moteur de l’histoire. 

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