Pourquoi il est mort, Louis de Funès ?

On peut parler de ce que l'on veut.On dira ce que l'on voudra, comme pour Napoléon et Louis Arsmtrong, je me demande pourquoi il est mort Louis de Funès?

On peut parler de ce que l'on veut.

On dira ce que l'on voudra, comme pour Napoléon et Louis Arsmtrong, je me demande pourquoi il est mort Louis de Funès?

Il y a ses phrases rapides, sèches, saccadées et ses grimaces qui se surajoutent, qui veulent en dire encore plus, comme s'il y avait en lui quelque chose de l'ordre d'une panique. La panique de ne pas être entendu, compris.

Pourquoi parler de Louis de Funès ?

Pourquoi parler de cette panique du langage?

Quelqu'un pourrait-il écrire les phrases de cette affolement du sens, de cet afflux de signifiances ?

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Mots, grimaces, gestes, mouvements du corps, déplacements, cris, tortures, ronflements.

Visage champ de bataille, nuages qui passent rapides dans le ciel, coups de tonnerre, claques, castagnettes, claquement des dents.

Bouche coup de sifflet.

Tête gyrophare.

Mains piranhas.

Sourcil guillotine.

Langue matraque

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Comme si il y avait à l'intérieur de lui un autre corps agité, un autre esprit agité à l'intérieur de son esprit, d'autres mots agités à l'intérieur de ses mots, d'autres gestes, d'autres autres.

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La caméra reste fixe. Il gesticule. Il fascine. En le regardant s'agiter nous nous découvrons immobiles.

C'est le film de lui qui nous regarde. Nous, le ralenti, l'arrêt sur image, le retard.

Lui partout. Nous nulle part dans le noir de la salle.

Lui tout le monde. Nous, personnes une.

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Lui, homme acteur, féminin pluriel, vivant et mort.

Ah! Fantomas!

 

 

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