Michel Yvernat
de temps à autres
Abonné·e de Mediapart

120 Billets

2 Éditions

Billet de blog 30 oct. 2010

Michel Yvernat
de temps à autres
Abonné·e de Mediapart

Je demande pardon à Mélenchon...

Oui pardon. J'aurais dû aller plus loin dans la saisie des "bonnes feuilles" de son texte. Mais j'étais fatigué. Comme pris par un besoin paresseux de suspens, je laissais de côté les pages 120 et 121 de son livre.

Michel Yvernat
de temps à autres
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Oui pardon. J'aurais dû aller plus loin dans la saisie des "bonnes feuilles" de son texte. Mais j'étais fatigué. Comme pris par un besoin paresseux de suspens, je laissais de côté les pages 120 et 121 de son livre.

Voilà, je répare ici cette faute pour restituer à ceux qui ne liront jamais ce livre d'un militant qui fut un homme de courage et qui met aujourd'hui son talent au service d'une cause qui m'indigne et nous inflige le triste constat de son naufrage anti-européen.

Page 120 et 121 donc où à la défiance insultante de notre voisin Allemand, JLM ajoute la rancune vis-à-vis de la perfide Albion et son rêve d'une "très grande France" enfin libérée des "ectoplasmes" bruxellois.

" Tout le monde sait que la Belgique est un Etat artificiel, inventé à une époque par les Anglais pour tenir les français à distance des ports les plus proches de leurs côtes. Ceux qui aiment l'Histoire savent combien les Wallons se sont impliqués dans les démélés français. On peut imaginer sans peine, dans le cas où les flamands se sépareraient, que les Wallons veuillent leur rattachement à la Républqiue française.

Nombre de français - comme moi - s'en enthousiasment. Pas vous? Mais ce serait un sacré changement du tracé des frontières dans l'Union. Ah! mais direz-vous, il y a le précédent de l'unification allemande. N'empêche! Ça ferait vraiment une très grande France. Et quelques inquiets, pas vrai? Notons que la réunification allemande aussi souleva des problèmes, même si on les a bien étouffés. D'autres cas de ce genre, à l'Est de l'Europe ou au sud seraient autrement plus tendus. On ne peut ignorer le sujet. Et notre devoir est d'y penser même si on n'en parle jamais. Et nous, Français, première population de l'Union dans quinze ans, deuxième PIB du Vieux Continent, puissance nucléaire, nous ne pouvons nous contenter d'attendre ce que nous trouveront utile de faire les ectoplasmes du genre du chrétien-démocrate belge Van Rompuy et de la baronne travailliste anglaise Ashton, ces poules mouillées de l'Union Européenne élevées sous le parapluie américain."

Voilà ite missa est. L'abandon par Mélenchon de toute référence au fédéralisme européen, correspond dans son esprit et dans sa lettre au rêve fou d'une "très grande France" dans une Europe historiquement exsangue et livrée au retour de ses convulsions nationalistes.

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Politique
À La France insoumise, le flou de la réorganisation suscite des inquiétudes
Si des garanties sont données aux militants insoumis en vue d’améliorer l’implantation locale du mouvement, la composition de la nouvelle direction, restée jusque-là à la discrétion d’une poignée de cadres, fait craindre de mauvaises surprises.
par Mathieu Dejean et Pauline Graulle
Journal — Éducation et enseignement supérieur
Une école plus si obligatoire
Pour faire face à la menace de coupures d’électricité cet hiver, le gouvernement a brandi une possible fermeture des écoles le matin, au coup par coup. Cette politique repose, trois ans après l’épidémie de Covid, la question de l’obligation d’instruction des enfants, un principe sans cesse attaqué.
par Mathilde Goanec
Journal — Énergies
EDF face aux coupures d’électricité : la débâcle énergétique
Jamais EDF ne s’était trouvée en situation de ne pas pouvoir fournir de l’électricité sur le territoire. Les « éventuels délestages » confirmés par le gouvernement attestent la casse de ce service public essentiel. Pour répondre à l’urgence, le pouvoir choisit la même méthode qu’au moment du Covid : verticale, autoritaire et bureaucratique.
par Martine Orange
Journal
Les gueules noires du Maroc, oubliées de l’histoire de France
Dans les années 1960 et 1970, la France a recruté 80 000 Marocains pour travailler à bas coût dans les mines du Nord et de la Lorraine. La sociologue Mariame Tighanimine, fille d’un de ces mineurs, et la journaliste Ariane Chemin braquent les projecteurs sur cette histoire absente des manuels scolaires. 
par Rachida El Azzouzi

La sélection du Club

Billet de blog
Mourir en démocratie — La fin de vie, une nouvelle loi ? (le texte)
Les soins palliatifs, et donc la sédation, ont désormais des alliés ne jurant que par eux pour justifier l’inutilité d’une nouvelle loi. Mais les soins palliatifs, nécessaires, ne sont pas une réponse à tous les problèmes. Si c'est l'humanité que l'on a pour principe, alors l'interdit actuel le contredit en s'interdisant de juger relativement à des situations qui sont particulières.
par Simon Perrier
Billet de blog
Récit d'une mort réussie
Elle avait décidé de ne plus souffrir. En 2002, La loi sur l'euthanasie venant d'être votée aux Pays-Bas elle demanda à être délivrée de ses souffrances.
par françois champelovier
Billet de blog
Fin de vie, vite
Le Comité Consultatif National d’Éthique considère « qu’il existe une voie pour une application éthique d’une aide active à mourir, à certaines conditions strictes, avec lesquelles il apparait inacceptable de transiger ». Transigeons un peu quand même ! Question d’éthique.
par Thierry Nutchey
Billet de blog
Fin de vie : faites vivre le débat sur Mediapart
En septembre dernier, le Comité consultatif national d’éthique (CCNE) a rendu un avis qui rebat les cartes en France sur l'aide active à mourir, en ouvrant la voie à une évolution législative. Conscient que le débat autour de la fin de vie divise la société, le président de la République lance un débat national. Nous vous proposons de le faire vivre ici.
par Le Club Mediapart