les lobbies et le Sénat dit "de gauche"

le bisphénol est dangereux, c'est de notoriété publique, il n'y a que la ci-devant ministre Madame Bachelot qui le niait.

n'empêche, les sénateurs sont plus sensibles aux lobbies qu'aux impératifs de santé.

l'argument choc: " Les professionnels de la chimie ont souligné la difficulté de prouver l'innocuité des produits de remplacement au BPA dans des délais qu'ils jugent trop courts."

allons y pour la parésia (le parler vrai), ils se foutent de notre gueule: tant qu'ils n'auront pas prouver l'innocuité, et pourquoi le feraient ils, ils pourront continuer à utiliser le BPA.

quel à été le comportement des sénateurs "Verts", eux qui ne vont probablement pas s'opposer au traité européen: ils ont trop besoin des votes des élus PS.

 

"La commission des Affaires sociales du Sénat a reporté d'un an l'interdiction de cette substance dans l'ensemble des contenants alimentaires.

La commission des Affaires sociales du Sénat a repoussé mercredi de 2014 à 2015 l'interdiction du bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires prévue dans une proposition de loi PS qui sera examinée le 9 octobre au Sénat. Elle a toutefois maintenu au 1er janvier 2013 l'interdiction du BPA pour les conditionnements alimentaires destinés aux enfants de moins de 3 ans.

La proposition de loi a déjà été votée par l'Assemblée nationale, il y a près d'un an, le 12 octobre 2011. Elle avait reçu à l'époque le soutien du gouvernement de François Fillon, mais elle vient seulement d'être inscrite à l'ordre du jour du Sénat.

Le bisphénol A, composant chimique très répandu dans les objets de la vie quotidienne, est présent dans la plupart des bouteilles en plastique rigide, des boîtes de conserve ou des canettes. Des études scientifiques menées sur les animaux ont montré que cette substance perturbait leur fertilité, et favorisait les problèmes cardio-vasculaires et le diabète. De mêmes effets sont suspectés chez l'homme. Pour protéger les nourrissons jugés particulièrement vulnérables, la France a ainsi suspendu en juillet 2010 la commercialisation de biberons au BPA.

La commission sénatoriale a motivé sa décision dans un communiqué. Elle se dit «consciente des difficultés que cette application du principe de précaution peut entraîner pour les industriels». Les professionnels de la chimie ont souligné la difficulté de prouver l'innocuité des produits de remplacement au BPA dans des délais qu'ils jugent trop courts.

Plusieurs membres de la commission dont ceux du CRC (communistes) se sont abstenus sur le vote du projet de loi car ils ne souhaitaient pas ce report d'entrée en vigueur de l'interdiction, a précisé à l'AFP Annie David."

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.