Monsieur Macron, Monsieur Griveaux, ce n'est pas la République qui a été attaqué,

Monsieur Macron, Monsieur Griveaux, ce n'est pas la République qui a été attaqué, c'est la macronie basée sur une démocratie falsifiée qui a permis la privatisation de la République et qui utilse la violence institutionnelle pour imposer les choix des riches et des puissants.

 

 

Monsieur Macron, Monsieur Griveaux, ce n'est pas la République qui a été attaqué, c'est la macronie basée sur une démocratie falsifiée qui a permis la privatisation de la République et qui utilse la violence institutionnelle pour imposer les choix des riches et des puissants.

Tel l'avare vous pleurez sur votre cassette "République" que certains voudraient vous voler. La réalité c'est que nous ne voulons que récupérer notre bien commun.

Un Républicain convaincu ne se serait pas sauver comme un lapin, il aurait défendu cette République qui ne sert que de cache sexe à la volonté de pouvoir.

S'il est certain que certaines actions physiques sont condamnables sans restrictions, il faut dans le même temps condamner avec la même force les violences institutionnelles subies par les plus faibles.

 

Une communauté démocratique suppose des citoyens autonomes non asservis par les institutions et donc capables d'en changer si la situation l'exige. (d'après Costoriadis).

 Qu'entend on de la part des zélateurs de Macron: nous avons été élu pour cinq ans, nous sommes légitimes pour imposer nos solutions, que cela vous plaisent ou non.

 

revenons au départ du mouvement, l'augmentation des taxes sur les carburants. Ces taxes sont les conséquences de l'abandon de l'écotaxe par une ministre irresponsable poussée par des politiciens mus par des intérêts personnels qui pour certains n'ont pas hésité à manipuler des mouvements citoyens. Parmi ces gens se trouvent Le Drian et Ferrand tous deux encore et toujours au pouvoir.

 

Ce qui se qualifie de démocratie représentative, est ce autre chose qu'une caricature destinée à une poignée d'élus de confondre le pouvoir avec l'autorité. La démocratie représentative créé une caricature légaliste du Droit. (d'après Costoriadis).

 

Comme l’a si bien écrit Victor Hugo, le droit se meut dans le juste, la loi dans le possible. De leur accord nait l'ordre, de leur antagonisme naissent les catastrophes.

Si la loi découle du droit, souvent l'effet désobéit à la cause, la pratique contredit la règle.

 

il ne faut pas confondre le droit et sa caricature légaliste

Le droit: la liberté, la paix, rien d'irrévocable, rien d'irréparable, l'instruction

La loi: l'échafaud, la guerre, les techniques irréversibles, l'ignorance.

 

Les mots sont maintenant dévoyés de leur sens et le mensonge est presque devenu une normalité politicienne. Ceci a été expliqué par Hannah Arendt: "Du mensonge à la violence":

"le mensonge est souvent plus plausible, plus tentant pour la raison que la réalité, car le mensonge possède le grand avantage de savoir d'avance ce que le public souhaite entendre ou s'attend à entendre. Sa version a été préparée à l'intention du public, en s'attachant tout particulièrement à la crédibilité, tandis que la réalité a cette habitude déconcertante de nous mettre en présence de l'inattendu, auquel nous n'étions nullement préparés."

 

On peut aussi lire Albert Camus  dans« l’homme révolté «Par un curieux renversement des valeurs propres à notre temps, les crimes se parent des oripeaux de l’innocence et c’est l’innocence qui est sommée de fournir ses justifications. »

 

 

 

transcription d'un entretien entre Cornélius Castoriadis et Daniel Mermet dans le cadre de l'emission radiophonique « là-bas si j'y suis », en novembre 1996. (extraits)

Ce qui caractérise le monde contemporain ce sont, bien sûr, les crises, les contradictions, les oppositions, les fractures, mais ce qui me frappe surtout, c’est l’insignifiance. Les responsables politiques sont impuissants. La seule chose qu’ils peuvent faire, c’est suivre le courant, c’est-à-dire appliquer la politique ultralibérale à la mode. Ce ne sont pas des politiques, mais des politiciens au sens de micropoliticiens. Des gens qui chassent les suffrages par n’importe quel moyen. Ils n’ont aucun programme. Leur but est de rester au pouvoir ou de revenir au pouvoir, et pour cela ils sont capables de tout. Tout conspire à étendre l’insignifiance. La politique est un métier bizarre. Parce qu’elle présuppose deux capacités qui n’ont aucun rapport intrinsèque. La première, c’est d’accéder au pouvoir. Si on n’accède pas au pouvoir, on peut avoir les meilleures idées du monde, cela ne sert à rien ; ce qui implique donc un art de l’accession au pouvoir. La seconde capacité, c’est, une fois qu’on est au pouvoir, de savoir gouverner. 

Rien ne garantit que quelqu’un qui sache gouverner sache pour autant accéder au pouvoir. Dans la monarchie absolue, pour accéder au pouvoir il fallait flatter le roi, être dans les bonnes grâces de Mme de Pompadour. Aujourd’hui dans notre « pseudo-démocratie », accéder au pouvoir signifie être télégénique, flairer l’opinion publique. 

Il y a la merveilleuse phrase d’Aristote : « Qui est citoyen ? Est citoyen quelqu’un qui est capable de gouverner et d’être gouverné. » Il y a des millions de citoyens en France. Pourquoi ne seraient-ils pas capables de gouverner ? Parce que toute la vie politique vise précisément à le leur désapprendre, à les convaincre qu’il y a des experts à qui il faut confier les affaires. Il y a donc une contre-éducation politique. Alors que les gens devraient s’habituer à exercer toutes sortes de responsabilités et à prendre des initiatives, ils s’habituent à suivre ou à voter pour des options que d’autres leur présentent. Et comme les gens sont loin d’être idiots, le résultat, c’est qu’ils y croient de moins en moins et qu’ils deviennent cyniques. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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