Messieurs Macron et Blanquer chasserez vous l'autisme de l'école

Dans la France de Monsieur Macron, dans la France de Monsieur Blanquer on peut du jour au lendemain condamner une mère et son enfant autiste à quitter l’école sans autre forme de procès, sans explication, sans justification et sans solution.

Dans la France de Monsieur Macron, dans la France de Monsieur Blanquer on peut du jour au lendemain condamner une mère et son enfant autiste à quitter l’école sans autre forme de procès, sans explication, sans justification et sans solution.

Ceux qui sans état d’âme apparent permettent un tel scandale, ont ils conscience des conséquences de leurs actes où sont ils des exécutants comme ceux qu’Hannah Arendt a si bien décrit?

Peut être utiliseront ils l’argument du moindre mal, mais le moindre mal est déjà une pensée qui se doit d’être justifiée. Soit on pense et on est responsable de ses choix, soit on refuse de penser ce qui peut conduire à accepter l’inacceptable, la barbarie.

L’école « de la confiance » va t elle instaurer l’exclusion scolaire comme moyen de régler les problèmes engendrés, en particulier, par les autistes.

l’école de la confiance prépare une régression inique et cynique du droit des enfants en difficultés à accéder à l’inclusion scolaire qui est de droit.

Selon un principe bien connu, quand on veut réduire la portée d’un principe, on l’affuble d’une excroissance sémantique.

Ainsi l’école (de la république ce qui va sans dire) est devenue l’école de la confiance.

La liste des régressions qu’elle porte est assez longue, il y en a une particulièrement nauséabonde concernant l’inclusion scolaire pour tous.

Le couple présidentiel s’enorgueillit de placer le traitement de l’autisme comme une priorité, un quatrième plan autisme famélique, une aumône aux autistes qui creuse un peu plus le fossé entre ceux qui ont réussi et ceux qui ont moins que rien.

Les condamnations enchaînent au niveau européen (Action européenne des handicapés (AEH) c. France, Réclamation n° 81/2012

« Considérant la réclamation présentée le 3 avril 2012 par Action européenne des handicapés (AEH) contre la France. Eu égard au rapport contenant la décision sur le bien-fondé de la réclamation qui lui a été transmis par le Comité européen des Droits sociaux, dans laquelle celui‐ci a conclu : 

- à l’unanimité, qu’il y a violation de l’article 15§1 de la Charte en ce qui concerne le droit des enfants et adolescents autistes à la scolarisation en priorité dans les établissements de droit commun

lorsque les sujets de la priorité à accorder à l’école ordinaire, en tant que moyen susceptible d’assurer l’autonomie, l’intégration et la participation sociale des personnes handicapées, sont les enfants et les adolescents autistes, l’article 15§1 implique que les Etats sont tenus de fournir l’aide humaine qui est nécessaire à leur parcours scolaire. 

Une importance particulière est attachée à l’assistance scolaire en tant que moyen permettant le maintien des enfants et adolescents autistes dans le cadre de l’école ordinaire. Cependant les auxiliaires de vie scolaire (AVS) qui ont été régulièrement engagées par le ministère de l’Education nationale, à partir de l’année scolaire 2010-2011, l’ont été par des contrats de travail précaires, notamment le contrat unique d’insertion (CUI). Ceci nuit manifestement à la substance du travail d’aide aux enfants et adolescents handicapés, des autistes dans le cas d’espèce.) 

mais aussi au niveau français où Le conseil d’Etat dans un arrêté du 16 mai 2011 a considéré que l’Etat est tenu à une obligation de résultat. La Cours des Comptes a rendu un verdict sans complaisance sur le traitement de l’autisme en France (rapport de 2017)

Ce que avance ici ne repose pas sur des présupposés mais sur de réalités qui ne sont pas sorties de leur « con-texte »

dans l’académie de Toulouse le choix a été fait récemment par la directrice académique des services de l'éducation nationale (Dasen) Elisabeth Laporte qui lance un « protocole départemental pour la prise en charge de situations complexes ». L'expérimentation a commencé en septembre dernier.

Mon petit fils de 7 ans avec un diagnostic provisoire de TSA sans perte intellectuelle (le diagnostic du CRA est repoussé de mois en mois depuis 18 mois!). Son inclusion scolaire est difficile, il a beaucoup de mal à gérer la frustration. La MDPH lui a attribué 12 heures d’AVS. L’école a réduit son temps à 6 heures, puis 4,5 heures et enfin a prononcé une « exclusion temporaire » sans respect des règles, la maman n’a été prévenue que la veille de l’application de la mesure sans véritable justification et sans suivi.

ce traitement est confirmé par un amendement voté au sénat.

Je joins un courrier envoyé aux 41 sénatrice et sénateurs probablement fiers d’avoir contribué à la décadence de l’éducation nationale

 

lettre aux 41 s……s foulent du pied le droit le plus élémentaire, celui des enfants en difficulté.

Le projet de  loi pour une école de la confiance a été adopté au sénat le 21 mai : désormais, dans le cadre du « renforcement de l’école inclusive », ce projet inclut un critère pour qu’un élève handicapé ait le droit à la scolarisation en milieu ordinaire. 

En effet, suite à un amendement  déposé par 41 sénateurs de droite, il est rajouté à l’article L112-1 du Code de l’éducation ceci : 

« La scolarisation en milieu ordinaire est un droit dans la mesure où elle favorise les apprentissages et permet de conforter l’enfant, l’adolescent ou l’adulte handicapé dans ses acquis pédagogiques. »

Ce rajout permettra à toute équipe de scolarisation souhaitant que tel enfant handicapé soit orienté hors circuit scolaire ordinaire, de le faire sans que le parent puisse légalement s’y opposer.

ce qui devrait être l’honneur de l’éducation nationale, l’égalité de tous les enfants quelque soit leur situation est foulé du pied par quelques politiciennes et politiciens. Qui a pu avoir cette idée inique. Pourquoi rompre l’essence de la république. Au profit de qui?

Ici encore par un principe maléfique on prétend s’attaquer aux conséquences sans se préoccuper des causes. Cela mettrait-il en cause trop d’intérêts « amis » qui financent si bien vos campagnes? Où s’agit il de préparer les futures élections, la soupe est bonne.

Comment une sénatrice en tant que mère peut elle approuver une telle infamie?

Ce n’est pas l’enfant handicapé qui pose un problème à la société.

C’est la société où « l’argent ce polluant ultime qui conchie toute la planète » (Michel Serres) qui pose un problème à ceux qui sont différents. 

Aujourd’hui les handicapés, demain les enfants de ceux qui ne sont rien?

j’espère que ce bubon législatif contraire à la constitution ne survivra pas.

Pour « vous rassurer » cette idée est déjà mise en place en particulier dans l’académie de Toulouse où le choix a été fait récemment par la directrice académique des services de l'éducation nationale (Dasen) Elisabeth Laporte qui lance un « protocole départemental pour la prise en charge de situations complexes ». L'expérimentation a commencé en septembre dernier.

Mon petit fils de 7 ans avec un diagnostic provisoire de TSA sans perte intellectuelle (le diagnostic du CRA est repoussé de mois en mois depuis 18 mois! qu’attendez vous pour réagir et exiger les moyens nécessaires, enfin je pense que si quelqu’un de votre entourage avait besoin d’un tel diagnostic cela irait beaucoup plus vite). Son inclusion scolaire est difficile, il a beaucoup de mal à gérer la frustration. La MDPH lui a attribué 12 heures d’AVS. L’école a réduit son temps à 6 heures, puis 4,5 heures et enfin a prononcé une « exclusion temporaire » sans respect des règles, la maman n’a été prévenue que la veille de l’application de la mesure sans véritable justification et sans suivi.

Le monde bouge, il faut s’adapter au « progrès »

Pas de problème vous êtes de bons petits soldats (des supplétifs?) de la barbarie qui se prépare.

UI êtes vous pour oser, ne serait ce qu’à la marge égratigner notre devise républicaine. 

Votre vision de la fraternité on peut l’oublier.

L’égalité votre vote montre comment vous la conchiez.

donc la Liberté il n’en reste rien.

Comme le dit Cynthia Fleury dans son livre « les irremplaçables »:

Le secret du pouvoir n’est il que l’usurpation? Le pouvoir est il un dogme? Une religion continuée?

sans grand espoir, j’attends avec impatience des commentaires à cette lettre

avec mes salutations

Alfred Leclercq agrégé de l’Université.

0699097044

 

 

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