les EPAV (Elus Politiciens A Vie) à la casse

il y a les « intermittents du spectacle », ces profiteurs qui se gavent avec 1000€/mois et qui osent prétendre à un peu de solidarité et puis il y a les « interminables de la politique » qui bafouent la démocratie, renient leurs promesses, ne pensent qu’à leur gamelle.

les EPAV à la casse

les EPAV ( Elus Politiciens A Vie ) ou les fossoyeurs de la démocratie

 

il y a les « intermittents du spectacle », ces profiteurs qui se gavent avec 1000€/mois et qui osent prétendre à un peu de solidarité et puis il y a les « interminables de la politique » qui bafouent la démocratie, renient leurs promesses, ne pensent qu’à leur gamelle.

Des mauvais esprits pourraient lire interminable en deux mots, peut on les blâmer quand certains politiciens lisent concitoyen en deux mots. 

 

pour paraphraser Théodore Monod: « l’Homme a cherché la Démocratie, pour son malheur il a trouvé les Elus Politiciens A Vie (les EPAV) », les fossoyeurs de la démocratie, les pollueurs de l’espace public. Tel l’Avare: « ma cassette, ma cassette » ils n’ont qu’une idée, qu’un but « mes mandats, mes mandats ».

le cumul dans le temps est bien plus dangereux pour la démocratie que le cumul de plusieurs mandats 

Élus, ils seraient omnipotents, ils auraient reçu l’onction de l’infaillibilité. Qu’ils soient philosophes ou historiens, ils savent séparer le bon grain des scientifiques de la pensée officielle de l’ivraie des scientifiques  qui se permettent de poser des questions dérangeantes.

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Les religieux et les politiciens sont la plaie de l’Humanité, il suffit de relire l’Histoire ancienne ou  récente, des centaines de millions de morts! Directement par les guerres qu’ils ont suscitées, et indirectement par la montée de la criminalité que leurs actions ont entrainée.

 

Que compte l’intérêt des générations futures face à l’appétit d’un EPAV. Là où il faut réfléchir sur des durées longues de 10 à 50 ans, l’ EPAV est myope, son horizon s’arrête à la prochaine élection.

l’ EPAV s’approprie son poste, sa principale occupation est de bloquer toute velléité, dans son propre parti, de candidature concurrente: la démocratie interne ne fonctionne plus, l’électeur est floué, bafoué.

Que peut-il se passer si un EPAV est sous le contrôle d’un lobby? 

Il faut établir un « cordon sanitaire » autour de la démocratie en limitant dans la durée les possibilités de cumul. Même si on peut penser que la majorité des élus restent du côté de l’intérêt général, il vaut mieux se passer d’un élu honnête que de laisser prospérer un élu qui confond la « chose publique: la res publica » et la « chose privée: la res privata ».

Nul n’est à l’abri de la corruption, qui peut affirmer qu’il ne sera pas piégé par les facilités offertes par le pouvoir? Il faut sauver ces citoyens qui entrent en politique avec des idéaux plein la tête et qui se retrouvent 30 ans plus tard embourbés dans les marigaux politiciens, malheureux d’avoir jeter leurs rêves pour assurer leur carrière. Ne vaut il pas mieux que leur carrière soit courte, qu’ils gardent leurs idéaux pour les transmettre à ceux qui les remplaceront?

 

Un EPAV exemplaire: Christian Bataille. Il se vante d’avoir été élu pendant 24 ans au Conseil Régional du Nord, maire de Rieux-en-Cambrésis pendant 24 ans, député depuis 1988. Il se découvre des compétences scientifiques pour défendre les OGM, le nucléaire, les gaz de schistes et de couches, l’enfouissement des déchets, dont le CO2. M. Bataille a ses convictions, rien à dire s’il ne se comportait pas comme Dracula: il reste dans l’ombre, il ne se met pas au grand jour face aux citoyens, a-t-il peur des questions qui mettraient en évidence ses approximations, ses incohérences, ses contre-vérités? Et quand il se présente devant une assemblée, il peut compter sur la complicité d’autres élus pour bloquer toute discussion.

Quand il écrit dans Le Figaro (tout un symbole ): « il faut remettre les écologistes à leur juste place », en tant qu’écologiste citoyen je lui rétorque: « les citoyens vont remettre les politiciens à leur juste place c’est à dire à la défense de l’intérêt public ». Dans cet article il dénonce « le postulat jamais démontré scientifiquement selon lequel les OGM sont nocifs ». M. Bataille feint (?) d’oublier deux choses

 

1°: à partir du moment où on introduit dans la nature des éléments bidouillés hâtivement, il appartient au promoteur de justifier la nécessité de prendre un tel risque de démontrer scientifiquement l’absence de nocivité toutes choses qui n’ont jamais été faites

 

2°: c’est aux citoyens que revient le choix surtout quand on connait les quantités d’argent déversées par les firmes pour nier les dangers de leurs technologies.

 

Qui a oublié le rôle du Comité Pour l’Amiante responsable de milliers de morts.

faut il rappeler ce qu’écrivait le ministère de l’industrie en septembre 1992 à une question d’un député concernant la fermeture potentielle d’usines travaillant l’amiante: «La politique de la France vis-a-vis de l'amiante est celle de l'utilisation contrôlée de cette fibre par la suppression des causes qui ont rendu son emploi dangereux dans le passé....La France estime que cette politique, qui correspond aux orientations communément admises sur le plan international (notamment aux Etats-Unis ou un tribunal a annulé le 18 octobre 1991 une loi visant à interdire progressivement la plupart des produits d'amiante) n'a pas lieu d'être modifiée.»

sans commentaires! Que de morts évités, que de milliards d'euros non gaspillés dans la décontamination si le courage politique avait prévalu sur l'intérêt des capitaux.

 

Et on ose nous resservir le même discours, l'extraction du gaz de couches peut se faire sans danger, simple affirmation ne reposant sur aucune donnée scientifiquement validée, en particulier la non utilisation de la fracturation qui n'est toujours qu'une simple hypothèse d’ailleurs remise en cause par les ingénieurs du corps des Mines qui affirment que sans une fracturation, l’extraction ne sera pas rentable.

 

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