Le démocratisme est à la démocratie ce que l’islamisme est à l’islam

l’Homme a cherché dieu, pour son malheur il a trouvé les religions l’Homme a cherché à organiser la société, pour son malheur il a trouvé la politique Les religieux prônent la paix, le respect de l’autre mais certains tuent au nom de ces principes Les politiciens prônent la démocratie mais certains en dévoient la philosophie pour devenir des autocrates.

Le démocratisme est à la démocratie ce que l’islamisme est à l’islam

 

l’Homme a cherché dieu, pour son malheur il a trouvé les religions instruments de pouvoir avec leur cortèges de crimes.

l’Homme a cherché à organiser la société, pour son malheur il a trouvé la politique et son cortège de politiciens versatiles, sans idée autre que leur propre avenir.

Les religieux prônent la paix, le respect de l’autre mais certains tuent au nom de ces principes

Les politiciens prônent la démocratie mais certains en dévoient la philosophie pour devenir des autocrates.

 

 

Nous serions en démocratie, forme de gouvernement dans laquelle la souveraineté appartient au peuple.

En fait plutôt en démocratie représentative: système politique dans lequel on reconnaît à une assemblée restreinte le droit de représenter un peuple, une nation ou une communauté.

Si la démocratie directe est difficilement applicable dans un grand pays, la démocratie représentative suppose que toutes les sensibilités soient équitablement représentées.

Aujourd’hui un président hors sol, jupétérien et une majorité certes légale, mais illégitime qui  représente moins de 25% des citoyens, dont l’une des préoccupation est d’empêcher les citoyens de s’occuper de ce qui les regarde.

Cette minorité veut imposer ses choix et ses lois ce qui entraine des réactions populaires.

Soit les autorités prennent en compte démocratiquement les oppositions, soit elles se raidissent et n’ont pas d’autre choix que de bafouer la démocratie. On bascule dans le démocratisme c’est à dire la transformation lente mais inexorable vers un autoritarisme qui ouvre la porte au totalitarisme, mais toujours en respectant la forme de la démocratie. Certains pays de l’est de l’UE ont atteint une forme avancée du processus.

Pour évoluer dans cette voie, il faut 

une police forte, sans état d’âme.

un peuple transformé en masse d’individus isolés en état de minorité

et bien sûr, un chef!!!

Dans l’actualité au moins quatre sujets montrent cette volonté

la loi dite « de sécurité globale »

la covid

la réforme de la recherche

la cacophonie de la convention citoyenne climat

Ils veulent faire de nous des citoyens en état de minorité, non responsables de nos actes donc incapables de penser par nous même. Pour ne pas tomber dans ce piège il faut reconnaitre la partie de notre responsabilité dans cet état: par paresse, par peur nous avons abandonné notre courage d’agir et de penser par nous même nous contentant d’assimiler servilement les codes qui nous sont imposés. Nous devons refuser qu’une minorité s’attribue la faculté de penser et d’agir pour tous.

Osons penser, osons agir, utilisons notre esprit critique, toutes choses qui, au moins depuis Claude Allègre jusque Blanquer, sont gommées de l’école où il est proposé un enseignement 0% de matière grise, où l’esprit critique est gommé. Faire de ceux qui ne seront pas aux commandes, une masse ne remettant pas en cause l’état d’esclave du divertissement qui leur est imposé pour en faire de bons sujets pour l’exploitation capitaliste et la consommation. Ils nous volent notre temps et notre langue.

Capter le temps pour que nous ne l’utilisions pas à réfléchir; transformer la langue pour qu’elle ne soit plus comprise que par la minorité au pouvoir.

 

Pour assurer le tout une presse dans sa grande majorité dirigée par quelques grandes fortunes. Notre Président qui aime à commémorer le Général de Gaule ou les résistants oublie que ces résistants ont combattu et parfois donné leur vie pour, entre autre, le maintien d’une presse libre. Notre président a beaucoup oeuvré pour une mise à l’encan de la presse libre née de la libération.

Il est symbolique que l’un des tous derniers compagnon de la libération décède au moment où le démocratisme se répand, s’insinue dans certains esprits. Daniel Cordier traqué par la police allemande supplée par la police française a pu leur échapper, qu’en serait il aujourd’hui. Il devient évident que la possibilité d’action d’une résistance deviendrait presque impossible. Jean Moulin réveille toi, le totalitarisme revient, il sera bientôt très difficile de contester sans être qualifié de terroriste avec toutes les conséquences policières et de justice.

Utilisant des actes inqualifiables, le meurtre de policiers, l'assassinat d'un enseignant, d'autres actes terroristes, le gouvernement surfe sur la vague de la covid qui assomme la population pour restreindre les libertés, essayant d’obtenir une police sans état d’âme, aux ordres, non plus de la République mais du pouvoir en place. Caractéristique des états totalitaires

La loi dite « de sécurité globale » cache une volonté de cadrer la liberté de la presse, on est à une bifurcation de l’état de démocratie. Le démocratisme devient la règle, basculer de la démocratie au démocratisme qui prépare une société où le peuple critique est remplacé par la foule manipulable. Ceux qui fustigent certains pays de l’est de l’UE rêvent peut être d’en faire autant.

Selon cette loi l’article 24 débute par  « sans préjudice du droit d’informer », un aveu selon lequel la liberté de la presse aurait pu être menacée. 

Un dévoiement des principes du droit au service d’une oligarchie qui détricote la démocratie par petites touches  au moyen de lois parfois scélérates votées par une majorité pléthorique constituée de député(e)s aux ordres..

La covid et ses conséquences dramatiquement exacerbées par les choix de dirigeants souvent dépassés (pas seulement en France) étalées à longueur de journée sur les plateaux des chaines BFMisées. Un directeur général de la santé transformé en croque mort avec ses litanies de mauvaises nouvelles. Bien sur 1,4 millions de morts dans le monde, probablement on atteindra 50000 en France. Mais qui parle des 3 millions d’enfants de moins de 5 ans qui meurent de malnutrition chaque année dans le monde. En France qui parle des 420 morts par jour des cancers, depuis des années (400 pour les accidents vasculaires, 110 pour les AVC, 100 pour le diabète). Il faudrait expliquer et mettre en cause les pollueurs de tout poil. Mais chut, silence dans les rangs, les lobbies qui ont parfois leur « entrée au château » veillent.

Le coronavirus tue, pardonnons lui, il ne sait pas ce qu’il fait. Mais ceux qui détruisent l’air, l’eau, les sols, la biodiversité savent bien ce qu’ils font et pourquoi ils le font, pour le fric « ce polluant ultime qui conchie toute la planète » (Michel Serres, le mal propre). Pourquoi se gêneraient ils, a t on vu, en France un pollueur condamné? Concernant l’amiante, en France 35000 décès, 100000 malades et pas un coupable parce qu’ils le sont tous, ils se protègent.

Quelques lignes : dans "Sortie de Secours" de Théodore Monot 1991
 «  Utopie, vont s'écrier les "sages", les réalistes, les partisans de l'ordre établi; Vous êtes des utopistes, des rêveurs, des naïfs, des irresponsables, et de quoi au fond vous mêlez vous? N'ont-ils pas en effet à leur solde une légion de techniciens, d'ingénieurs, de politiciens, de notables de tout poil, prêts à "démontrer" que le pouvoir a raison, a toujours raison, même quand il ose engager l'avenir de l'Homme sans oser consulter les principaux intéressés »

 

Comme toutes les épidémies, celle ci finira un jour. Alors il sera temps de comprendre.

Pas très difficile d’imaginer ce que sera le discours officiel: le « pas de polémiques » pendant la crise deviendra : pleurons nos morts, reconstruisons la France, il n’y a plus la place pour la polémique. Continuons de ne traiter que les conséquences et non les causes qui pourraient faire apparaitre une mauvaise analyse de la situation.

Ce coronavirus apparemment d’origine chinoise s’est répandu très rapidement sur la planète.

Qui a donné à la Chine sa puissance en la transformant en usine du monde. Quelques financiers, industriels sans réflexion obnubilés par des profits à court terme. La covid en a montré les conséquences désastreuses pour la population. La Chine est devenue trop puissante, son dictateur à vie veut en faire la maîtresse du monde, pour y parvenir le projet de « la route de la soie » un joli nom pour une catastrophe environnementale à venir, le coronavirus actuel en est peut être une conséquence. Déjà en 2002-2003 le SRAS dû à un autre coronavirus venu aussi de Chine, a tué 800 personnes. Étant donné le nombre restreint de victimes on peut y voir un signal faible. Certains ont bien compris, ont proposé des recherches. Les autorités n’y ont vu aucun intérêt ni en France, ni ailleurs. Rétrospectivement, combien quelques millions dépensées entre 2003 et 2019  auraient permis de limiter la gravité de la pandémie? Bien sur la recherche aurait  pu ne pas aboutir, mais si on ne cherche pas on est certain de ne rien trouver. Pourquoi les crédits ont ils été coupés? En démocratie il serait simple d’obtenir une réponse, mais pas ici et maintenant, la démocratie se meurt. La non réponse devient une norme, un ministre (de l’éducation) questionné par des journalistes sur un scandale décide sans vergogne de ne pas répondre, un bel exemple de démocratisme. (Actuellement une publicité d'un aliment pour chat qui a bénéficié de 10 ans de recherche! cherchez l’erreur).

Ce problème de recherche est lié à la privatisation de la santé et du soin. Pourquoi une entreprise qui a le nez collé sur la valeur boursière entreprendrait des recherches sans une rentabilité immédiate?

La santé et le soin devrait faire partie du bien commun, comme l’eau, l’air, les sols, la biodiversité. Tout nous a été subtilisé sans que la démocratie ne s’exerce. Certains expliquent que la recherche médicale nécessite de gros moyens financiers et que l’état ne peut pas financer. De où provient l’argent des groupes industriels: de la vente de leurs produits; qui payent ces produits, la collectivité. Leur argent est le notre et ils en ont détourné une partie, de plus en plus importante, sous forme de dividendes. Ceux qui ont laissé, qui ont favorisé ces opérations de privatisation devraient en démocratie rendre des comptes..

Ne soyons pas naïfs, la démocratie n’est plus, sinon comment expliquer que, en opposition avec l’intérêt général, soutenu par une majorité de citoyens, des pesticides tueurs soient confortés au mépris de la loi. Que des députées puissent valider ces produits polluant les foetus, pouvant tuer des enfants, montre le délabrement de notre démocratie.

Pour assouvir l’appétit féroce des investisseurs il se prépare une entreprise de démolition des certaines règles de sécurité sanitaire, dans la plus grande opacité, destructrice de la démocratie.

Jean-Jacques Rousseau

"Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile."

Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la Terre n'est à personne.

Il y a un lien évident entre la privatisation de la santé et du soin et la réforme de la recherche. Certaines des avancées pour le vaccin anti coronavirus sont le fruit du travail de chercheurs français, il y a aussi le dernier prix Nobel de chimie. Des chercheurs formés en France qui doivent s’expatrier pour échapper à un système foireux qui traite la recherche publique à l’aulne de la recherche privée, un résultat rapide pour des bénéfices rapides. Un fiasco institutionnel.

On allait voir ce que l’on allait voir. 150 citoyens tirés au sort et leurs 150 propositions. Notre président s’était engagé au nom de la démocratie, ensuite les renoncements, les reniements. Parait il, à la place d’un crime écocide, un délit écocide. On peut compter sur les lobbies de toute obédience assistés par les députés  pour le rendre insipide. 

 

les notions de Loi et de Droit sont savamment confondues, pourtant elles sont très différentes comme Victor Hugo l’a expliqué:

"Le droit se meut dans le juste, la loi dans le possible. De leur accord nait l'ordre, de leur antagonisme naissent les catastrophes.

Si la loi découle du droit, souvent l'effet désobéit à la cause, la pratique contredit la règle.

"Le droit: la liberté, la paix, rien d'irrévocable, rien d'irréparable, l'instruction

La loi: l'échafaud, la guerre, les techniques irréversibles, l'ignorance"

il ne faut pas confondre le droit et sa caricature légaliste »

selon Stéphane Hessel:

« Je souligne toujours l’écart entre légalité et légitimité. Je considère la légitimité des valeurs plus importante que la légalité d’un État. Nous avons le devoir de mettre en cause, en tant que citoyens, la légalité d’un gouvernement. Nous devons être respectueux de la démocratie, mais quand quelque chose nous apparaît non légitime, même si c’est légal, il nous appartient de protester, de nous indigner et de désobéir. La notion de désobéissance est donc intimement liée à la notion de légitimité. »

 Cynthia Fleury: « la perte du courage »

"Peut on perdre le courage comme on perd ses clés?

Si on n'y prend garde c'est ce qui nous guette

On essaie de se battre et puis face à une société minée par le consumérisme, où le mensonge institutionnel entraine la violence et la barbarie, sournoisement, sans qu'on y prenne garde on perd la volonté de s'indigner, on finit par trouver normal de négocier avec l'inacceptable, que le pouvoir du peuple soit confisqué par ceux qui se prétendent agir pour l'intérêt général alors qu'ils sont  uniquement obnubilés par leur avenir d'élus.

Une chose est inéluctable, la disparition du courage ou pire encore son instrumentalisation 

signeront la fin de la démocratie, il faut apprendre le prix du manque de courage.

On peut se dire que l'on plie devant un abus pour mieux le contrer plus tard, si ce peut être une marque de clairvoyance, mais c'est aussi, hélas, le plus sur chemin vers la légitimation  de l'inacceptable. L'acceptation des uns fait le lit de l'abus des autres.

Le courage commence par le vouloir, il faut d'abord décider de vouloir pour pouvoir

 

Jean-Jacques Rousseau

"Le premier qui, ayant enclos un terrain, s'avisa de dire : ceci est à moi, et trouva des gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile."

Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères et d'horreurs n'eût point épargnés au genre humain celui qui, arrachant les pieux ou comblant le fossé, eût crié à ses semblables : gardez-vous d'écouter cet imposteur ; vous êtes perdus, si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la Terre n'est à personne.

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