Lettre aux 27 députés qui veulent tuer le vivant

27 députées, députés ont d'un vote banal, obéissant, décidé de permettre aux pollueurs qui les abreuvent de continuer à pourrir la planète et à mettre en danger la santé de leurs propres enfants. Dire qu'il y a des femmes récidivistes parmi eux. Comment une femme dont le rôle est de donner la vie peut elle voter pour la mort

Lettre aux 27 députés qui veulent tuer le vivant

 

Des produits assassins interdits chez nous mais assez bons pour les « ploucs » mais qu’on retrouvera fatalement dans nos assiettes.

Qui peut avoir une telle idée?

Des députés français obéissant plus aux intérêts des lobbyistes qu’à la santé de leurs citoyens.

Parmi eux quelques uns s’étaient déjà signalés en refusant de mettre dans la loi l’interdiction du glyphosate, en affirmant que l’interdiction serait respectée.

Comme prévu ils ont été cocufiés en toute complicité.

Votre choix enfin celui qui vous a été imposé, sera considéré comme un crime contre l’humanité par tous ces jeunes qui se mettent en mouvement, vos noms ne seront pas oubliés, ils sont marqués du signe de l’infamie, même s’il est certain que vous avez eu la malchance de vous trouver au mauvais endroit au mauvais moment pour obéir, mais vous pouviez vous rebeller. 

Cynthia Fleury a bien étudié ce qui vous arrive : la perte du courage. Peut on le perdre comme on perd ses clés? Si on n'y prend garde c'est ce qui nous guette. On essaie de se battre et puis face à une société minée par le consumérisme, où le mensonge institutionnel entraine la violence et la barbarie, sournoisement, sans qu'on y prenne garde on perd la volonté de s'indigner, on finit par trouver normal de négocier avec l'inacceptable, que le pouvoir du peuple soit confisqué par ceux qui se prétendent agir pour l'intérêt général alors qu'ils sont uniquement obnubilés par leur avenir d'élus. Une chose est inéluctable, la disparition du courage ou pire encore son instrumentalisation signeront la fin de la démocratie, il faut apprendre le prix du manque de courage. On peut se dire que l'on plie devant un abus pour mieux le contrer plus tard, si ce peut être une marque de clairvoyance, mais c'est aussi, hélas, le plus sûr chemin vers la légitimation  de l'inacceptable. L'acceptation des uns fait le lit de l'abus des autres. Le courage commence par le vouloir, il faut d'abord décider de vouloir pour pouvoir.

Une mention spéciale pour Madame Pompili qui n'a pas eu la sagesse, le courage de voter contre cette mesure. et qui s'est réfugiée dans l'abstention.

 

Ce choix éclaire sur la réalité de ce que vous appelez encore la démocratie: se faire élire puis faire fi des choix des citoyens. Car pour les pesticides le choix citoyen est sans ambiguïté, ils ne veulent plus ce qui menace la santé des enfants. Mais pour vous, ou plutôt pour ceux qui vous commandent, ce qui compte ce sont les intérêts des industriels.

Dans la droite ligne de votre choix quelques idées pour marcher vers le mur

repousser l’aide à la conversion écologique de l’agriculture 

repousser la fermeture des centrales nucléaires 

admettre une hausse de la température de 5°C

augmenter les normes (ces permis de polluer) des polluants dans l'air, l'eau, les sols

 

La sagacité du député trop intelligent trouvera sûrement d’autres idées.

 

Il faut reconnaître que « notre » président donne bien l’exemple pour les pesticides, glyphosate, chlordécone, néonicotinoides , même pas mal, des bons produits fabriqués par de bons industriels soucieux du bien public.

il est faux de croire que les abeilles portent un gilet jaune! Vos décisions vont accélérer la disparition catastrophique des insectes sans lesquels Homo Sapiens disparaitra. Le problème est que ces insectes, dont certains sont peu sympathiques mais utiles, travaillent gratuitement. La gratuité, ce mot honnis des financiers.

 

Ce qui me surprend toujours est de voir qu'une femme qui donne le vie puisse voter pour des produits qui donnent la mort. Je pense en particulier à Madame Marie-Christine Verdier-Jouclas députée du Tarn qui par trois fois a voté pour favoriser l'emploi les pesticides.

 

À tous il vous manque la sagesse de celles et ceux qui ne se laissent pas intimider et laissent parler leurs idéaux quelque soit leur âge.

 

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