e lobby du glyphosate: un copié collé du lobby de l’amiante

la longue expérience des scandales sanitaires passés ou présents montre une lutte entre la vie brisée de citoyens et les bénéfices des actionnaires dont les plus gros font partie du 1% de la population mondiale qui pillent les 99% qui subissent. pour qu’un tel scandale soit possible il leur faut des supplétifs objectivement complices. un nouveau concept: la pollution écologique.

le lobby du glyphosate: un copié collé du lobby de l’amiante

 

la longue expérience des scandales sanitaires passés ou présents montre une lutte entre la vie brisée de citoyens et les bénéfices des actionnaires dont les plus gros font partie du 1% de la population mondiale qui pillent les 99% qui subissent.

pour qu’un tel scandale soit possible il leur faut des supplétifs objectivement complices.

Parmi ceux ci on trouve des académiciens qui du haut de leur piédestal offrent aux politicien(ne)s des arguments pour fouler le Droit inscrit dans la Charte de l’Environnement qui a valeur constitutionnelle:

Art. 1er. - Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Il ne faut pas oublier de rôle d’une certaine justice pour qui il est beaucoup plus grave de « voler l’orange du marchand » que d’empoisonner des milliers de personnes. Une certaine justice malsaine qui ne peut pas s’honorer de juger « au nom du peuple français ».

L’amiante

en 1997 l’amiante est interdite en France 91 ans après le rapport de Denis Auribeault inspecteur du travail affirmant les dangers de l’amiante.

91 ans pendant les quelles des générations de scientifiques dont certains académiciens, d’industriels et de politicien(ne)s vont condamner à une mort atroce des milliers de travailleurs dont certains ont aussi contaminé leur famille, sans oublié ceux qui sont morts pour avoir utilisé des bâtiments ou des matériaux contenant ce poison.

S’il y a eu quelques médecins, quelques scientifiques pour tenter de dénoncer ce scandale, d’autres se sont fait une spécialité de nier ou de relativiser tout problème.

En autre

• le Pr Étienne Fournier, toxicologue, membre de l'Académie de médecine

• le Pr Jean Bignon et son successeur le Pr Patrick Brochard

qui sont à la fois membres du Comité Pour l’Amiante et de l’Académie de Médecine. Ce qui explique pourquoi ces deux institutions ont eu des avis très proches.

De nombreux documents relatent ce scandale, « un crime social parfait » (Patrick Herman Le Monde Diplomatique avril 2002).

Quelques extraits édifiants

Quand, en 1986, les États-Unis envisagent (par le biais du BIT et de l'EPA) d'interdire l'usage de l'amiante, le représentant français, intervient pour émettre un avis négatif, fondé sur un rapport du Comité permanent amiante. Ci-après, compte rendu à ce sujet de la Réunion du CPA du mercredi 26 mars 1986 :

« 2. Proposition de bannissement de l'amiante par l'Environmental Protection Agency, EPA. 2. 1. Conclusions du Groupe de Travail scientifique (composé du PrVALLERON et de M. le Dr THOMAS): après avoir étudié le document publié par l'E. P. A., le G. T. scientifique a émis les conclusions suivantes : - Les auteurs de ce rapport n'ont pas de notoriété et ne semblent pas disposer de compétences spécifiques dans le domaine de l'amiante. - La bibliographie n'est pas exhaustive. - Cette étude ne fournit aucune donnée nouvelle. Les données utilisées dans le programme n'ont pas été discutées. La corrélation entre des mesures issues de modèles très différents ne peut mener qu'à des incertitudes.

De l'avis des scientifiques, ce document ne peut être considéré comme une étude reposant sur des données scientifiques indiscutables… C'est un rapport incomplet sur les connaissances actuelles des pathologies liées à l'amiante qui tire essentiellement sa valeur de son label « E.P.A. ».

Compte tenu de la difficulté d'entreprendre une analyse approfondie de ce texte, le G.T.S. préconise de fonder l'analyse critique sur le caractère pseudo-scientifique d'un document utilisé à des fins politiques. »

 

on y retrouve toute la logorrhée des « semeurs de doute » qui tels des croyants affirment, sans jamais rien prouver que

« ce document ne peut être considéré comme une étude reposant sur des données scientifiques indiscutables » 

« le caractère pseudo-scientifique d'un document utilisé à des fins politiques. »

 

en  parallèle dans le rapport de l’académie de médecine de avril 1996 on trouve:(restons limité à des affirmations les plus incompréhensibles voire scandaleuses)

 

Maladies professionnelles dues à l'amiante. Taux jugés tolérables au cours des années 1970-1990 vous avez bien lu: taux tolérable, les malades condamnés apprécirons

En raison des imperfections flagrantes des premières études soutenues par une forte poussée médiatique, des études françaises ont été systématiquement poursuivies et se sont révélées moins alarmantes que certaines études étrangères. grand classique déjà relevé pour le CPA, normal ce sont les mêmes « scientifiques »

Les données validées ont permis d'affiner les connaissances, de proposer des garanties de sécurité croissantes et de corriger des affirmations parfois excessives. vous avez dit excessif?

Nous avons indiqué qu'il s'agissait d'un cancer survenant rarement, même chez les ouvriers exposés à des doses massives, ce qui correspond bien à l'affirmation maintenant admise que 25 à 30 % des mésothéliomes actuels ne se rattachent à aucune cause identifiable et sont sans rapport scientifiquement démontré avec l’amiante.

Après le mensonge, la réalité (Fondation contre le cancer): Le cancer de la plèvre, appelé mésothéliome pleural malin (MPM), représente à lui seul plus de 80 % des mésothéliomes. Dans la suite de cette page, nous exposerons donc les informations liées à ce type particulier de mésothéliome.

• Plus de 85 % des cas de MPM sont dus à une exposition à l’amiante

parler ou écrire sur l'amiante d'une manière générale sans tenir compte des doses ou quantités réellement présentes dans l'air respiré relève au mieux d'une marque d'ignorance, au pire d'une volonté de chantage : qui fait ici du chantage?

le glyphosate

ici aussi on retrouve l’action 

de l’académie de médecine qui en 2007 avait écrit dans un rapport sur les cancers:

« En conclusion, le lien putatif entre pesticides et cancer ne repose sur aucune donnée solide. »

« …..quand les agents polluants n’ont pas d’effet cancérogène établi (par exemple, nitrates, pesticides, etc.), cette hypothèse apparaît très peu vraisemblable. 

 

Ces académiciens sont ils des incompétents putatifs?

Cette affirmation donne le frisson mais ces messieurs probablement avec la légion d’honneur et le mérite agricole vont se sentir offusqués, diffamés. Leur honnêteté intellectuelle repose t elle sur des données solides?

10 ans après leur complicité dans le scandale de l’amiante, les académiciens « remettent le couvert « et innocentent une fois de plus des poisons, pratiquement en toute connaissance de cause.

 

Ce qui permet aux lobbies des fabricants de fonctionner comme dans le cas de l’amiante: toute recherche aboutissant à une mise en cause du glyphosate est systématiquement réputée non représentative, non conforme aux standards d’étude….

comme dans le cas du CPA, ces lobbies imposent leur point de vue et leurs données à des autorités peu regardantes comme l’EFSA qui se contente de recopier les données du fabricant alors qu’elle a un rôle d’alerte portant sur les risques potentiels liés aux nouvelles technologie.

On trouve aussi le lobby des utilisateurs, essentiellement la FNSEA qui cherche à inventer le concept de « pollution écologique »

200 agriculteurs envahissent la rue, déplacent un ministre et obtiennent du gouvernement qu’un poison puisse continuer à « abreuver nos sillons »

il parait que la démocratie ce n’est pas la rue, mais visiblement cela ne s’applique pas à la FNSEA. Des milliers de travailleurs dans les rues sont méprisés par Monsieur Le Président de la République qui a fait de notre démocratie une démocrature.

Monsieur le Ministre de l’Agriculture arrêtez de raisonner de « travers »

En laissant Monsanto imposer par le mensonge et avec la complicité active de certaines organisations, ses poisons dignes descendants de l’agent orange, vous devenez complice de l’empoisonnement de la biodiversité en général et de l’humain en particulier dont les plus fragiles: foetus, jeunes enfants.

Le 25 septembre 2017, le gouvernement s’est définitivement couché devant la FNSEA et Monsanto au cours d’une farce qui pourrait prêter à rire si ce n’était la santé des générations futures qui est mise à l’encan.

Les intérêts de drogués aux pesticides et de leurs dealer importe plus pour ceux qui prétendent nous diriger que l’intérêt de leur propres enfants. Le gouvernement leur sert de « chouffeur »

Le récit de cette journée. Le matin Monsieur Castaner porte parole « putatif » du gouvernement, maitre es rétro-pédalage affirme sans aucune ambiguïté que le glyphosate sera interdit de toute utilisation en 2020. Demi mesure mais au moins un point de départ. Il y a dû y avoir des tractations, des interventions de la FNSEA ou (et) des producteurs. Conclusion un communiqué du premier ministre, une caricature hypocrite:

Le Gouvernement réaffirme son engagement d’obtenir avant la fin du quinquennat des progrès significatifs vers l’interdiction de l’usage des substances dangereuses et vers une agriculture moins dépendante aux pesticides. 

plus question d’arrêter d’empoisonner la biodiversité et les enfants, on va chercher à remplacer un poison par un autre poison. Où sont les objectifs de plan ECOPHYTO, un fiasco: l’utilisation des pesticides est toujours en augmentation, mais les crédits ont bien été dépensés en majorité par les chambres d’agriculture pour des formations « bidons » (de roundup!): on a appris aux agriculteurs à lire les étiquettes et ils ont obtenu un beau diplôme.

Pas question de reconnaitre qu’une agriculture de qualité couvrant les besoins de l’humanité n’a pas besoin de pesticides de synthèse, que le problème n’est pas les « pestes » mais les méthodes de culture inadaptées.

Rappelons que Monsanto après avoir aspergé une partie de Vietnam avec « l’agent orange » et condamné à une vie misérable des milliers d’enfants sur plusieurs générations, après avoir affirmé l’innocuité des PCB, a vendu du Roundup « biodégradable ». Beau palmarès (très incomplet) qui semble t il attire les bonnes grâces des politiques.

Les zélateurs des pesticides se sentent tellement intouchables qu’ils « balancent » dans la presse des énormités sans que les « chiens de garde » n’y voient matière à discuter. Le 24/9/2017 on a pu lire dans la Voix du Nord:

« La volonté de Nicolas Hulot de s'opposer au renouvellement de la licence du glyphosate dans l'UE suscite une levée de boucliers chez les agriculteurs, qui jugent ce produit essentiel pour les cultures, mais aussi pour l'agroécologie, l'environnement et le climat. »

le glyphosate sauveur de l’environnement et du climat: ils osent tout…..

un nouveau concept: la pollution écologique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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