stopper les brutes qui n'écoutent que leur soif de chaos dixit Castan

quand M. Castaner s'en prendra t il aux brutes qui n'écoutent que leur soif de fric quand M. Castaner s'en prendra t il aux brutes qui conchient l'air, l'eau, les sols qui assassinent les populations quand M. Castaner s'en prendra t il aux brutes qui renient leur parole sur le glyphosate, les pesticides...(peut être faudrait il dire à la brute)

stopper les brutes qui n'écoutent que leur soif de chaos dixit Castan

S'il n'est absolument pas question de justifier les blessures de quelque coté qu'elles viennent

 quand M. Castaner s'en prendra t il aux brutes qui n'écoutent que leur soif de fric

quand M. Castaner s'en prendra t il aux brutes qui conchient l'air, l'eau, les sols qui assassinent les populations

quand M. Castaner s'en prendra t il aux brutes qui renient leur parole sur le glyphosate, les pesticides...(peut être faudrait il dire à la brute)

M. Castaner est membre d'un gouvernement où on trouve M. Le Drian qui a donné raison (avec M. Ferrand) aux "bonnets rouges" ces brutes qui n'écoutaient que leur soif de chaos.

un gouvernement où on trouve M. Le Maire qui le 16 juin 2014 à signer une demande de suppression du Principe de Précaution

un gouvernement où on trouve M. De Rugy ministre de lui même traitre à sa parole et à ses idéaux

un gouvernement où on trouve des ministres qui tels des cabris sautent en criant la République, la République mais qui en ont oublié le sens: la "res publica", la chose publique et non la chose privée des 1% les plus riches, la chose privée des compagnies d'autoroute...

 

un gouvernement où on trouve des ministres qui tels des cabris sautent en criant la démocratie la démocratie mais qui oublient qu'ils ne sont qu'un ersatz de démocratie.

 

La démocratie (d'après Cornelius Castoriadis)

 

On ne peut pas rester «mou» si on juge la situation catastrophique. La parésia, «les coups de gueule», mettre ceux qui se prennent pour des dirigeants éclairés devant leurs responsabilités, qu’ils sachent que si ils laissent les situations se dégrader jusqu’au point de non retour ils deviendront aux yeux des citoyens des criminels. Il n’est pas démocratique d’avoir l’horizon limité à la prochaine élection, de jeter ses idéaux aux orties pour quelques prébendes, quelques minables postes, sans autre pouvoir que d’appliquer les volontés de la finance.

 

 

 

L'essence de la démocratie est dans la liberté de chacun de s'interroger sur les valeurs qui régissent notre société. Les valeurs transcendantales sont donc hors du champ de la démocratie, non pas qu'elles n'auraient pas de légitimité, mais elles ne doivent pas entrer dans le champ politique démocratique. Ces valeurs peuvent être dans le champ religieux, philosophique ou idéologique. Historiquement, les seuls principes politiques concevables relevaient de textes religieux.

Une communauté démocratique suppose des citoyens autonomes non asservis par les institutions et donc capables d'en changer si la situation l'exige.

Le pouvoir est le résultat de la participation de la collectivité. Ne peut se réclamer du titre de citoyen que celui qui participe au pouvoir à la mesure de ses possibilités. En particulier celui qui en a les moyens considère comme un honneur de participer plus que les autres à la vie de la société.

Cette participation se fait dans le cadre du choix d'Hector: refuser l'affrontement des idées et limiter sa liberté, accepter une sorte de servitude volontaire ou défendre ses idées en prenant le risque de l'échec, sachant que personne ne peut prétendre détenir la vérité.

Ce qui se qualifie de démocratie représentative, est ce autre chose qu'une caricature destinée à une poignée d'élus de confondre le pouvoir avec l'autorité. La démocratie représentative créé une caricature légaliste du Droit.

Si la seule démocratie ne peut être que directe, elle n'est plus possible dans notre société, non seulement à cause du nombre, mais aussi parce qu'elle a été façonnée pour que cela soit impossible. La démocratie est le système politique qui exige le plus de vigilance, d'où la volonté de distraire les citoyens pour qu'ils considèrent que la délégation de pouvoir est une liberté, mais l'espace public devient formel, se vide de sa substance et s'adonne à la publicité , la communication, l'illusion de la culture sous forme de l'amusement, des loisirs manipulés . Retrouve t on l'état de la décadence romaine "Panem et circences " : voilà tout ce que nos dirigeants nous offrent: casinos, jeux en ligne, lotos...divertissez vous, braves gens, laissez nous le pouvoir qui vous appartient et ne vous posez pas de questions. À la lecture des satires de Juvénal on pourrait croire que nous sommes effectivement dans l'état de la Rome impériale remplie de bouffons, d'aigrefins, où pour réussir il faut faire la cour à l'empereur et aux parvenus de tout poil.

Peut être la situation présente est pire: beaucoup n'ont même plus accès au pain.

Le pouvoir de décider est concédé à un petit groupe, la collectivité ne décide plus, elle choisit , ou croit choisir, ceux qui vont décider sans savoir ce qui sera décidé, sans savoir si ce qui a été promis sera respecté. Et même le choix de ceux qui seront choisis est biaisé, ce sont ceux qui ont le pouvoir ou qui veulent le prendre qui choisissent ceux qui seront éligibles. Les élections sont biaisées, ceux qui sont au pouvoir choisissent les questions qui seront posées, en des termes qui leur conviennent.

Trop souvent les élus se retranchent derrière des experts, qui n'ont aucune légitimité démocratique quand ils ne sont pas liés à certains intérêts. Un expert ne doit pas être jugé par un autre expert.

La dégénérescence de la démocratie peut mener l'Humanité au suicide. Le politique nous parle de la France où il faudrait parler des Français, la politique c'est avant tout les Hommes, pas un territoire. Céder à la facilité de la démocratie représentative c'est en finir avec la participation du peuple aux choix de son futur.

L'élection devient le défaut de la démocratie moderne: comment s'opposer à ce qu'un mouvement ostensiblement antidémocratique ne s'inscrive dans le processus électif "démocratique" alors même que ses objectifs seront de détruire la démocratie. La méthode des signatures d'élus ne peut être une réponse: ce n'est pas aux élus d'autoriser la participation à une élection.

L'économie, la gestion de la " maison" n'est pas un champ politique, la démocratie devrait se limiter au législatif et au gouvernement. L'économie n'étant là que pour assurer l'exécution des choix citoyens. Tout choix économique respectant la démocratie ne peut qu'être conforme aux aspirations des citoyens. L'important n'est pas dans la description de mesures économiques: un peu plus de TVA, un peu moins de taxes, une réforme fiscale...., l'important est de choisir entre la démocratie, l'Homme, le vivant d'abord ou la non démocratie actant la finance comme la valeur suprême, au mépris du vivant.

Si la démocratie est réelle, les choix économiques respecterons ses valeurs. Si des efforts, pour corriger les choix aberrants sont impératifs, leur répartition respectera les possibilités de chacun.

Les choix économiques sont soumis aux aléas, les solutions peuvent ne pas être satisfaisants, les principes démocratiques sont intangibles.

Les choix économiques permettent de vérifier la caractère démocratique de la société.

Sinon, alors qu'il est évident que l'organisation du travail est délétère et nous coûte, en soins de santé, prêt de 60 milliards € (auquel on peut ajouter les 45 milliards de la corruption), un système démocratique mettrait en cause l'organisation du travail. Au lieu de cela le système actuel tend à le durcir encore plus.

Dans une démocratie, le citoyen peut tout faire mais il ne doit pas tout faire. La démocratie ne peut se faire sans une certaine auto limitation sinon la démesure, l'orgueil peuvent être la cause de la destruction de la démocratie. Reste à savoir où se situe la limite et comment faire pour que ce ne soit pas la catastrophe qui indique le franchissement de la limite.

Ne sera libre que celui qui le voudra, celui qui mettra en œuvre une action libératrice vis à vis du carcan idéologique dominant.

 

 

 

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