Mines Salau: une société australienne veut ouvrir une mines dans nos jardins

Montebourg en rêvait, Cazeneuve l’a fait ! En février, le 1er ministre a validé le permis de recherche sur le site de Salau (Ariège) déposé par Variscan, société minière flirtant avec les paradis fiscaux. Son ambition : démontrer que sous cette montagne de la commune de Couflens (Ariège) dorment des trésors. Principalement du tungstène, un minerai utilisé dans l’armement. «Pourquoi s’en priver?»

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Montebourg en rêvait, Cazeneuve l’a fait ! En février, le 1er ministre a validé le permis de recherche sur le site de Salau (Ariège) déposé par Variscan, société minière flirtant avec les paradis fiscaux. Son ambition : démontrer que sous cette montagne de la commune de Couflens (Ariège) dorment des trésors. Principalement du tungstène, un minerai utilisé dans l’armement. “Pourquoi s’en priver ?” doit-on se dire au sommet de l’État. Mais à Couflens, on n’a pas oublié l’héritage de l’ancienne mine de Salau, fermée il y a 30 ans. Arsenic, amiante, cuivre, cadmium : des monceaux de déchets toxiques et des mineurs atteints d’asbestose et de cancer. Les membres de STOP Mine Salau, créée en décembre 2016, veulent à tout prix éviter une nouvelle catastrophe sur ce site classé Natura 2000 et Zone Naturelle d’Intérêt Écologique Faunistique et Floristique. L’espoir est permis : si l’expertise demandée par la préfète confirme la présence d’amiante déjà présente il y a 30 ans !, la montagne Variscan accouchera d’une souris.

On défend un mode de vie choisi

“Ici, la transition s’est faite il y a longtemps. Quand l’ancienne mine a fermé il y a 30 ans, les habitants sont partis du jour au lendemain. Il ne restait plus qu’une quinzaine de personnes. Aujourd’hui, on est 80 à Couflens. Pendant dix ans, plusieurs familles se sont réinstallées. Moi, je suis arrivé en 1995. Je fuyais la société artificielle où je vivais, en Provence. Je tenais une librairie à L’Isle-Sur-La-Sorgue, une ville devenue très touristique. J’ai choisi Couflens pour la nature, ses paysages, ses montagnes sauvages et sa douceur de vivre. Je suis devenu apiculteur. Ici il y a des artisans, des éleveurs, des aubergistes, des fonctionnaires… On est tous un peu sauvages, mais il y a une vraie vie sociale, on se connaît, on s’entraide. Et voilà qu’une société australienne arrive et veut ouvrir une mines dans nos jardins ! On défend notre mode de vie, celui qu’on a choisi.”

Jacques, président de STOP Mines Salau

Extrait du Recueil des Alternatives de l’AlterTour 2017, disponible dans le numéro de juin de la Revue Silence.

Le Collectif Stop Mine Salau interviendra sur l'AlterTour le 12 juillet 2017 à Cazères (31). Pour plus d'infos consultez le programme

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