L'An 01, la coopérative d'habitat de Cazères (Haute-Garonne)

Une grande bâtisse en pierre de Haute-Garonne. Sur son fronton, une porte gravée d’un “1901”. Un nom tout trouvé pour les habitants du collectif L’An 01, en écho au film éponyme ! Ce groupe de jeunes, dont la composition a beaucoup évolué au fil des ans, avait d’abord tâté le terrain du faire-ensemble, en créant l’association toulousaine Utopons

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Une grande bâtisse en pierre de Haute-Garonne. Sur son fronton, une porte gravée d’un “1901”. Un nom tout trouvé pour les habitants du collectif L’An 01, en écho au film éponyme ! Ce groupe de jeunes, dont la composition a beaucoup évolué au fil des ans, avait d’abord tâté le terrain du faire-ensemble, en créant l’association toulousaine Utopons : jardins partagés, location de toilettes sèches, repas festifs, fresques. Progressivement, et après de nombreux rebondissements, ce groupe crée finalement L’An 01. Constituée en 2014, la coopérative d’habitants repose sur un socle de valeurs partagées. Les décisions sont prises au consensus grâce à des assemblées hebdomadaires. Avec 6 foyers de 9 adultes et 3 enfants, la plupart des membres travaillent à l’extérieur, mais chacun doit participer aux travaux de rénovation. Deux des habitants sont paysans, à côté du site. Le bon lieu, au bon moment, avec les bonnes personnes : c’est ça qui a fait et continue de faire L’An 01 !

Un métier simple, quelque chose d’universel

 

“D’abord cynique, puis la révolte. J’ai fini par me retrousser les manches pour faire bouger les choses moi-même. Le déclic vient de ma prise de conscience écologique. De plus en plus scandalisé par ce que je découvrais, j’ai décidé d’agir à mon échelle. Ayant été à bonne école, aux Éclaireures.ses, j’ai fait vivre avec d’autres l’association Utopons sur Toulouse, à travers de nombreuses actions. En parallèle, j’ai progressivement senti que je souhaitais exercer un métier qui faisait sens. Quelque chose de simple et universel qui ne me spécialise pas au point de ne plus comprendre mon utilité. C’est donc tout naturellement que je me suis orienté vers celui de paysan‑boulanger. J’ai acheté des terres à proximité de mon lieu d’habitation. Maintenant, je sème et récolte mon blé. Quelques installations sont encore nécessaires à ma complète autonomie. Mon pain se vend en AMAP et sur le marché. Et en parallèle, je bosse sur les bâtiments de L’An 01.”

 

Diégo, Coopérateur et Paysan-Boulanger

Extrait du Recueil des Alternatives de l’AlterTour 2017, disponible dans le numéro de juin de la Revue Silence.

L'An 01 accueillera l'AlterTour les 12 et 13 juillet 2017 à Cazères. Pour plus d'infos consultez le programme

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