Les petits paysans sont une des clés de la transition

À l’Olivette et au Jardin de Langel, on conjugue agri avec cultureS. Bien sûr, Odile et Matias travaillent la terre : olives et leurs produits transformés, maraîchage et poulets. En bio bien sûr. Le fruit de ce travail pourvoit les tablées de leur Auberge Paysanne. Il est même possible d’y dormir. C’est ça le réseau Accueil Paysan. Mais pas que…

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À l’Olivette et au Jardin de Langel, on conjugue agri avec cultureS. Bien sûr, Odile et Matias travaillent la terre : olives et leurs produits transformés, maraîchage et poulets. En bio bien sûr. Le fruit de ce travail pourvoit les tablées de leur Auberge Paysanne. Il est même possible d’y dormir. C’est ça le réseau Accueil Paysan. Mais pas que… Les anciennes écuries accueillent des évènements culturels. Et pas n’importe lesquels bien sûr : l’exposition d’une artiste syrienne réfugiée ou d’une militante politique basque. Résidence d’artistes, concerts “au chapeau”, débats, ça crée du lien social sur fond de valeurs paysannes. Il s’agit de partager leur vie jusqu’au bout de la fourche. Bientôt, l’Olivette ouvrira aussi ses portes à des jeunes pour des séjours dits “de rupture” ou à des personnes en procédure d’éloignement de leur foyer familial. Le travail de la terre pour s’extraire d’un quotidien difficile. Vous avez dit Paysans Sociaux et Culturels ? Bien sûr !

Les petits paysans sont une des clés de la transition !

“Pour nous, la transition, elle est dans un nouveau monde. On est allé trop loin dans la destruction de la Terre‑Mère. Il faut radicalement changer notre consommation. Et nous les petits paysans, on est une des clés de la transition ! Montrer que l’on peut produire, vivre et créer du lien avec des petites surfaces, dans le respect de la terre et de l’humain, va à l’inverse des modèles de l’agriculture industrielle et intensive. Il devrait y avoir un label payant “Toxique” plutôt qu’un label “Bio” ! Matias, avant d’être paysan, s’est heurté au modèle scolaire classique. Et aujourd’hui, il veut transmettre à d’autres ce qu’il a découvert en travaillant la terre. L’accueil de personnes en difficulté, c’est démontrer que notre modèle d’agriculture est aussi une porte de sortie positive. On a envie de donner de la place à ces paroles-là pour qu’elles soient enfin entendues, pour donner l’occasion de faire découvrir et surtout partager un monde différent. On espère que leur séjour sera marquant.”

Odile, paysanne en devenir

Extrait du Recueil des Alternatives de l’AlterTour 2017, disponible dans le numéro de juin de la Revue Silence.

L’Olivette & le Jardin de Langel accueillera l’AlterTour le 22 juillet 2017 à Armissan (Aude). Pour plus d’infos consultez le programme

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