L’Usine Vivante prône la mixité des publics, des métiers culturels, artistiques...

Quel sort réserver à une usine désaffectée de 2000 m² ? La destruction ? Une pratique brutale des temps modernes. Des habitants ont au contraire choisi de la transformer en une “fabrique de projets” : location d’espaces de travail ou “co-working”, lieux de réunion pour les associations, absents jusque là du territoire. Mais pas seulement. Née en 2015, l’Usine Vivante ambitionne à recréer du lien

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Quel sort réserver à une usine désaffectée de 2000 m² ? La destruction ? Une pratique brutale des temps modernes. Des habitants ont au contraire choisi de la transformer en une “fabrique de projets” : location d’espaces de travail ou “co-working”, lieux de réunion pour les associations, absents jusque là du territoire. Mais pas seulement. Née en 2015, l’Usine Vivante ambitionne à recréer du lien, à mutualiser les moyens et les compétences. Des ateliers d’échange de savoirs s’organisent dans un esprit collaboratif et participatif. De même, 4 commissions animent et font vivre le lieu grâce à sa cinquantaine de bénévoles sur 130 adhérents. L’Usine Vivante prône la mixité des publics, des métiers culturels, artistiques, artisanaux… Elle s’inscrit dans une dynamique locale réelle. Aujourd’hui sur 200 m2, l’équipe se mobilise à fond pour financer la réhabilitation de 200 supplémentaires et atteindre des rêves qui ont toutes les chances de devenir bien vivants, eux aussi.

Faire vivre la cité

“Je me suis installée à Crest, ville drômoise de 8000 habitants, un peu par hasard : le tissu associatif et culturel y était développé. L’Usine Vivante a vocation à donner de la visibilité à ces alternatives en amplifiant le champ des possibles. Elle met à disposition et anime des lieux de rencontre et de travail au profit d’initiatives locales. Compte tenu de l’ampleur de la surface de ce tiers-lieu, cette impulsion prend une dimension particulière dans une petite ville comme Crest. J’ai le sentiment de contribuer à faire vivre la cité. Or c’est bien l’objectif de la Transition : donner l’opportunité aux citoyens de prendre part à la Politique au sens noble du terme. La Transition, c’est aussi montrer qu’une évolution de la conception de nos métiers est possible. Mes études en Ressources Humaines et mes échanges humains au sein des tiers-lieux, montrent que nous ne sommes justement pas que des ressources. Nous pouvons aussi mutuellement nous enrichir et pas seulement au sens pécuniaire.”

Laure, coordinatrice salariée, animatrice

Extrait du Recueil des Alternatives de l’AlterTour 2017, disponible dans le numéro de juin de la Revue Silence.

L’Usine Vivante accueillera l’AlterTour le 11 août 2017 à Crest (Drôme). Pour plus d’infos consultez le programme

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