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Billet de blog 4 août 2025

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"Papa Wally DANFAKHA Ousmane SONKO, Homme providentiel" Amadou Bal BA

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«Papa Waly DANFAKHA et son livre : Ousmane SONKO 2014-2024, parcours d'un homme providentiel. Mais qu’est-ce donc qu’un vrai héros ?» par Amadou Bal BA

Le nouvel ouvrage de Papa Waly DANFAKHA, «Ousmane SONKO 2014-2024, parcours d'un homme providentiel», mériterait une lecture attentive. En ma qualité d'apprenti critique littéraire, cette mission n'est ni une flagornerie ni une entreprise de démolition. En effet, la critique littéraire ne devrait pas tourner à un pugilat, à l'esprit de critique systématique, mais éclairer le lecteur sur l'intérêt d’un livre. Or, au pays, certains sont souvent empêtrés dans leurs certitudes, leurs vérités qu'ils veulent imposer à d'autres. Comme le dirait un de mes maîtres à penser, Edgar MORIN, la vérité se place sous l’égide de la complexité. Elle n'est ni noire ni blanche ; elle est souvent grise. «Il y a «ma» vérité et «ta» vérité, qui ne se rencontreront jamais. «LA» Vérité se trouve au milieu», disait Amadou Hampâté BA (Voir mon article, Médiapart, 15 mai 2021).

Papa Wally DANFAKA, un Sénégaulois, adjoint au maire à la ville des Mureaux, dans les Yvelines, une proche banlieue parisienne, après sa maîtrise en histoire à l’Université Cheikh Anta DIOP de Dakar, a soutenu, à l’université de Paris VII, sous la direction de la professeure Catherine COQUERY-VIDROVITCH, en 1990, une thèse de doctorat, en histoire contemporaine, option connaissances du tiers-monde. Papa Wally DANFAKHA, titulaire d’une licence en sociologie, à Paris VII, s’intéressant à la démographie, est titulaire d’un certificat délivré par l’EHESS de Paris. Par ailleurs, Papa Walla DANFAKHA enseigne, depuis plus de 33 ans, le français, l’histoire, l’éducation morale et civique, dans un lycée situé dans les Yvelines, en région parisienne. Papa Wally DANFAKHA, un enseignant et écrivain, qui avait milité au Parti socialiste et aux Radicaux Valoisiens, n’est plus encarté.

Plusieurs livres commencent à sortir sur Ousmane SONKO, président du PASTEF et Premier ministre du Sénégal. Il faut se féliciter que les écrivains s’intéressent à leur pays. Ces ouvrages sur Ousmane SONKO, à la suite de l’alternance dite de rupture, font parfois recours à des qualificatifs élogieux et parfois dithyrambiques. «La conquête du pouvoir politique repose sur la nécessité d'avoir une parfaite maitrise des données culturelles, sociales et psychologiques de son milieu, mais aussi elle repose avant tout sur un talent personnel de l'acteur politique, condition sine qua non pour susciter respect et admiration. Dans cette logique, Ousmane Sonko apparait comme un génie politique. En vrai savant de la politique, il a su faire preuve de ruse, d'habileté politique pour avoir acquis en si peu de temps une notoriété politique incroyable. Son génie politique a favorisé sa percée affective et effective dans l'opinion populaire. Pour créer le consentement nécessaire autour de sa personne, il recourt à des dramatisations sociales, à l'imaginaire et à l'instrumentation des croyances et représentations collectives», écrit en 2023, Birama DIOP.

Les biographes d’Ousmane SONKO font recours à différents qualificatifs flatteurs : l’homme providentiel, le génie politique, le symbole sacrificiel, le sage par excellence, la trajectoire, le parcours et le discours de l'espoir. À travers sa vision claire et sa détermination, Ousmane SONKO montre comment la résilience et la persévérance peuvent surmonter les plus grands défis. Réussissant à franchir les obstacles paraissant insurmontables, il a l’art de transformer sa vision en réalité. «L'arrivée d'Ousmane Sonko sur la scène politique sénégalaise est une nouvelle rafraichissante. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne laisse personne indifférent. Il a bousculé des ordres établis et dérangé bien des certitudes, dans ce qu'il se plait à appeler lui-même le «système». Son ascension a connu une fulgurance rarement vue dans l'espace politique. Son style est différent, son modèle est atypique», écrivait, en 2019, Ababacar Sadikh TOP. Ousmane SONKO a été qualifié de retour du phénix, cet oiseau mythique renaissant de ses cendres.  «En 2014, un vent de changement souffle avec la naissance du parti PASTEF, incarné par un leader charismatique, Ousmane Sonko. Mais son ascension est semée d'embûches, alors qu'un régime hostile tente de barrer la route à cette figure inébranlable d'espoir et d'espérance. Courage, sacrifice, dévouement, Sonko incarne ces valeurs dans une lutte acharnée pour un Sénégal meilleur», écrit, en 2024, Mour SEYE.

En particulier, ce livre de Pape Wally DANFAKHA, manifestant la grande vitalité de la démocratie sénégalaise, en termes de liberté d'expression ou d'opinion, devrait être accueilli avec joie et surtout avec sérénité. En effet, au-delà des passions politiques partisanes, militant de la cause de l'Afrique, de ses diasporas, du bien-vivre ensemble, nous avons en partage le Sénégal, ce «Grand petit pays», une démocratie exemplaire enviée dans le monde, et en particulier en Afrique. Quand on se compare à d'autres pays, où des vieillards, prêts à liquider leurs adversaires par des décisions de justice aux ordres, on se dit que ces régimes militaires, monarchiques ou dynastiques, sont une grande honte pour l'homme noir. En effet, le Sénégal a, jusqu'ici, sauvegardé quelque chose d'essentiel : la Liberté. On s'invective, on s'insulte, souvent sur des sujets périphériques ou futiles ; ce que je condamne sans appel. On devrait pouvoir échanger, de façon apaisée, sur l'avenir du Sénégal, notamment sur les propositions alternatives, pour rendre notre pays meilleur. C'est le seul combat qui vaille à mener, pour faire davantage du Sénégal, au-delà des stratégies de conquête ou de conservation du pouvoir très légitimes, un pays de l'excellence et du bien-être pour tous.

On devrait pouvoir lire et commenter un livre, sans préjugés, faire des remarques, en évitant de critiquer, par principe, notamment des livres qu'on a pas lus. Je me rappelle de la violente réception du prix Goncourt de mon ami et jeune frère, je ne dirai pas «esclave», mais cousin à plaisanterie, Mohamed MBougar SARR, de la part de groupes fondamentalistes ignares et intolérants qui n'avaient pas même pas lu son livre. «Il faut savoir lire et bien lire» leur a répondu Mohamed MBougar SARR. Je ne sais pas dans l'énormité de leur bêtise, s'ils ont bien saisi la finesse et la vigueur de cette remarque qui tue.

L’essai politique de Papa Wally DANFAKHA est composé d’un avant-propos, une première partie traitant de l’homme, Ousmane SONKO, l’idéologie et l’ascension politique, une deuxième partie sur l’affaire Sweet Beauté, qui ne s’est pas traduite en Sonkogate, mais en Sonko Power, et une troisième partie, sur l’élection présidentielle de 2024, entre sprint judiciaire et saut d’obstacles.

L’idée principale, traversant cet ouvrage que développe Papa Wally DANFAKHA, est que l’ancien président Macky SALL, voulant confisquer le pouvoir en vue d’un troisième mandat, a commencé par embastiller ses opposants politiques, comme Karim WADE ou Khalifa Ababacar SALL. L’affaire de Sweety Beauté, qui devait briser le président du PASTEF, avec ses violences urbaines, a finalement abouti au triomphe du chef de l’opposition, et à la troisième grande alternance au Sénégal. Par conséquent, M. Ousmane SONKO, un homme providentiel, a sauvé la démocratie sénégalaise d’un projet de dictature du président Macky SALL, avec sa «démocrature», ayant provoqué des morts, des blessés, des destructions de biens, entre répressions et ralliements forcés d’opposants, pour empêcher toute alternance.

«Ce livre n’est ni une hagiographie ni un ouvrage militant à la gloire d’un homme . Il veut une réflexion sur le concept d’homme providentiel», prévient l’auteur», prévient l’auteur. Ousmane SONKO. Suivant les écrits de HEGEL, comme ceux de Jean GARRIGUES, l’homme providentiel, est le sauveur, apparu en période de crise, se confondant avec l’histoire de son pays. Aussi, Ousmane SONKO est comparé à Jeanne d’Arc, Napoléon ou Charles de GAULLE.
Ousmane SONKO, fondateur du PASTEF, en 2014, selon l’auteur, héritier de Mamadou DIA, incarne le volontarisme en politique, une vision. Par son panafricanisme, et son concept d’identité culturelle, le président de PASTEF est proche des idées de Cheikh Anta DIOP et de Thomas SANKARA, dans sa dimension révolutionnaire, tout en rejetant le communisme ou le maoïsme. Le PASTEF, son parti, «attrape-tout», fondé sur l’éthique et la transparence, dans sa base sociologique, est un conglomérat des masses déshéritées, des jeunes et des étudiants, comme des cadres.

Dans ce bras de fer judiciaire aux présidentielles de 2024, le président du PASTEF en est sorti vainqueur ; le président Macky SALL a fini par renoncer à un troisième mandat, pour s’exiler.

I – Ousmane SONKO est-il à lui tout seul, cet Homme «providentiel» ?

Le livre de Papa Wally DANFAKHA traite de la période 2014-2024, et se concentre sur la troisième grande alternance. C’est l’une des époques, la plus tragique, angoissante et pleine de menaces dans l’Histoire politique du Sénégal. Et pourtant, ce «Grand petit pays», n’a pas finalement «brûlé». L’auteur, à mon sens, a négligé de rendre hommage au peuple sénégalais, le grand et immense héros de cette alternance. Les Sénégalais, dans le calme, et la sérénité, déterminés, et condamnant la grave injustice à l’encontre de l’opposition, sont allés voter le dimanche 24 mars 2024, pour le changement. Le lundi ils sont allés vaquer à leurs occupations, comme si de rien n’était. Si Providence ou héros il y a, un hommage appuyé devrait être rendu au peuple sénégalais, dans sa grande maturité démocratique.

Il ne faudrait pas sous-estimer la part déterminante d’Ousmane SONKO dans cette grande alternance de 2024. Il a commencé d’abord par donner un logiciel politique au PASTEF, avec une grande capacité de mobilisation, de discipline et d’organisation de ses troupes, comme un «Gourou», évoluant dans sa «secte», je reprends des mots justes de Thierno Alassane SALL. Ensuite, il a compris les méthodes de Macky SALL, soit d’embastillement ou de séduction de ses opposants. Cela est d’autant plus important, que le chef du PASTEF était arrivé en 3e position aux présidentielles de 2019, mais Idrissa SECK, en deuxième position, est allé à la soupe ; ce qui l’a gravement discrédité. Cette conquête des grandes villes aux élections locales a été un avantage psychologique du PASTEF dans son ascension vers le pouvoir.

Ousmane SONKO a commis de graves erreurs, comme dans l’affaire du scandale des salons de massage, et sa diffamation à l’encontre de Mame M’Baye NIANG. C’est comme dans l’affaire des costumes de François FILLON, on a beau crier au «complot», le camp d’en face a tenté d’exploiter les maladresses du chef du PASTEF. C’est de bonne guerre.

Ousmane SONKO a fini par vaincre, le président Macky SALL, pourtant le tombeur de maître Abdoulaye WADE, son mentor, en 2012. C’est donc un grand exploit d’Ousmane SONKO. Il faut dire que Macky SALL, que bien des gens prenaient pour un génie politique, s’il a été un homme extraordinaire, un Pharaon des temps modernes avec ses infrastructures, lors de son premier mandat, 2012-2019, a été un piètre politique à partir de 2019.  La suppression du poste de Premier ministre indiquait bien que l’ancien président songeait à un troisième mandat. Il a voulu manipuler les cadres de son parti, promettant, à chacun, y compris à Mimi TOURE, sa succession. Il a pu, sans grands dommages emprisonner ses opposants en vue, Karim WADE et Khalifa Ababacar SALL, dont les capacités de mobilisation dans la rue, se sont révélées faibles. C’est là où la stratégie d’Ousmane SONKO, avec un discours insurrectionnel, menaçant de «brûler le pays», a été gagnante. Cellou Dalein DIALLO, de la Guinée, a échoué dans cette stratégie de la rue contre le pouvoir politique.

Pendant son deuxième mandat, de 2019 à 2024, la seule mesure remarquable a été le référendum du 20 mars 2016, de limitation à deux mandats, que toute l’opposition avait contestés, y compris, le PASTEF d’Ousmane SONOKO. C’est justement, cette limitation du mandat présidentiel qui lui a été opposée par le Constitutionnel, que le président Macky SALL devait quitter le pouvoir (Voir mon article, Médiapart, 3 février 2024). La Constitution sénégalaise n’avait prévu l’hypothèse d’un report des présidentielles qu’en cas de décès d’un des candidats. Mais dans cette hypothèse, ce report n’est pas du pouvoir du Président de la République, mais c’est une prérogative du Conseil constitutionnel, article 29, alinéa 3, de la Constitution sénégalaise. «En décalant la date de l’élection du président de la République au 15 décembre 2024, la loi attaquée proroge la durée du mandat présidentiel au-delà de 5 ans. La loi est contraire à la Constitution et au principe de valeur constitutionnelle de sécurité juridique et de stabilité des institutions», C.C, 15 février 2025 (voir mon article, Médiapart, 15 février 2024).

D’autres grandes bévues politiques du président Macky SALL ont directement profité au PASTEF, sans qu’Ousmane SONKO n’ait rien fait de particulier ; il n’a fait qu’en ramasser le bénéfice politique. En effet, le président Macky SALL, après avoir renoncé le 3 juillet 2023, avait voulu organiser un coup d’Etat constitutionnel, en tentant de proroger son mandat présidentiel. Les hommes providentiels, ce n’est pas Ousmane SONKO, sur cet aspect. Le Conseil constitutionnel, accusé à tort, de corruption, a non seulement validé la candidature de Bassirou Diomaye FAYE, invalidé celle de Karim WADE, et affirmé, depuis lors son indépendance. J’avais préconisé au président Abdou DIOUF la création d’un Conseil constitutionnel. C’est surtout la décision du président Macky SALL, qui a flingué son Premier ministre, Amadou BA, en campagne électorale au titre de Benno, de libérer à 12 jours du scrutin présidentiel, qui s’est transformée en un référendum pour le PASTEF. Ousmane SONKO n’a eu qu’à ramasser le bénéfice politique de cette trahison de Macky SALL à l’encontre de son candidat Amadou BA. On se souvient aussi, qu’exilé au Maroc, à l’occasion des législatives du 17 novembre 2024, l’ancien président n’osant plus retourner au Sénégal, avait fait sa campagne des législatives par groupes de WhatsApp. Là aussi, aussi bien pour Macky SALL, que pour Tidjane THIAM, de la RCI, toujours à Paris, un chef de l’opposition, ne peut pas être légitime, s’il choisissait de rester indéfiniment à l’étranger. Ousmane SONKO a eu le courage et la détermination d’affronter la tempête au pays. C’est aussi là un point important dans cette période 2014-2024.

II – C’est quoi un homme politique providentiel, après cette alternance dite de rupture ?

Je sais que l’ouvrage de Papa Wally DANFAKHA ne traite que de la période 2014-2024. Cependant, le PASTEF est depuis 16 mois au pouvoir. On a donc des éléments d’appréciation pour savoir si ce qualificatif «d’homme providentiel» est toujours pertinent.

Tout d’abord, alors qu’il été embastillé par le président Macky SALL, l’obsession d’Ousmane SONKO, qualifié par Pape Wally DANFAKHA d’homme providentiel ayant fait échappé le Sénégal à une dictature, une fois au pouvoir, au travers de la reddition des comptes ou le concept d’injures à une autorité, est de mettre en prison, certains de ses opposants, considérés non pas comme des concurrents, mais des ennemis. Le Sénégal de notre temps, sous le PASTEF, à certains égards, ressemble bien à une prison à ciel ouvert, entre mandats de dépôts et bracelets électroniques (Voir mon article, Médiapart, 27 mai 2025).

Par ailleurs, pour être un homme providentiel, ce qui est demandé du PASTEF ; ce n’est pas un gros mot, c’est seulement d’appliquer méthodiquement et rigoureusement le projet pour lequel il a été élu. J’ai eu à dresser un bilan d’étape du PASTEF au pouvoir (Voir mon article, Médiapart 16 avril 2025). «Dire n’est pas faire», suivant un dicton. Je partage une bonne partie des idées développées dans le projet du PASTEF, un catalogue de bonnes intentions, si belles qu’aucun Sénégalais, de bon sens, ne peut désavouer.

Le bilan d’étape est marqué par une grande déception ; la montagne a accouché d’une souris. Jusqu’ici j’ai le sentiment, peut-être que j’ai tort, que le Premier ministre, Ousmane SONKO, a du mal à se défaire de son habit d’opposant. Tombeur de Macky SALL, l’accablant de tous les maux, j’ai l’impression que la rhétorique sur la reddition des comptes masque mal l’impuissance du PASTEF, au pouvoir, à faire bouger les lignes. Chaque difficulté rencontrée, empêchant de bien gouverner le Sénégal, c’est de la faute à Macky SALL. C’est un management approximatif, peu professionnel, empreint d’un grand amateurisme, comme on l’a vu récemment avec l’annulation d’une partie du projet de règlement intérieur de l’Assemblée nationale.

Pour moi, dans son passé, le Sénégal a connu des hommes providentiels, apparus à un certain moment donné de l’Histoire et qui ont posé de puissants jalons, ayant fait l’originalité de la démocratie que nous vivons maintenant, une exception dans le continent noir. Je songe aux empires médiévaux sénégalais, ayant marqué l’histoire et empêché pendant longtemps la colonisation de vaincre notre pays du XIIIe siècle jusqu’en 1890. Les comptoirs français, présents au Sénégal depuis 1344, étaient obligés de négocier, d’égal à égal, avec ces empires sénégalais et de payer des taxes. L’Empire du Tékrour, du Xe siècle ayant introduit l’Islam, avec les Dia Ogo, est assimilable au roman national du Sénégal. L’Empire du Djolof du XIIIe, puis la dynastie des Dényankobé de Coly Tenguella BA ayant libéré le Fouta du joug du Djolof, la révolution de Thierno Sileymane BAL en 1776, supprimant l’esclavage, introduisant l’élection des Almamy par le savoir, avec une révocation en cas de détournement de deniers publics, et surtout ces martyrs qui se sont sacrifiés, comme El Hadji Omar TALL, Maba Diakhou BA, d’autres ont été exilés comme Moussa Mollo BALDé ou Alboury N’DIAYE. Tout cela montre que ces héros étaient attachés à la liberté et à la dignité du peuple sénégalais. C’est Blaise DIAGNE, même s’il est devenu assimilationniste, le premier à être député du Sénégal à l’Assemblée nationale française, un poste détenu jusqu’au 10 mai 1914 par un colon. L’avocat et député, maître Lamine GUEYE, a abrogé le Code de l’indigénat en 1946.  C’est la jeunesse du Sénégal, entre 1962 et 1974, la seule et grande force d’opposition contre Léopold Sédar SENGHOR qui avait embastillé Mamadou DIA, exilé ses amis ainsi que tous les communistes.

Le vrai héros, l’homme providentiel, au moment où le Sénégal a du pétrole et du gaz, et le président du PASTEF avait écrit de belles pages là-dessus, sera celui qui redonnera l’espoir aux jeunes, luttera contre la vie chère, établira un système éducatif performant et stable, un système de santé, de sécurité et agraire, à la hauteur de tous les espoirs, et une sécurité pour tous, dans un environnement sain.

Références bibliographiques

A – Le livre de Papa Wally DANFAKHA

DANFAKHA (Papa, Wally), Ousmane SONKO, 2014-2024, parcours d’un homme providentiel, Chelmsford, Canada, éditions A.B. Akle Bulan, 22 juillet 2025, 240 pages ;

DANFAKHA (Papa, Wally), Equipement et aménagement de la Ville de Dakar, 1930-1957, sous la direction de la professeure Catherine COQUERY-VIDROVITCH, Lille, ARNT, 1990, 140 et 148 pages.

B – Autres références

BA (Amadou, Bal), «Le président Macky SALL renonce à un deuxième quinquennat», Médiapart, 3 juillet 2023 ;

BA (Amadou, Bal), «Le report par Macky SALL de la présidentielle au 15 décembre 2024 est un coup d’Etat», Médiapart, 3 juillet 2023 ;

BA (Amadou, Bal), «Macky SALL censuré dans ses vieillités d’un troisième mandat», Médiapart, 15 février 2024 ;

BA (Amadou, Bal), «Dialogue national, mandats de dépôt et bracelets électroniques», Médiapart, 27 mai 2025 ;

BA (Amadou, Bal), «Bilan d’un an d’alternance dite de rupture», Médiapart, 16 avril 2025 ;

DIAGNE (Madjambal), Ousmane SONKO, Adji SARR, l’histoire : les confidences inédites de la victime, Dakar, les éditions du Quotidien, 2023, 258 pages ;

DIOP (Birama), Ousmane SONKO, le génie politique, Paris, Harmattan, 2023, 135 pages ;

LOPPY (Ouppa, Diossine), Ousmane SONKO : l’art de transformer une vision en réalité, Publiwiz éditions, 2024,  282 pages ;

NGOM (Bineta), Ousmane SONKO, le génie politique, 2025, 117 pages ;

SECK (Cheikh, Yérim), Macky Sall face à l’Histoire, passage sous scanner d’un pouvoir africain, Paris, Harmattan, 2023, 260 pages ;

SEYE (Mour), Ousmane SONKO, le retour du Phénix, préface du Dr Mor Diagne, Dakar, Harmattan, 2024, 328 pages ;

SONKO (Ousmane), Lumière sur les violences de l’Etat du Sénégal, Dakar, 2023, 88 pages ;

SONKO (Ousmane), Pétrole et gaz. Chronique d’une spoliation, Paris, Fauves éditions, 2017, 253 pages ;

THIAM (Ibrahima), Le monde vu de ma Téranga, entretien avec Jean-Yves Duval, Lèves (Eure-et-Loire), Ella éditions, 2022, 298 pages ;

TOP (Ababacar, Sadikh), Ousmane SONKO, trajectoire, parcours et discours de l’espoir, préface de Cheikh Tidjane Dièye, Paris, Les Impliqués éditeurs, 2019, 98 pages.

Paris, le 30 juillet 2025, par Amadou Bal BA

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