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Billet de blog 23 août 2018

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«Jimmy CARTER (1924-2024), exemplarité, humanité, grandeur» par Amadou Bal BA

Jimmy CARTER (1924-2024), 39e président américain prix Nobel de la Paix : un exemple de modestie, de probité, d’humanité et de grandeur, est mort à l'âge de 100 ans.

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«Jimmy CARTER (1924-2024), 39e président américain prix Nobel de la Paix : un exemple de modestie, de probité, d’humanité et de grandeur» par Amadou Bal BA –

Le président Jimmy CARTER nous a quittés le 29 décembre 2024, à l’âge de 100 ans.  Président des États-Unis, de 1977 à 1981, il a été honoré, en 2002, d’un prix Nobel de la paix pour ses efforts de rapprochement entre Anouar EL-SADATE (1918-1981), l’égyptien et Menahem BEGIN (1913-1992), l’Israélien dans ce conflit meurtrier qui dure depuis 1948. L’académie d’Oslo a justifié ce prix en raison de «ses décennies d'efforts infatigables en faveur d'une résolution pacifique des conflits internationaux, des progrès de la démocratie et des droits de l'homme, et de la promotion du développement économique et social». Jimmy CARTER a condamné ce que les Occidentaux et Israël, en particulier, appellent la guerre préventive. Il est resté fondamentalement attaché au multilatéralisme, à la paix et à la coopération entre les États «Nous devons nous rappeler aujourd'hui qu'il y a au moins huit puissances nucléaires sur terre et trois d'entre elles menacent leurs voisins dans des régions où les tensions internationales sont grandes. Dans le cas des pays puissants, adhérer au principe de guerre préventive pourrait bien créer un précédent qui peut avoir des conséquences catastrophiques. la guerre peut parfois être un mal nécessaire, mais, que peu importe, la nécessité, elle reste un mal, et non un bien. Il est clair que les défis mondiaux doivent être traités en mettant l’accent sur la paix, sur l’harmonie avec les autres, avec des alliances fortes et un consensus international», dit Jimmy CARTER, à Oslo.

Libéral en politique, mais conservateur en économie, le président démocrate, Jimmy CARTER n’aura fait qu’un mandat de 1977 à 1981, il sera remplacé par la vague ultraconservatrice de Ronald REAGAN. Aussi, l’ancien président des États-Unis, vivait avec sa femme, Rosalynn (1927-2023), dans une maison qu’il a construite avant son accession à la présidence des États-Unis, et valant 167 000 dollars. Contrairement à la plupart de nos chefs ou hauts fonctionnaires africains, qui se sont enrichis à une vitesse de météorite, dans un océan de pauvreté qui dévore nos jeunes, Jimmy CARTER est resté un exemple vivant de modestie, de probité, d’humanité et de grandeur. Il a mis en conformité sa vie avec les principes et valeurs qu’il a toujours défendus. En grand sage africain, Jimmy CARTER apprécie les vertus de l’âge avancé : «As we've grown older, the results have been surprisingly good» écrit dans «The Virtues of Aging».C’est un ancien président apaisé, appréciant la joie de vivre, et savourant, chaque instant, à la campagne. Le président CARTER a fait le bilan d’étape de sa vie dans un ouvrage «A Full Life : Reflexions at Nineties» ; Certains événements l’ont profondément marqué, avec des leçons grandes ou petites, amusantes ou des erreurs à ne plus commettre. Ce qui domine sa vie, selon lui, ce sont les années passées à la Maison-Blanche. «Nous devons dire la Vérité, obéir à la Loi et préserver la Paix» lui disait le Vice-président Walter MONDALE, et CARTER ajoutait toujours, «dans le respect des droits de l’Homme».

Jimmy CARTER est, profondément, un homme du Sud rural, mais un homme habité par l’espoir et l’espérance, une grande tolérance, un sentiment de justice, d’égalité et de paix. The Carters were ordinary people whose dramatic and colorful story resonates with human life, defeat, courage, inspiration, hope, and extraordinary accomplishments”, écrit Stanly GODBOLD. Enfant, ses repas étaient préparés par une femme noire habitant la ferme. Il allait souvent jouer avec des enfants noirs, ils allaient à la pêche ou à la chasse du petit gibier, ou il allait vendre ses cacahuètes à Plains. Jimmy n’avait pas encore conscience de la ségrégation raciale dans le Sud. Très jeune, il avait certes remarqué que les écoles étaient séparées et que les Noirs n’avaient pas le droit de vote, il estime qu’il a été, au départ, abusé par l’émergence de notables noirs qui vivaient confortablement, comme le Bishop William Decker JOHN, qui avait une Cadillac, un chauffeur et s’était rendu à Paris en vacances.  «Même lorsque j'étais enfant, ma mère était connue dans notre communauté pour son refus d'accepter toute restriction quant à son traitement des citoyens noirs sur un pied d'égalité. Mon père a toujours traité ses clients et employés afro-américains avec une équité et un respect méticuleux, mais il croyait fermement que les deux races devaient être séparées", écrit-il.

 James, Earl CARTER Junior, dit Jimmy, 39ème président, (démocrate) des Etats-Unis est né le 1er octobre 1924, dans un petit village rural, à Archery, près Plains, en Géorgie, et il a grandi non loin de là, dans la communauté d’Archery. CARTER a relaté ses souvenirs d’enfance, durant Noël à Plains, la source de sa force spirituelle où respirent l’amour et l’amitié. Il décrit la vie des gens simples pendant cette période festive : «l’Eggnog» de son papa, une boisson faite de lait avec des œufs et du sucre, la décoration de la maison, la parade de Noël faite par les enfants de l’école et le feu d’artifice et la pauvreté touchante de ses voisins noirs. Jimmy CARTER a pris l’habitude de passer tous les Noëls à son village Plains, sauf quand les Américains ont été pris en otage, en Iran. Il préféra pendant ces instants tragiques de rester à Camp David avec le personnel de la Maison-Blanche et leurs familles. Il évoque tous ces souvenirs, dans ses mémoires, «An Hour before Daylight». Son père, James Earl CARTER, Sr (1894-1953), était un fermier, législateur de Plains et homme d’affaires. Son père possédait plus de 2.000 hectares de terres assez pauvres mais où prospérait cette variété spéciale de l'arachide appelée cacahuète. Elle était traitée dans une petite entreprise industrielle et le revenu global de la famille approchait de 250.000 dollars par an. Son père était strict, mais ne le corrigeait qu’après l’avoir entendu. Jimmy contrevenait rarement à ses instructions, et recherchait son approbation pour toute nouvelle initiative, et il recherchait aussi ses critiques constructives. Sa mère, Bessie Lillian Gordy CARTER (1898-1983), une infirmière, une assistante d’un physicien, une productrice de noix de pécan, une Volontaire du Corps de la Paix, une fervente évangéliste et une conteuse hors pair. Ses parents sont des baptistes pratiquants. Dans sa théorie du «don de guérison intérieure» du sa mère accueille auprès d'elle les déprimés qu'aucun psychanalyste ou pasteur mondain des grandes villes n'a su ni aider, ni réconforter.

Chaque individu est largement influencé par son histoire familiale. Jeff CARTER a produit une remarquable biographie et une saga de la famille des CARTER, dans laquelle la violence reste présente. Ainsi, un de ses ancêtres, Wiley CARTER (1798-1864), tua, en légitime défense, dans le County de Wilkes, un homme nommé Usry. Bien qu’il fut acquitté, il en résulta un profond ressentiment de la part de la famille du défunt ; il sera donc obligé de déménager, à la mort de sa femme, dans un village à 10 km de Plains.  Le quatrième fils de Wiley, est le grand-père de Jimmy, il s’appelait Little Berry Walker CARTER (1829-1873) ; il a été militaire dans l’artillerie de l’armée confédérale. Little Berry  a été tué au cours d’une dispute qui a dégénéré. L’un de ses fils, Billy, et le grand-père de Jimmy, nommé William Archibald CARTER (1858-1903), déménagèrent en 1888, à Rowena, pour créer une ferme. Un jour, Billy se blessa, gravement, avec sa machette, alors qu’il coupait la canne à sucre. Billy sera tué lors d’une bagarre contre Will TIAFERRO qui lui avait volé une partie de sa récolte. En 1904, la famille CARTER vient à s’installer à Plains, et achète une ferme, à Archery, dans le comté de Webster, à 4,8 km de Plains, et la famille a occupé, à partir de 1928. Un endroit rustique, sans chauffage, ni électricité ni eau courante, jusqu’en 1939.

Lillian GORDY, la mère de Jimmy, a abandonné sa fonction d’employée de la poste à Richland, pour venir s’installer, dans les années 20, à Plains, afin de devenir infirmière.  La mère de Jimmy, en raison de sa fibre sociale était fondamentalement antiraciste, dans un Sud où sévit, pourtant, la ségrégation raciale et la grande dépression. En dépit de ses nombreuses occupations, c’est une mère attentive et aimante : «Ma mère était souvent absente de la maison quand j’étais enfant, travaillant comme infirmière privée au domicile de ses patients. Elle était censée recevoir six dollars pour ses vingt heures de service, mais elle savait d'avance que la plupart de ses familles ne seraient jamais en mesure de payer. Comme elle rentrait à la maison vers minuit pour se laver et enfiler un nouvel uniforme, nous, les enfants, manquions parfois de la voir pendant plus d'une semaine à la fois. Elle n'oublierait cependant pas de laisser des instructions écrites sur la table du salon qui prescrivaient nos multiples tâches», dit-il.

Le jeune Jimmy a suivi ses études primaires, à l’école publique de Plains, ses études à Georgia Southern College, et ses études supérieures à Georgia Institute of Technology, et il entre à l’académie navale en juillet 1943, et en sort en 1946, avec un diplôme du Bachelor du Science Degree. «Faites-vous, dans votre vie tout ce qui est humainement possible», lui dit son Amiral, son mentor. Il a accédé au grade de Lieutenant dans la Marine. Il a été choisi par l’amiral Hyman RICKOVER pour faire partie de l’équipe conduisant le programme nucléaire des sous-marins. Affecté à Schenectady à New York, il s’est spécialisé en réacteurs nucléaires et en physique nucléaire.

Jimmy CARTER se marie le 7 juillet 1946 avec Rosalynn SMITH à Plains. Rosalynn est la fille d’Edgar et Allie SMITH, des voisins de la famille CARTER. Il dédie, un de ses ouvrages, à sa femme avec cette mention «To Rosalynn, who kept my life full of love» dans «A Full Life». Le père de Rosalynn était le seul mécanicien automobile du coin. Quand le père de Jimmy meurt en 1953, il démissionne de la Commission navale et retourne à son village natal à Plains. Il a repris la ferme familiale, avec l’aide de sa femme. Jimmy devient vite le leader de sa communauté villageoise, avec des objectifs sociaux en matière d’éducation, de santé et il met en place une librairie. Le métier de planteur de cacahuète, quels qu'en soient les charmes, vantés par Jimmy CARTER lui-même, n'est pas assez exaltant pour cet homme ambitieux : il se lance dans la politique locale, comme démocrate, ce qui est la règle presque exclusive dans le Sud. Il a gravi tous les échelons de la politique en choisissant d’avoir une base locale. Ainsi, il est élu sénateur en 1962. Il échoue aux élections de gouverneur en 1966, mais il sera victorieux le 12 janvier 1971. Pendant ses deux mandats, il s'y montre conservateur en matière fiscale et libéral sur les problèmes sociaux. CARTER est élu gouverneur de Géorgie en soutenant le programme électoral de George WALLACE. Son discours d'investiture constitue une surprise pour ceux de ses électeurs qui l'avaient cru raciste. Il déclare, en effet : «Je dois vous dire franchement que le temps de la discrimination est terminé» ; il nomme alors des Noirs à des postes de responsabilité au sein de l’État de Géorgie.

CARTER a annoncé sa candidature aux présidentielles le 12 décembre 1974, il est désigné par son parti en 1976, et il est élu président des États-Unis le 2 novembre 1976. Jimmy CARTER rappelle qu’il n’avait pas à l’avance, un plan de carrière, tout a été décidé au fur et à mesure des étapes de sa vie : «Il n’y a jamais eu de chemin ordonné ou planifié à suivre au début de ma vie. À chaque étape de ma carrière, j'ai pris des décisions quelque peu péremptoires concernant la suivante”, écrit-il. Jimmy CARTER sera président des États-Unis du 20 janvier 1977 au 20 janvier 1981. CARTER bat Gérald FORD (1913-2006) et devient le premier président originaire du Sud profond, «Deep South», depuis la guerre de Sécession (1861-1865). Sa victoire démontre une nette division du pays sur des bases géographiques. En plus d'avoir repris le contrôle de la Maison-Blanche, les démocrates conservent de fortes majorités au Sénat et à la Chambre des représentants.

Admirateur de Léon TOLSTOI, le président CARTER, chrétien aux idées de justice, a toujours mis la justice sociale et les droits humains, au cœur de sa politique étrangère, rompant avec la politique cynique et de compromission du gouvernement de Richard NIXON (1913-1994), fondée sur la «Realpolitik». Durant son mandat, il aura accompli, notamment en politique étrangère, les traités du Canal de Panama, les accords de Camp David, le traité de paix entre l’Égypte et Israël, le traité Salt II avec l’Union soviétique, l’établissement de relations diplomatiques avec la Chine. Paradoxalement, CARTER lance aussi le premier grand programme audacieux de réarmement américain. En dépit de ces succès diplomatiques indéniables qui ont marqué les esprits, sa gestion brouillonne des affaires afghane et iranienne sème le trouble dans l’opinion publique, encore traumatisée par le grave revers au Vietnam. En effet, le président CARTER accueillit à contrecœur le dictateur déchu, Mohammad Reza Chah Pahlavi, en tant que réfugié politique sur le sol américain, ce qui provoqua la grogne des révolutionnaires iraniens. En représailles, 52 employés de l’ambassade américaine en Iran furent pris en otage durant 14 mois. De plus, les accords SALT II furent suspendus suite au commencement de l'intervention soviétique en Afghanistan, en 1979. Par ailleurs, Anouar EL-SADATE (1918-1981) et Menahem BEGIN (1913-1992) seront, par la suite, assassinés. La politique étrangère de CARTER, en principe, basée sur le respect des droits de l'homme a mis fin au soutien américain envers le gouvernement somoziste au Nicaragua. Le président CARTER ira même jusqu'à financer les opposants à ce gouvernement qui violait couramment les droits de l'homme. En revanche, le président CARTER ne s’est pas attaqué à l’Apartheid en Afrique du Sud, en pleine guerre froide, jugeant que les matières premières de ce pays étaient utiles à l’Occident.

Dans le domaine de la politique intérieure, il a mis en place un programme d’énergie, avec un Département de l’énergie, la dérégulation en matière d’énergie, de transport, de communications et de finances, un ambitieux programme sur l’éducation, un programme de défense de l’environnement, dont l’Alaska National Interest Lands Conservation Act.

Conservateur en matière économique, sa politique intérieure n’a pas été une restauration complète, après les présidences de Richard NIXON et de Gérald FORD, de la «New Deal». Au cours de la campagne électorale, Gérald FORD remontait dans les sondages, et subitement, le candidat CARTER a mis un peu plus un coup de barre à gauche. Voulant séduire les classes populaires, notamment les Noirs, il a promis un programme massif de créations d’emplois pour les pauvres et les ouvriers et à venir en aide aux villes durement touchées par les restructurations industrielles et la diminution des subventions fédérales. En fait, pendant son mandat, l’emploi s’est détérioré, les revenus et le niveau de vie des pauvres ne se sont pas substantiellement améliorés.  Ses réformes économiques et sociales n’ont pas été remises en cause par son successeur Ronald REGEAN. Les Américains étaient de plus en plus réticents à l’augmentation des impôts et à la politique de l’offre consistant à favoriser les dépenses publiques. Aussi, l'augmentation des dépenses publiques pour venir en aide aux plus déshérités, pour freiner le développement du chômage, pour porter secours à de nombreuses entreprises en faillite, débouche finalement sur une reprise de l'inflation et une véritable récession malgré un déficit budgétaire de plus en plus fort ; ce qui n’a pas été apprécié par les classes aisées.

En revanche, Jimmy CARTER a restauré le prestige et l’honneur de l’administration américaine, largement abimés par les années du scandale de Watergate et de la guerre du Vietnam. En effet, en poste du 20 janvier 1969 au 9 août 1974, Richard NIXON a été contraint à la démission, pour éviter la destitution, en raison des écoutes téléphoniques illégales, dont celles du Parti démocrate. L’Amérique de Donald TRUMP, marquée par la culture du tweet, l’irrespect des minorités, des institutions, de la presse, des femmes, de la société internationale, tranche avec cette présidence sobre et éthique de CARTER.

Président d’un seul mandat, Jimmy CARTER a continué, autrement, son action pour la paix. En 1982, il devient un professeur émérite à l’université d’Atlanta, en Géorgie et créé une fondation, The Carter Center, dont le but est de résoudre les conflits internationaux, promouvoir la démocratie, protéger les droits de l’homme et lutter contre les endémies et autres maladies, ainsi que favoriser l’autonomie alimentaire. C’est ainsi que le président CARTER, à travers sa fondation a été nommé médiateur dans différents conflits, notamment en Ethiopie-Erythrée, en Corée du Nord, au Libéria, en Haïti, en Bosnie, au Soudan, aux Grands Lacs, en Afrique, entre le Soudan et l’Ouganda, au Venezuela, au Népal, entre l’Équateur et la Colombie. Sa Fondation a déjà envoyé, par 72 fois des observateurs à différentes élections.

Revenu vivre dans sa maison, avec des promenades dans les bois et la peinture, Jimmy CARTER a fait un bilan satisfaisant de sa vie, et fait face à l’avenir avec confiance et sérénité : «La vie que nous avons maintenant est la meilleure de toutes. Nous avons une famille en expansion et harmonieuse, une vie riche dans notre église et dans la communauté des Plaines et des projets de diversité. (…) Nous avons la chance d'être en bonne santé et envisageons l'avenir avec enthousiasme et confiance, mais nous sommes préparés à l'inévitable adversité lorsqu'elle surviendra», écrit-il. Atteint d’un cancer au cerveau, mais avec rémission, le président CARTER est apaisé : «J'ai eu une existence passionnante, (...) j'ai eu beaucoup de chance. Je suis à l'aise face à ce qui arrivera (...) Je suis prêt pour cette nouvelle aventure», déclare-t-il en 2015.

Disparu le dimanche 29 décembre 2024, Jimmy CARTER est considéré comme un homme de principe : «L’Amérique et le monde ont perdu un dirigeant, un homme d’État et un humanitaire extraordinaire. Pour tous ceux qui cherchent à savoir ce que cela veut dire de vivre une vie qui a un but et un sens étudiez Jimmy Carter, un homme de principe, de foi et d’humilité», dit le président Joe BIDEN. «Défenseur des personnes vulnérables» estime le président Emmanuel MACRON ; «l’engagement ferme de Carter, motivé par une foi chrétienne profonde, en faveur de la réconciliation et de la paix entre les peuples, de la défense des droits humains, ainsi que du bien-être des pauvres et des personnes dans le besoin», dit le Pape François. Qualifié d’homme remarquable, «le président Carter nous a appris à tous et à toutes ce que veut dire vivre avec élégance, dignité, justice et au service» écrit l’ancien président Barack OBAMA.

Jimmy CARTER était mariée à Rosalynn Eleonor SMITH, qui lui a donné quatre enfants : Jack né le 3 juillet 1947, père de deux enfants, James le 12 avril 1950, père de deux enfants, Donel né le 18 août 1952, père de trois enfants, et Amy, née le 19 octobre 1967, mère de deux enfants. Rosalynn a souvent plaidé pour la cause de la santé mentale.

 Bibliographie très sélective

 1 – Contributions de Jimmy Carter

CARTER (Jimmy), A Full Life : Reflexion at Ninety, New York, Simon and Schuster Inc, juillet 2015,  155 pages ;

CARTER (Jimmy), A Government As Good As its People, University of Arkansas Press, 1996, 224 pages ;

CARTER (Jimmy), A Remarquable Mother, New York, Simon and Schuster, 2008, 240 pages ;

CARTER (Jimmy), Always a Reckoning and Others Poems, Times Books, 1995, 130 pages ;

CARTER (Jimmy), An Hour before Daylight : Memories of Rural Boyhood, New York, Simon and Schuster, 2000, 288 pages ;

CARTER (Jimmy), An Outdoor Journal, New York, Bantam Books, 1988, 300 pages ;

CARTER (Jimmy), Beyond the White House : Waging Peace, Fighting Deases, Building Hope, Riverside, New Jersey, Simon and Schuster, 2007, 462 pages ;

CARTER (Jimmy), CARTER (Amy), Christmas in Plains : Memories, Simon and Schuster, 2004,  160 pages ;

CARTER (Jimmy), CARTER (Rosalynn), Everything to Gain : Making the Most of the Rest of your Life, University of Arkansas Press, 1995, 176 pages ;

CARTER (Jimmy), Keeping Faith, Memoirs of a President, Toronto, New York, Bantam Books, 1982, 652 pages ;

CARTER (Jimmy), Le meilleur de nous-mêmes, traduction de France-Marie Watskin, Geneviève François-Poncet et Henri Robillot, préface de Eugène Clarence Braun-Munk, Paris, Stock, 1976, 266 pages ;

CARTER (Jimmy), Living Faith, NY, Times Books et Crown/Archetype, 1996 et 2011, 288 pages ;

CARTER (Jimmy), Negotiation : The Alternative to Hostility Mercer University Press, 2003, 57 pages ;

CARTER (Jimmy), Our Endangered Values : America’s Moral Crisis New York, Simon and Schuster, 2005, 212 pages ;

CARTER (Jimmy), Palestine Peace Not Apartheid, New York, Simon and Schuster, 2006, 360 pages ;

CARTER (Jimmy), Palestine, la paix, pas l’Apartheid, traduction de Jean-Paul Mourlon, Paris, L’Archipel, 2007, 255 pages ;

CARTER (Jimmy), Parlons de paix, traduction d’Isabelle Stoïanov, Paris, Michel Lafon, 1994, 244 pages ;

CARTER (Jimmy), Sharing Good Times, New York, Simon and Schuster, 2004, 192 pages ;

CARTER (Jimmy), Sources of Strength : Meditation on Scripture for a Living Faith, Crown/Archetype, 2011, 272 pages ;

CARTER (Jimmy), Talking Point : A vision for Next Generations, Dutton Children’s Books, 1993, 224 pages ;

CARTER (Jimmy), The Blood of Abraham, University of Arkansas, 1993, 243 pages ;

CARTER (Jimmy), The Hornet’s Nest : A Novel of Revolutionary War, Simon and Schuster, 2004, 496 pages ;

CARTER (Jimmy), The Nobel Peace Prize Lecture, Simon and Schuster, 2002, 32 pages ;

CARTER (Jimmy), The Vertus of Aging, Ballatine Publishing Group, 1998, 140 pages ;

CARTER (Jimmy), The Wit and the Wisdom of Jimmy Carter, Secausus, NY, Citadel Press, 1977, 156 pages ;  

CARTER (Jimmy), Through the Years with Jimmy Carter, Zondervan, 2011,  410 pages ;

CARTER (Jimmy), TURNER (Robert, L.), I Will Never Lie to You : Jimmy Carter in his Own Words, New York, Ballatine Books, 1976, 178 pages ;

CARTER (Jimmy), Turning Point : A Candidate, a State and a Nation Come of Age, Crown/Archetype, 2011, 256 pages ;

CARTER (Jimmy), We Can Have Peace in the Holy Land : A Plan that Will Work, Simon and Schuster, 2010, 256 pages ;

CARTER (Jimmy), Why Not the Best ? The First Fifty Years,  University of Arkansas Press, 1996, 166 pages.

 2 – Critiques de Jimmy Carter

ARIAIL (Dan), HECKLER-FELTZ (Cheryl), The Carpenter’s Apprentice : The Spiritual Biography of Jimmy Carter, Grand Rapid, Michigan, Zondervan Pub. House, 1996, 186 pages ;

BOURNE (Peter, G), Jimmy Carter : A Comprehensive Biography from Plains to Post-Presidency, New York, Scibner, 1997, 584 pages ;

BRINKLEY (Douglas), The Unfinished Presidency : Jimmy Carter’s Journey to the Nobel Peace Prize, New York, Penguin Books, 1998, 587 pages ;

CALLAHAN (Dorothy, M.), Jimmy, the Story of the Young Carter, New York, Garden City, Doubleday, 1979, 202 pages ;

CARTER (Jeff), Ancesters of Jimmy and Rosalynn Carter, MacFarland Compagny, 2012, 216 pages ;

CARRIGAN (Mellonee), Jimmy Carter, beyond the Presidency, Plainfield, NJ, Logos International, 1976, 166 pages ;

DEMAUSE (Lloyd), EBEL (Henry), Jimmy Carter and American : Psychohistorical Explorations, New York, Two Continents, 1977, 146 pages ;

DUMBRELL (John), The Carter Presidency: A Re-evaluation, New York, NY, Manchester University Press, 1995, 235 pages ;

ELSTON (Heidi), Jimmy Carter, Edina, Minnesota, ABDO Pub Co, 2009, 50 pages ;

EVAN (Myke), Jimmy Carter : The Liberal Left and World Chaos, A Carter/Obama Plan that Will not Work, Phoenix, Arizona, Times Worthy Books, 2009, 610 pages ;

FINK (Gary, M) HUGUES (Davis, Graham), The Carter Presidency : Policy Choices in the Post-New Deal Era, Lawrence, University Press of Kansas, 1998, 310 pages ;

GEORGE (Linda), GEORGE (Charles), Jimmy Carter : A Builder of Peace, Children’s Press, 2000, 58 pages ;

GODBOLD (E., Stanly), Jimmy and Rosalynn Carter : The Georgia Years, 1924-1974, Oxford, (UK), New York, Oxford University Press, 2010, 402 pages ;

HARGROVE (Erwin, C.), Jimmy Carter as President : Leadership and Politics of the Public Good, Baton Rouge, Louisiana University Press, 1988, 258 pages ;

JONES (Charles, O), The Trusteeship Presidency : Jimmy Carter and the United-States Congress, Baton Rouge, Louisiana State Press, 1988, 266 pages ;

JOSEPH (Paul), Jimmy Carter, Edina, Minnesota, ABDO Pub Co, 1999, 44 pages ;

KENT (Deborah), Jimmy Carter, Children’s Press, 2005, 122 pages ;

KRAMER (Barbara), Jimmy Carter, a Life of Service, Berkley Heights, NJ, Enslow Elementary, 2005, 58 pages ;

LASKY (Victor), Jimmy Carter : The Man and the Myth, New York, R. Marek, 1979,  430 pages ;

LEGREZ (Philippe), Jimmy Carter et les élections américaines de 1976, Montréal, éditions Bellarmin, 1977, 207 pages ;

LINDOP (Edmund), Richard M. Nixon, Jimmy Carter, Ronald Reagan, Twenty-First Century Books, 1996, 74 pages ;

MBOK (Eric Bertin), Jimmy Carter et l’Afrique Noire, de la Maison-Blanche au Centre Carter, thèse, sous la direction de Daniel Bourmaud, Université Montesquieu, Bordeaux, 2013, 581 pages ;

MELLOAN (George), MELLOAN (Joan), The Carter Economy, New York, John Wiley and Sons, 1978, 312 pages

MILLER (William), Jimmy Carter : l’homme et ses croyances, traduction de Michel Deutsch, Paris, Econimica, 1980, 251 pages ;

MITCHELL (Nancy), Jimmy Carter in Africa : Race and the Cold War,  Washington D.C, Woodrow Wilson Center Press, Standford University Press, 2016, 883 pages ;

MORRIS (Kneth, Earl), Jimmy Carter, American Moralist, University of Georgia Press, 1996, 440 pages ;

MORRIS (Kneth, Earl), Jimmy Carter, American Moralist, University of Georgia Press, 1996, 440 pages ;

NORTON (Howard, Melvin), SLOSSER (Bob), The Miracle of Jimmy Carter : A Builder of Peace, Children’s Press, 2000, 58 pages ;

SALINGER (Pierre), «Le grand atout de Jimmy Carter», L’Express, mai 1977, pages 116-118 ;

SHABBING (Laura), Jimmy Carter Country: A Man of One Mission, A Analysis of Carter’s Work to Restore Faith in the US Government, Master Thesis, 29 juin 2012, 51 pages ;

SHEPPARD (Peggy), Armchair Tour of Jimmy Carter Country, Leslie, GA, Sheppard Publications, 1977,  42 pages ;

SHOUP, (Laurence, H.), The Carter Presidency, and Beyond : Power and Politics in the 1980s, Berkeley, CA, Ramparts Press, 1980, 319 pages ;

SMITH (Betsy, Covington), Jimmy Carter, President, New York, Walker, 1986, 138 pages ;

STANTELLA (Andrew), James Earl Carter, Jr, Minneapolis, Minnesota, Compass Points Books, 2003, 74 pages ;

STEIN (Kneth, W), Heroic Diplomacy : Sadat, Kissinger, Carter, Begin, and the Quest for Arab-Israeli Peace, New York, Routledge, 1999, 324 pages ;

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TROESTER (Rod), Jimmy Carter, a Peacemaker : a Post-presidential Biography, Westport, Connecticut, Praeger, 1996, 210 pages ;

ULLMANN (Marc), Quatre ans pour changer le monde,  Paris, Robert Laffont, 1977, 200 pages ;

UPDEGROVE (Mark, K.), Second Acts : Presidential Lives and Legacies after the White House, Guilford, Connecticut, Lyons Press, 2006, 376 pages ;

VENEZIA (Myke), Jimmy Carter : Thirty-Ninth President, 1977-1981, New York, Children’sPress, Scholastic, 2008, 42 pages ;

WIZNITZER (Louis), Jimmy Carter ou l’irrésistible ascension, Paris, A. Moreau, 1976, 187 pages ;

WOOTEN (James, T), Dasher : The Roots and the Risiang Jimmy Carter, New York, Summit Books, 1978, 394 pages ;

ZILZER (Julian, E), Jimmy Carter, Times Book, Henry Holt and Co, 2010, 218 pages.

Paris, le 23 août 2018, actualisé le 30 décembre 2024, par Amadou Bal BA,

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