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«Sénégal : La levée de l'immunité parlementaire du député-maire des Agnam Nord, Mouhamadou N’GOM dit Farba : un acharnement par personne interposée contre Macky SALL et les Foutankais ou un souci de bonne gouvernance et de probité ?» par Amadou Bal BA
Le vendredi 24 janvier 2025, par une majorité mécanique et écrasante, 130 voix pour, trois voix contre et trois abstentions, le Parlement sénégalais a levé l’immunité parlementaire du député-maire d’Agnam Nord (Fouta-Toro, Nord du Sénégal), Farba N’GOM, soupçonné par le gouvernement, dans sa reddition des comptes, d’être impliqué dans un scandale financier. Réélu à un troisième mandat le 17 novembre 2024, Farba NGOM, très proche de l’ancien président Macky SALL, et 7e sur sa liste, est un homme politique et d’affaires très fortuné et un griot. Aussi, l’origine de sa fortune est au centre des débats judiciaires en cours. En effet, sur requête du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, et sur la base d’un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) concernant des malversations sur les deniers publics, s’élevant à plus de 125 milliards de francs C.F.A., soit 190 839 695 €, la levée de l’immunité parlementaire de Farba NGOM ouvre la voie à une procédure judiciaire, contre ce député de l’opposition, pour des chefs d’inculpation «d’association de malfaiteurs, blanchiment de capitaux, escroquerie portant sur les deniers publics, corruption, trafic d’influence, abus de biens sociaux», dit un communiqué du 12 janvier 2025.
Dans le cadre de la reddition des comptes sous le mandat de Macky SALL, le gouvernement a déjà traité 91 dossiers, dont 87 ont été transmis aux juges d’instruction. Ces investigations ont conduit à l’arrestation de 162 personnes et permis la saisie de plus de 2,5 milliards de francs C.F.A, soit 3 816 794 euros. Le Pool Judiciaire Financier (PJF), rattaché au tribunal de grande instance hors classe de Dakar et à la Cour d’appel de Dakar, a pour mission de se consacrer à la répression des infractions économiques et financières. Le PJF, qui a remplacé la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI), avait notamment condamné des dignitaires du régime d’Abdoulaye WADE président du Sénégal de 2000 à 2012, dont son fils Karim WADE (Voir Médiapart, 18 janvier 2024). «Farba Ngom n'a jamais voulu venir demander une quelconque protection. Il ne l'a jamais demandé parce que, dans le Fouta où nous, nous sommes originaires, on nous a appris une chose : vivre dans la peur est un échec de la vie. Nous n'avons pas peur, nous, de la mort. Et c'est pour ça que nous n'avons pas peur de la vie. Farba est prêt à affronter la vie parce qu'il sait qu'il va affronter un jour la mort. Nous n'avons pas peur de la mort.», dit Maître Aïssata TALL, ancienne Garde des Sceaux, ministre de la Justice et députée de l’APR, un parti d’opposition.
Aussi, dans ces poursuites pénales contre Farba N’GOM, divisant et passionnant le peuple sénégalais, la question est de savoir, à la suite de la double et écrasante victoire du PASTEF, le parti au pouvoir, de la grande alternance du 24 mars 2024 et aux législatives anticipées du 17 novembre 2024, s’agirait-il d’un acharnement, d’un règlement de comptes, d’un procès en sorcellerie, par Farba N’GOM interposé, contre Macky SALL et les Foutankais, ou un souci légitime, de la part du gouvernement, d’une bonne gouvernance, de la probité, en vue de mobiliser, de façon optimale, les ressources financières du Sénégal, pour le bien-être des populations, notamment les plus fragiles ?
Comme mes maîtres à penser, Edgard MORIN (Médiapart, 10 juillet 2021) et Paul RICŒUR (Médiapart, 20 janvier 2025), m’appuyant sur leur «théorie de la complexité», la vérité ni n'est noire, ni blanche ; elle est souvent grise. Il y a donc plusieurs lectures de cette affaire Farba N’GOM, qui parle de «forfaiture, d’acharnement purement politique». L’APR, le parti de Farba, très remonté, dénonce des «dérives dictatoriales et menaces sur la République ! En s'attaquant aussi brutalement au député de la Coalition Takku Wallu Sénégal et membre éminent de l'Alliance Pour la République, le pouvoir confirme sa nature dictatoriale et témoigne de la totale mainmise du Premier Ministre sur toutes les Institutions de la République», écrit, le 14 janvier 2024, son Secrétariat Exécutif National.
La première lecture est livrée par le Premier ministre Ousmane SONKO, qui lors de la campagne des législatives anticipées avait publiquement annoncé à Agnam, que Farba NGOM, à l'issue du scrutin, sera démis de ses fonctions. «Plus jamais plus Farba ne participera à une élection au Sénégal» avait dit le Premier ministre. Apparemment, et je l’écris au conditionnel, il y aurait eu, avant l’alternance du 24 mars 2024, deux rapports des organismes de contrôle financier, la CENTIF, contre Farba NGOM, avec des montants plus élevés que ceux rendus maintenant publics. Cependant, le président Macky SALL avait refusé de publier ces rapports. Il semble que, le Premier ministre, Ousmane SONKO, aurait eu connaissance de ces deux rapports. Cependant, cette déclaration publique du Premier ministre, pendant la campagne des législatives, en violation de la présomption d'innocence, est surprenante à deux égards : d'une part, j'attendais du gouvernement qu'il prenne du recul, et surtout de la hauteur, après les législatives gagnées nettes et sans bavure, de faire voter sa réforme sur la justice ; d'autre part, et surtout, de se mettre au travail en hiérarchisant ses priorités, pour «la rupture» promise aux Sénégalais. En effet, depuis la grande alternance du 24 mars 2024, presque une année a déjà été perdue. Un mandat présidentiel de 5 ans, c'est vite épuisé.
I – Farba NGOM un acharnement judiciaire, une poursuite déguisée contre Macky SALL et l'APR
Il est probable, et c'est une simple supputation ou conjecture de ma part, que Farba NGOM, sur le grill, paie les pots cassés pour l'ancien président Macky SALL allé se planquer au Maroc. Vous avez suivi les législatives anticipées, bien que tête de liste, c'est par groupe WhatsApp que Macky SALL avait mené sa campagne électorale. Tous savent la grande proximité de Farba NGOM, le théoricien du Fouta-Toro, «titre foncier» pour l’ancien président. En effet, beaucoup d’observateurs estiment, à tort ou à raison, que l'ancienne première Dame du Sénégal, Mme Marième FAYE SALL, qui «porterait le pantalon», avait une grande influence politique, ainsi que certains membres de sa famille, dépassant très largement son rôle symbolique. Si le PASTEF avait pour ambition d'instaurer de nouvelles mœurs politiques de bonne gouvernance, il faudrait légiférer sur le rôle exact de la Première Dame et son entourage, en vue d’interdire tout conflit d'intérêts.
J'attends d'ailleurs, avec impatience, le livre à venir de Latif COULIBALY, au sujet du coup d'État constitutionnel du 3 février 2024. Macky SALL, qui a un sens politique, et peu de courage, planqué à l’étranger, a laissé ses amis politiques, dont Farba NGOM, essuyer les plâtres pour lui. Courage, fuyons !
Par ailleurs, cet acharnement contre le député-maire de Agnam, Farba NGOM, responsable de l'APR, pourrait être aussi interprété comme une volonté d'exclusion, de la part du PASTEF, des Peuls de la vie politique au Sénégal, une sorte de «Neddo Ko Bandoum», ou la solidarité familiale, à l'envers, une grave ethnicisation de la vie politique au Sénégal, un pays uni dans sa grande diversité. «Le Fouta est l’une des poches de résistance face à ce régime autoritaire. Ousmane Sonko, après des séjours dans le Nord, n’a pas convaincu les fils du Fouta. Nous disons «Non à l’intimidation» Aucun des fils du Fouta n’est au gouvernement. On n’a pas vu le gouvernement, lors de la crue du fleuve. Il n’y a aucune promotion des fils du Fouta. Au contraire, nous constatons le licenciement de plus de 1000 jeunes au Port, à la Lonase ; l’annulation de plus 1000 bourses familiales, l’arrêt des chantiers de la route du Dandémayo, l’aéroport de Ourossogui. Le Fouta est sanctionné par le régime. L’État exécute la volonté de Sonko. Qui a dit : «Farba ne participera plus jamais à une élection. Le Fouta fait partie du Sénégal, il doit être pris en compte dans les politiques publiques. Celui qui s’attaque à Farba, s’attaque à l’Apr, au Fouta et au Sénégal», dit Maître Moussa Bocar THIAM, de Ouro-Sogui. Les militants du PASTEF estiment que les Foutankais défendent Farba, exclusivement, parce qu’il est Peul, une solidarité purement ethnique. Cependant, Ousmane SONKO avait auparavant, en juillet 2022, reproché au président Macky SALL d’ostraciser les Diolas, les Casamançais, le Sud du Sénégal. «L’État du Sénégal et les Sénégalais discriminent les Casamançais : les Diolas, Mandingues, Soninkés et Manjaques, et qu’ils ne sont pas traités comme le reste de la population, que les Sénégalais ont des préjugés les empêchant d’accéder à des postes importants», écrit Ousmane SONKO, dans sa plainte, du 4 février 2022, à la CPI, relayée par Seneplus du 14 juillet 2022.
Déjà, dans son projet politique, le PASTEF avait annoncé sa volonté de rayer le Fouta-Toro, un espace aussi ancien que l'empire du Tekrour, de la carte du Sénégal. La marche forcée et précipitée de faire du ouolof de la langue nationale, qui n’est parlé qu’au Sénégal et une partie de la Gambie, alors que le Peul est utilisé dans 27 pays africains, accentue encore ce sentiment de malaise, à raison ou à tort, d'un agenda caché de nettoyage ethnique. Quand ajoute à cela que depuis un an, à travers les différentes nominations du gouvernement, il n'y a plus de responsable politique du Fouta-Toro dans le gouvernement ; ils sont désormais invisibilisés.
Par conséquent, ce reproche d’un acharnement politique, par une majorité parlementaire mécanique, contre Farba NGOM viserait-il, donc à éliminer un responsable élu, qui n'a pas que des qualités, mais tout de même adoubé par les Foutankais ? «Je suis justiciable comme tous les Sénégalais, Ousmane, tu viens à Agnam pour déclarer mon dernier mandat. Ousmane tu n’es pas le Prophète. Même si je dois faire de la prison, je ferai ça dignement. Mais je ne reculerai pas. Pourquoi je ne dois pas avoir de l’argent ? Je n’ai jamais touché l’argent de l’État du Sénégal», dit le député-maire, Farba NGOM. Le Sénégal est un pays uni dans la grande diversité, tolérant et je m'en réjouis pleinement. J'en appelle à nos autorités publiques de veiller à ce que ce «Grand petit pays», le reste.
II – Farba NGOM, un Robin des bois des temps modernes, a droit à un procès équitable
Farba N’GOM est un personnage controversé et je l’ai écrit dans mes précédents articles, il a droit, non pas à une Justice de la meute sonnant l’hallali, mais à un procès équitable et serein. On remarquera que ce Pool Judiciaire Financier, ce sont des fonctionnaires nommés par le gouvernement, sans vraie indépendance d’un magistrat. «Si le ministère de la Condamnation est glorieux, le ministère de la Justice est encore plus glorieux que celui de la Condamnation. Oui, il avait tout à fait raison. Le ministère de la Condamnation, c'est le ministère de l'examen des faits. Le ministère de la Justice, c'est celui de la balance qui pèse et qui soupèse les faits», dit Me Aissata TALL SALL. La personne poursuivie aura le droit de se faire assister d’un avocat, je suivrai, avec vous, très attentivement ce procès.
Dans le respect strict de la présomption d’innocence et du droit à un procès équitable, pour le député-maire, Farba N’GOM, je réaffirme que l'État du Sénégal ne devrait jamais renoncer à une «gouvernance sobre et vertueuse», suivant une formule en 2012, du candidat Macky SALL. C’est un slogan choc qui avait mouche, et contribué à la chute de Me Abdoulaye WADE, à délégitimer l’État, faire de l’argent-roi, une valeur en politique. Cependant, Macky SALL, sur un point majeur concernant ses infrastructures, est un véritable «Pharaon des Temps modernes» (Médiapart, 1er janvier 2024). Par conséquent, sur ce point précis, je maintiens, très fortement, mon jugement très positif sur l’ancien président du Sénégal, qui a considérablement amélioré les conditions de vie des Sénégalais. C’est la sortie de Macky SALL, ayant hésité dans sa stratégie, à travers le coup d’État électoral du 3 février 2024, et dont je suis le premier à dénoncer, sans droit d’auteur, qu’il faudrait condamner, très énergiquement.
Cependant depuis, le 24 mars 2024, la prise du pouvoir du PASTEF et une promesse de rupture plébiscitée par les Sénégalais, on attend encore les gestes forts en vue de réduire la pauvreté, l’emploi des jeunes, la sécurité des Sénégalais, un système éducatif performant, une agriculture répondant aux besoins de la consommation locale, mais aussi un système de santé publique, gratuit et efficace à la hauteur des besoins immenses. Pour ma part, dire n’est pas faire.
Je comprends, et partage le souci du PASTEF de la reddition des comptes, une bonne gouvernance, c’est le thème de ma conférence du 20 janvier 2024, à Trappes, dans les Yvelines, devant les cadres en soutien du candidat Amadou BA (Médiapart, 8 février 2024). Les Sénégalais sont souvent dans la compassion, quand quelqu’un est emprisonné ou poursuivi devant la Justice, il y a le fameux «N’Deyssaane». C’est un fait politique majeur en Afrique, l’argent à tout pourri dans le continent noir. Contrairement aux gros mensonges des Occidentaux, l’Afrique disposant d’importantes ressources minières n’est pas pauvre ; en fait ce sont, en grande partie, les gouvernants africains qui les détournent les deniers publics ou les guerres locales, comme au Congo, qui jettent les populations locales dans la misère et le chemin de l’exil.
À mon sens, plusieurs conditions d’un procès équitable, pour les personnes poursuivies dans le cadre de ces délits financiers, devraient être respectées par les autorités publiques du Sénégal.
Tout d’abord, pour une bonne gouvernance, les autorités devraient se montrer exemplaires et transparentes. Le PASTEF, qui doit avoir un bon marabout, non seulement a une majorité confortable, mais arrive au pouvoir également au bon moment, à l’heure où tombe la manne financière des produits pétroliers et gaziers. Ousmane SONKO avait déjà écrit un ouvrage à ce sujet, et j’en avais rendu compte (Médiapart, 30 août 2023). Or, le gouvernement, concentré à poursuivre les dignitaires de l’Ancien régime, est étrangement silencieux sur ces nouvelles ressources financières, qui devraient régulièrement être communiquées, en toute transparence, non pas en débat public, mais à une commission parlementaire, où sont représentés les députés de l’opposition.
Ensuite, vous remarquerez aussi, le principe d’égalité devant la Justice, comme la présomption d’innocence, dans cette affaire de reddition des comptes, ont connu de très graves entorses. En effet, bien avant la levée de l’immunité parlementaire de Farba NGOM, 119 personnes, en violation du principe de présomption d’innocence, alors qu’aucune poursuite n’était pas encore engagée, des interdictions de sortie du territoire sénégalais étaient déjà mises en place. Sur le principe d’égalité devant la Justice, les poursuites du PASTEF, dans le cadre de la reddition des comptes, sont particulièrement sélectives, seules les personnes qui ont choisi le mauvais camp, sont vraiment inquiétées. Par ailleurs, dans le cadre des violences urbaines de 2021, apparemment le gouvernement ne vise qu’à indemniser les manifestants ou leurs familles, donc essentiellement des militants du PASTEF. Quid donc des dégâts matériels au préjudice des commerçants et des enseignes françaises, d’ailleurs souvent gérées par des Sénégalais ?
Enfin, si on parle de reddition des comptes, on ne devrait pas seulement examiner que le bilan de l’ancien président Macky SALL, mais aussi et surtout, la pratique du PASTEF depuis sa prise de pouvoir, à compter du 24 mars 2024 ; c’est là où il y a maintenant des risques d’une mauvaise gestion, ils sont aux commandes de l’État. Par conséquent, un gouvernement qui n’a rien à se reprocher, pour être crédible, devrait montrer le bon chemin à suivre, par une publication annuelle des rapports des instances de contrôle financiers. «Je ne peux pas croire ce que vous dites, parce que je vois ce que vous faites» avait dit James BALDWIN (Médiapart, 29 avril 2023). Dans ses injonctions contradictoires, et en matière de bonne gouvernance, le PASTEF semble nous dire «Faites ce que je dis, mais il interdit de faire, ce que je fais». Le PASTEF, parti des patriotes, un chevalier blanc drapé dans son manteau de la probité, avait promis d’abolir la Caisse noire et d’arrêter les valises d’argent pour les marabouts, le clergé musulman (Voir Médiapart, 29 avril 2024). Qu’en est-il exactement ? Ces questions ne nécessitaient aucune majorité parlementaire, et pourquoi ce n’est pas encore fait ?
S’agissant, en particulier du député Farba N’GOM, il a droit à un procès équitable, sans acharnement, dans le respect des droits de la défense et du principe de présomption d’innocence. J’ai déjà, dans d’autres articles, recensé les défauts de cet homme politique, parfois violent, arrogant, menant une corruption active des journalistes, pour se construire une fausse bonne image ; et surtout incarnant ces pratiques claniques de Macky SALL, dans son rapport à l’argent qu’on ne veut plus revoir, au moment où arrivent les produits pétroliers et gaziers. Tout cela me parait établi et de notoriété publique.
Cependant, un point a fait naître de l’estime pour Farba NGOM, c’est un Robin des bois des temps modernes. Il appartiendra à un tribunal de mettre en lumière la vraie origine de ses ressources. En tout cas, tous ont constaté qu’à Agnam, il a construit de nombreuses infrastructures, en matière d’éducation et surtout de santé, un point faible du gouvernement du Sénégal. On sait que les grands voleurs du Sénégal ont tendance à aller planquer leur pognon dans les paradis fiscaux. En effet, pour une partie de ses biens, Farba N’GOM les a consacrés à l’amélioration des conditions de vie de ses concitoyens. Par conséquent, je trouve ce point d’une importance capitale à prendre en considération, dans les débats devant la justice. C’est comme d’ailleurs, le président Macky SALL, les infrastructures au Sénégal sont acquises à notre peuple, personne ne pourra les transférer dans un paradis fiscal. En revanche, au PASTEF, un an après, sa prise de pouvoir, on n’a encore rien vu qui puisse marquer les esprits, concernant la réduction de la pauvreté. «Je suis un aveugle, je ne vois que ce je touche», disait mon arrière-grand-mère, Dourma LY.
Finalement, et, à mon très modeste avis, dans ces procès hautement symboliques, en vue de remettre de l’ordre dans la bonne gouvernance du Sénégal, si les faits sont avérés, dans le respect des droits de la défense et pour une justice sereine et indépendante, débarrassée des instrumentalisations politiques, deux mesures en matière de délits financiers me paraissent efficaces : la déchéance des droits civiques et la confiscation de certains biens. Il faudrait donc, dans la mesure possible, éviter toute peine privative de liberté. Thierno Alassane SALL, dans sa grande constance et cohérence, appelait, à juste titre, à une «République des Valeurs» (Médiapart, 12 décembre 2023).
Références bibliographiques
BA (Amadou, Bal), «Pour une bonne gouvernance, contre la cupidité», Médiapart, 8 février 2024 ;
BA (Amadou, Bal), «Sénégal : Audit des comptes de l’État, pour une bonne gouvernance», Médiapart, 20 avril 2024 ;
BA (Amadou, Bal), «Ousmane Sonko, son livre pétrole et gaz», Médiapart, 30 août 2023 ;
BA (Amadou, Bal), «Sénégal : religion, politique, argent et alternance», Médiapart, 29 avril 2024 ;
BA (Amadou, Bal), «Thierno Alassane SALL, pour une République des valeurs», Médiapart, 12 décembre 2023 ;
BA (Amadou, Bal), «Le Sénégal : bilan de 62 ans d’indépendance», Médiapart, 19 mars 2022.
Paris, le 26 janvier 2025, par Amadou Bal BA