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«Brigitte BARDOT (1934-2025), une actrice et chanteuse française de renom, défendant les animaux, mais condamnée plusieurs fois pour son racisme, son homophobie décomplexée, une grande connivence avec l’extrême droite.» par Amadou Bal BA
«Brigitte BARDOT (1934-2025), une brillante actrice et chanteuse française, défendant les animaux, mais condamnée plusieurs fois pour son racisme, son homophobie décomplexée, une grande connivence avec l’extrême droite.» par Amadou Bal BA
Star française de dimension planétaire, Brigitte BARDOT, souvent désignée par les initiales de son nom, BB, nous a quittés, le 28 décembre 2025, à Saint-Tropez. Brigitte, Anne, Marie, BARDOT est née le 28 septembre 1934, à Paris. Son père est Louis BARDOT dit Pilou, (1896-1975), né à Ligny-en-Barrois, en Meuse, non loin de Bar-le-Duc, un chef d’entreprise spécialisé dans la fabrication de pompes et de gaz industriels. Sa mère est Anne, Marie MUSSEL (1912-1978). Brigitte BARDOT s’était mariée le 18 juin 1959, à Jacques CHARRIER (1936-2025), acteur et producteur de cinéma, peintre et céramiste, qui lui donnera son fils unique, Nicolas, né le 11 janvier 1960. La plus belle actrice de France a été mariée quatre fois (Roger VADIM de 1952-1957, Jacques CHARRIER de 1959-1963, Gunter SUCHS (1966-1969) et le 16 août 1992, à un milliardaire, Bernard d’ORMALE, industriel et conseiller politique de Jean-Marie LE PEN (1928-2025). Elle aura eu d’autres liaisons célèbres, notamment avec Jean-Louis TRINTIGNANT, Samy FREY, Alain DELON et Serge GAINSBOURG.
L’héritage de Brigitte BARDOT oscille entre le bien et le mal. A certains égards, elle incarne la liberté et la défense des animaux, une forme d’humanisme. «Je ne fais pas partie de l’espèce humaine. Je ne veux pas en faire partie. Je me sens différente, presque anormale. Aussi longtemps que l’animal sera considéré comme une espèce inférieure, qu’on lui infligera toutes sortes de maux et de souffrances, qu’on le tuera pour nos besoins, nos loisirs et nos plaisirs, je ne ferai pas partie de cette race insolente et sanguinaire. Et, du reste, je m’en suis toujours sentie très éloignée», écrit Brigitte BARDOT, dans «Larmes de combat».
Douce et féroce, dans ses contradictions, Brigitte BARDOT était venue en aide financière à la comédienne afro-américaine, Joséphine BAKER, en grande difficulté financière. En effet, le 4 juin 1964, elle lance un appel à la télévision pour venir en aide à Joséphine BAKER, ruinée, afin d’éviter la vente de sa propriété, le château des Milandes, en Dordogne. La mobilisation des vedettes à l’époque n’avait que reporter cette vente en 1968. Ce tapage médiatique alerta Grace KELLY de Monaco (1929-1982), qui accorda l'asile à Joséphine BAKER (1906-1975), et sera enterrée dans ce territoire.
Très clivante et controversée, et il faut le dénoncer, à d’autres aspects, Brigitte BARDOT, en raison de sa grave compromission avec l’extrême droite, est fondamentalement raciste et intolérante, à l’égard des musulmans et des homosexuels. Pour ces faits, Brigitte BARDOT, condamnée, au plan pénale, à plusieurs, est une délinquante multirécidiviste.
I – Brigitte BARDOT, une brillante star du cinéma incarnant la liberté
Chanteuse sulfureuse, lascive, fantasque, impudique, incarnant le désir, un sexe symbole, d’une grande sensualité, mannequin, danseuse, militante d’extrême droite et de la cause des animaux, égérie et muse de grands artistes, Brigitte BARDOT s’est révélée au grand public, en 1956, à travers le film «Et Dieu créa la femme» de Roger VADIM «Il a suffi d'un film pour que la petite ballerine se transforme en la plus jolie fille du cinéma mondial, en star parmi les stars. Elle a été admirée mais aussi enviée, jalousée, critiquée. Elle a été celle par qui le scandale arrive. Et toujours avec le même humour et la même intelligence, elle a su conquérir son public, fidèle et inconditionnel», écrit en 2008, Cristian DUREAU. En effet, BB a, à son actif, entre 1952 et 1973, 45 films au total, dont seize tournés avant le film de Roger VADIM. Signalons que BB a ses inconditionnels «Profession de joie, plutôt ! Car oser causer de Brigitte et de Bardot, c’est célébrer la femme et la star française la plus belle du XXe siècle et magnifier B.B. qui fut la plus trahie, la plus haïe, jalousée, diffamée de l’Histoire du cinéma. Sa vie est à l’image de ces millions de faux culs qui ne pouvaient qu’odieusement et lâchement cracher leur venin sur le sien de cul qui, lui, était si vrai et si beau qu’elle a osé l’offrir au monde entier», écrit, en 2024, Francis HUSTER, dans la préface du livre de Dominique CHOULANT, «Brigitte Bardot, les années cinéma».
Au cinéma, Brigitte BARDOT, en pleine gloire, dans les années 50, a bien incarné ce cri de liberté, la beauté, la féminité, dans une France malade de ses guerres coloniales et très conservatrice dans les mœurs et la femme restait encore soumise et craintive. «Il est interdit d’interdire», tel est le slogan de mai 1968. «Si Dieu créa la femme, c'est BB qui l'a libérée. Française la plus connue dans le monde, superstar et symbole sexuel ultime, elle appartient à ces personnages qui ont renversé un paradigme en incarnant la femme libre, indépendante, cool, assumant ses désirs. Fantasme de plusieurs générations, d'Elvis aux Beatles, de Dylan à Madonna en passant par Gainsbourg, elle a aussi inspiré peintres (Warhol, Van Dongen), cinéastes (Godard, Malle, Vadim), écrivains (Duras, Beauvoir, Sagan, Yourcenar, Cocteau), couturiers (Vachon, Bouquin), actrices (d'Adjani à Paradis, de Scarlett Johansson à Nicole Kdman) et photographes (Doisneau, Depardon, Avedon, Bailey, etc.)», écrit Yves BIGOT.
Drôle, incisive et libre, Brigitte BARDOT a fait de la défense des animaux, une épine dorsale de ses combats «Il y a eu dans le passé et aujourd’hui encore des personnes de grande valeur qui agissent positivement pour améliorer le sort des animaux et préserver la nature. Je les remercie infiniment, ce sont mes as de cœur. Les animaux ont ensoleillé ma vie ! C’est à eux que je dédie cet ouvrage et à tous ceux qui se consacrent à leur protection et à celle de notre environnement. ans le Larousse, le mot humain est défini comme sensible à la pitié, bienfaisant, secourable à l’image de ceux à qui je rends hommage dans ce livre», écrit en 2019, Brigitte BARDOT, dans son livre «Mes as de cœur».
II – Brigitte BARDOT, une délinquante multirécidiviste, pour des faits de racisme
Brigitte BARDOT, c’est «la plus belle femme et la plus scandaleuse au monde», tel est le titre d’un ouvrage d’Yves BIGOT. «Ce ne sont pas les gens de cinéma qui m’ont déçue mais l’humanité en général» disait-elle à Studio Magazine de février 1988. En effet, insoumise, mais scandaleuse, comme Alain DELON, Charles AZNAVOUR, des artistes très talentueux et doués, sans filtre, sincère, Brigitte BARDOT a crié à la face du monde mémoires écrits à la Madrague, à Saint-Tropez, toutes ses obsessions, notamment son racisme décomplexé. «Je dénonce la soumission de nos dirigeants qui ont accepté la construction de la mosquée de Strasbourg, Strasbourg est la capitale de l’Europe et doit le rester sans être défigurée par une tumeur métastasée et islamisée. J’ai été élevée au temps où la France était surnommée «La Fille aînée de l’Eglise ». Je refuse, quoi qu’il en coûte, qu’elle devienne la première «mouquère» de l’Islam», tweet le 25 mars 2021, Brigitte BARDOT. Le racisme n’étant pas une opinion, mais un délit, Brigitte BARDOT a été condamnée au plan pénal à cinq reprises. En effet, le 4 novembre 2021, le tribunal judiciaire de Saint-Denis a condamné Brigitte BARDOT à 20 000 euros d’amende après avoir émis des injures racistes envers La Réunion. En 2008, Brigitte BARDOT a également été condamnée hier par la justice à une amende de 15.000 euros pour incitation à la haine envers la communauté musulmane. «Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit», avait-elle écrit en 2006 à Nicolas SARKOZY, réclamant que les animaux tués pour l'Aïd-el-Kébir soient étourdis avant d'être saignés.
Dans sa grande proximité avec l’extrême droite, elle a rencontré, en juin 1992, son quatrième mari, Bernard D’ORMALE, chez Jean-Marie LE PEN, à qui elle avait fait l’éloge, en 1996, «un homme charmant, intelligent, révolté comme moi par certaines choses, contre la poussée terrifiante de l’immigration», écrivait Brigitte BARDOT, dans son livre, «Initiales B. B». En 1997, Brigitte BARDOT avait apporté son soutien à Catherine MEGRET, candidate FN à la mairie de Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône.
Actrice dans le film, «Le Mépris», en 1963, si bien nommé, dans ses écrits, sans aucune aide, on y entend de façon intelligible, la voix de Brigitte BARDOT exprimant son aversion profonde contre certains maux de la société : les guerres locales, les racisés, les musulmans, «Je ne porte pas les religieux musulmans en grande estime, vous le verrez en lisant ce livre, mais en l'état actuel des choses, c'est vers leur population civile, atrocement mutilée, éprouvée, blessée, que se tourne ma compassion» écrit-elle, dans «un cri dans le silence».
Brigitte BARDOT expose son homophobie, sans retenue «Gai, gai, marions-nous ! Terminados bouclarès ! Cet adjectif joyeux étant désormais réservé à une pratique vieille comme le monde qui a toujours fait partie des us et des mœurs sans en faire tout un plat, sans devenir les caricatures d'un goût douteux qui se ridiculisent en exhibitionnisme décadent, revendiquant leurs droits, manifestant leur prédominance, copiant avec la plus grande insolence et jus- qu'au dégoût ce que les femmes peuvent avoir de pire ! Pourtant la plupart de mes amis, de mes vrais amis, sont des homosexuels et je les adore, mais ils gardent une dignité, ne se répandent pas en se trémoussant le derrière, le petit doigt en l'air avec des petites voix de châtrés, sur les méfaits que leur font subir ces dégénérés d'hétéros ! À croire que nous sommes anormaux !», écrit-elle dans «un cri dans le silence». Transparente et homophobe assumée, Brigitte BARDOT, fait le lien entre l’homosexualité et la pédophilie, «Gays, gays, pacsons-nous ! Dans ce déclin sont apparus les pédophiles. Lie d'une société en pleine décomposition, déchets abjects d'une humanité décadente, on en découvre partout, ils poussent comme des champignons vénéneux, éclaboussant les plus hautes institutions, corrompant le pouvoir, contaminant le clergé, brisant l'innocence dans ce qu'elle a de plus fragile» écrit-elle, dans «un cri dans le silence».
Brigitte BARDOT s’est insurgée contre «le nivellement par le bas de nos traditions et des valeurs de la France». Aussi, dans son mépris souverain de la différence, Brigitte BARDOT est restée hostile au Casher et au Hallal «Des musulmans devenus français profitaient des rares mosquées sans nous éclabousser de leurs traditions. Ils retournaient pratiquer dans leur pays ou alors ils essayaient d'oublier leurs coutumes par respect pour leur patrie d'accueil. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes possible. Mais petit à petit des égorgements sauvages de moutons furent découverts lors de l'Aïd-el-Kébir, au coin des routes, dans des cours d'immeubles, dans des baignoires, sur des paliers. On s'émeut de ces mœurs barbares, on porta plainte, on dénonça ces pratiques inadmissibles qui ensanglantaient les habitations, obstruaient les vide-ordures de peaux, d'os, de crânes sanguinolents. Sans succès ! J'ai moi-même été victime échaudée de plusieurs procès, m'étant octroyé le droit de dénoncer les atrocités d'une fête musulmane, l'Aïd-el-Kébir,», écrit-elle dans «un cri dans le silence». En effet, elle avait déclaré, en 1996 ai Figaro, «Et puis voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendants, toutes les traditions. D'année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d'églises se taisent faute de curés», écrit-elle.
Références
A – Contributions de Brigitte BARDOT
BARDOT (Brigitte), BB par Brigitte Bardot, préface d’Allain Bougrain-Dubourg, éditions Ouest France, 2024, 204 pages ;
BARDOT (Brigitte), Initiales B.B. Mémoires, Paris, Grasset, 2020, 640 pages ;
BARDOT (Brigitte), Larmes de combat, avant-propos de Anne-Cécile Huprelle, Paris, Plon 2018, et J’ai Lu, 2019, 256 pages ;
BARDOT (Brigitte), Mes As de coeur, en collaboration avec François Bagnaud, Paris, Arthaud, 2019, 240 pages ;
BARDOT (Brigitte), Mon BBcédaire, Paris, Fayard, 2025, 368 pages ;
BARDOT (Brigitte), Un cri dans le silence. Révolte et nostalgie, Monaco, éditions du Rocher, 2003, 170 pages.
B – Autres références
BA (Amadou, Bal), «Jean-Marie LE PEN (1928-2025) le diable est mort», Médiapart, 11 janvier 2025 ;
BAEQUE (Cécile), «Décès de Brigitte Bardot ; avec les Outre-Mer, une longue histoire d’amour et de désamour», France Info, Outre-mer, 28 décembre 2025 ;
BIGOT (Yves), Brigitte Bardot, la plus belle femme et la plus scandaleuse au monde, Paris, éditions Don Quichotte, 2014 et Points, 2024, 504 pages ;
CHOULANT (Dominique), Brigitte Bardot : les années cinéma, 1952-1973, préface de Francis Huster, La Madeleine (département du Nord), éditions LettMotif, 2024, 210 pages ;
DUREAU (Cristian), Brigitte Bardot et le cinéma créa sa femme, Paris, éditions Carpentier, 2008, 130 pages ;
GUILLOU (Clément), «Brigitte Bardot, trente ans de sympathie pour l’extrême droite», Le Monde, 28 décembre 2025 ;
KAMARIA (Azza), «Les plus gros scandales de Brigitte Bardot», Vanity Fair, 28 décembre 2025 ;
L’Humanité, «Brigitte Bardot condamnée pour diffamation raciale (20 000 € d’amende)», L’Humanité, 21 janvier 1998 ;
PERROT (Vincent), RICARD (Bruno), BARDOT (Brigitte), Brigitte Bardot : Internationale BB, Paris, La Martinière, 2024, 224 pages ;
SERVAT (Henry-Jean), Le style Bardot, Paris, Flammarion, 2016, 256 pages ;
THIERRY (Maël), «Brigitte Bardot a épousé les thèses de l’extrême droite», Nouvel Obs, 28 décembre 2025
Paris, le 28 décembre 2025, par Amadou Bal BA