La FRANCE est-elle devenue un ETAT TERRORISTE ? - première partie

Tout totalitarisme est preuve de faiblesse d'un pouvoir suprême devenu illégitime. L'Etat terroriste a plusieurs visages et n'ayons pas peur des mots lorsqu'ils sont adaptés à une réalité. Le déni de réalité est le confort des faibles et des salauds !

Le totalitarisme, c'est l'accaparement de tous les pouvoirs par le pouvoir suprême (en place ou obtenu par un coup d'Etat). La démocratie rejette le totalitarisme puisque les pouvoirs sont partagés entre le représentant du peuple et des assemblées parlementaires élues par le peuple. Une monarchie peut être démocratique lorsque le monarque représente le peuple (il règne mais ne gouverne pas, c'est le cas de l'Angleterre) et que le peuple élit des assemblées parlementaires pour contrôler le représentant suprême. Cependant, dans la majorité des cas, c'est la république qui est le symbole de la démocratie puisque le représentant suprême est élu par le peuple et non issu d'une lignée prédéterminée. 

Pourtant,, même en république, il existe des dérives politiciennes, et des lobbies peuvent s'avérer des faiseurs de lignée prédéterminée. Ainsi, on peut voir surgir de nulle part ou presque, un individu non connu du grand public et du lambda français accéder à la Présidence de la République grâce à des réseaux souterrains que l'on pourrait qualifier de mafieux tant leur emprise sur la société française est conséquente à tous les échelons de notre société. Dans ce cas, qui dirigerait la France ? Le Président élu ou les lobbies qui l'ont porté au pouvoir ? Lorsque les assemblées parlementaires font entrer le Cheval de Troie au sein de leurs cénacles, peut-on affirmer que ces assemblées représentent les Français ?  Et, lorsqu'un Président décide des mesures à prendre en les considérant comme quasi prises pour telle date à venir, n'est-ce pas un accaparement de tous les pouvoirs dévolus aux assemblées parlementaires ? Le jeu consiste ensuite à camoufler ce totalitarisme en demandant, pour la forme, à ces assemblées de statuer, sachant que le Cheval de Troie des lobbies bien implantés cautionnera le Président totalitaire. Car pour le fond, prétendre que les mesures sont disproportionnées mais tout de même les approuver jusqu'à les considérer comme constitutionnelles alors qu'il est évident qu'elles ne le sont pas au regard de la loi, relève d'une supercherie démocratique où la démocratie est confondue avec le mot d'ordre du parti...le parti des lobbies, parti extérieur à la volonté du peuple puisque parti non élu par le peuple. Il est intéressant d'observer la gesticulation des candidats potentiels déclarés pour les prochaines présidentielles qui font un tour de France des loges dont ils se réclament ouvertement (ce n'est donc pas du complotisme que de le souligner !), afin de s'assurer de leur soutien pour remplacer le poulain mis à mal présentement et qu'il faudra bientôt remplacer en se présentant comme le "sauveur" tant attendu par le peuple. En effet, tout peuple a besoin d'un messie comme le soulignaient déjà à leur époque Balandier et Weber. Existerait-il donc en France un messie caché qui n'apparaîtrait qu'à des initiés d'obédiences financées par des lobbies internationaux (voire des Etats colonisateurs) prêt à remplacer "au pied levé" comme on dit dans le milieu du spectacle, le Président en place et mis en place par ces mêmes lobbies ? Le Président règne mais ne gouverne pas...sauf que nous ne sommes pas en monarchie et que le peuple l'a élu sur des mensonges. Le peuple s'est fait berner par un félon qui n'a cure de décider l'inverse de ce qu'il a dit la veille...en raison d'une pression extérieure trop forte du Cheval de Troie qui, lui, décide en dernier ressort. Et qu'importe la loi, et qu'importe la Constitution...tout devient brusquement constitutionnel ! C'est ce qu'on appelle sans doute dans le jargon populaire "par l'opération du Saint-Esprit" !

Entre totalitarisme et dictature, il n'y a d'un pas... ou un pass à franchir très facilement.

Lorsqu'en démocratie, le représentant légal et légitime d'un peuple s'approprie tous les pouvoirs, soit par la force, le chantage et la menace, soit par le trafic d'influence auprès des assemblées parlementaires (souvent mais pas toujours via le rôle devenu prépondérant des lobbies), il est souvent tenté de légitimer sa domination absolue par un comportement terroriste, sachant sa position en faiblesse au regard de la loi mais aussi au regard de l'analyse de ses concitoyens. Parce que tous les Français ne sont pas des enfants qui ont besoin de pédagogie pour comprendre la Pensée Unique qui sévit en France depuis une quarantaine d'années déjà, toutes couleurs politiques confondues. Heureusement, il y a en France des Français qui pensent ! tous les cerveaux ne sont pas aseptisés malgré les efforts de certains politiciens et médias.

Le terrorisme, c'est l'autoritarisme complété par des menaces de représailles, disproportionnées envers celui ou ceux qui refusent de se plier à l'autorité suprême lorsqu'ils constatent une dérive constitutionnelle évidente. Notons à ce sujet que le Conseil d'Etat, le Conseil Constitutionnel et la Défenderesse des Droits ont tous considéré que le projet de loi sur l'élargissement du passe-sanitaire et de la vaccination obligatoire était accompagné de mesures répressives disproportionnées, représailles envers ceux qui ne se plieraient pas à l'obligation (licenciement abusif pour les non vaccinés, suppression de salaire et mises à pied administrative, restrictions des libertés fondamentales, mise ne danger vital des plus démunis...). Or, si cette loi passait, cela s'apparenterait à du terrorisme puisque les populations concernées ont fait l'objet de chantage, de menaces de représailles disproportionnées, de restrictions de libertés fondamentales. La mise en application d'une telle loi, même en période de crise (par ailleurs non gérée en tant que telle, mais cela est un autre sujet.).

Le terrorisme, c'est la domination par la terreur. Terroriser l'ennemi est une logique de guerre vieille comme l'humanité mal-pensante et conquérante. Mais terroriser son propre peuple dont on est le représentant légal, cela s'appelle du terrorisme d'Etat et s'apparente à un Etat mafieux puisque la mafia (en général et certaines mafias en particulier) règne par la terreur. On en déduit que l'Etat terroriste (mafieux) est une organisation internationale de trafic illicite pour financièrement s'enrichir à des fins personnelles (ce n'est pas l'Etat qui profite de l'enrichissement mais les membres dominateurs car le peuple dominé ne perçoit aucune retombée favorable de cet enrichissement). On pose donc la question de savoir quelles sont les puissances étatiques ou extra-étatiques qui favorisent l'émergence du terrorisme d'Etat. A lui seul, un petit Etat n'a pas la capacité de s'ériger en Etat terroriste, il est obligatoirement "parrainé" : mais QUI sont les parrains ?

Dans la conjoncture actuelle, il n'existe pas UN parrain mais DES parrains dont les intérêts convergent pour un certain temps. La France n'est qu'un petit pays sur l'échiquier mondial malgré sa force nucléaire dissuasive (la seule en Union Européenne, donc elle gêne obligatoirement certains prédateurs...La position stratégique de la France sur le continent eurasiatique est celle du jambon dans le sandwich entre Moscou et Washington, mais aussi entre la Chine et l'Occident. Les comptoirs chinois en Afrique s'attestent : Lénine ne disait-il pas avec juste raison "Qui domine l'Afrique, domine l'Europe" ? L'expansion chinoise de son territoire vital, c'est aussi l'Europe, ne l'oublions pas trop rapidement.

Toute mafia est capitaliste même en pays communiste ou socialiste. La Russie et la Chine n'en sont que deux exemples. Un terme peut donc en cacher un autre, tous ont en commun l'appât du gain, le désir exacerbé de jouissance par la possession de "toujours plus" d'argent ; le fric, le fric et encore le fric ! Les lobbies font office de parrains et souvent s'avèrent plus puissants que de grands Etats. Mais la limite est difficile à cerner puisque certains grands Etats cautionnent ces lobbies : où se situe la limite entre Etat et Lobby ? Le lobby est-il le gentil toutou qui obéit à un Etat ou inversement ? Les deux cas de figure se retrouvent ; les alliances d'un jour ont toujours été les stratégies politico-militaires des Etats ou des tribus primitives depuis au moins l'Antiquité. L'argent ou son équivalent selon les époques permettait et permet toujours d'afficher la puissance dominatrice aux yeux d'autrui. Le monde moderne de la finance internationale prend une part considérable dans le financement des campagnes électorales présidentielles, ne l'oublions pas. En France, une échéance est proche et nécessite de maintenir au pouvoir un pouvoir assoiffé des thèses de Machiavel. Les Français subissent actuellement sa pression.

Nous verrons dans le prochain billet les hypothèses à venir. En attendant, faisons nôtre la devise du Maréchal Jean de Lattre de Tassigny, libérateur de la Provence et d'une grande partie de la France lors de la Seconde Guerre Mondiale : "NE PAS SUBIR !" 

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