La LOGIQUE de l'ILLOGISME ou Comment gérer le coronavirus "à la macron".

Les constants rétropédalages du Président Macron et de son Gouvernement depuis le début de la pandémie font que les Français n'y comprennent plus rien depuis longtemps déjà. Y a-t-il une logique stratégique politicienne qui dépasserait le lambda ? ou est-ce un manquement grave présidentiel par incompétence ?

COVID-19 est une arme létale. Le Président Macron l'a répété voire martelé : "Nous sommes en guerre !". En temps de guerre, les états d'âme sont au vestiaire. Il faut agir vite et bien. La gestion d'une telle crise se doit d'être l'affaire de spécialistes déjà prévus par les Institutions et qui ont été préparés à gérer tout type de crise, y compris dans le domaine de la communication. C'est le seul cas de figure, semble-t-il, où les politiciens doivent s'effacer humblement devant plus compétents qu'eux dans la gestion d'un Etat.

Les spécialistes de gestion de crise ont le calme de la réflexion et n'agissent jamais dans l'émotion. Ils ont été formatés pour. Les services spécialisés de la gendarmerie, en cas de crise nationale, ainsi que les services de l'Armée, en cas de crise déclenchée par une puissance extérieure, sont préparés à ce genre d'intervention depuis plus d'un siècle. Ils ont appris à maîtriser les chocs psychologiques et savent s'entourer des autorités compétentes dans le domaine propre à la crise en fonction des étapes pré-programmées. Dans le cadre d'une crise sanitaire virale, les spécialistes de gestion des crises s'entourent d'autres spécialistes choisis en fonction de leurs compétences (et non de leurs opinions politiques) et d'avis divers afin de permettre d'envisager tous les cas de figure.

Il appert que les gouvernements macronistes ont voulu gérer la crise avec des politiciens et un conseil scientifique de même sensibilité sans accorder le moindre crédit aux spécialistes de la gestion de crise, qui pourtant avaient proposés leurs services dès le début de la pandémie. Réactivité oblige chez des professionnels de la gestion de crise ! Au lieu de procéder à une analyse logique dont le cheminement de la pensée est philosophique et l'efficacité est militairement stratégique, l'Etat a préféré une logique médiatique de l'effet d'annonce, de la mise en scène dramatisant l'évènement au lieu d'apaiser et de chercher à rassurer les esprits fragiles, la précipitation des décisions anarchiques générant des contradictions successives plutôt que la réflexion. Dans ce dédale d'illogismes, le peuple a perdu ses repères. Tant mieux... c'est  ainsi qu'il est plus aisé de le manipuler ! Instaurer la peur et l'incertitude permet d'imposer une idéologie, un dogme, et d'instaurer des rituels (limitation de la liberté physique par confinement, panoplie vestimentaire du masque, suppression de l'intégrité physique par vaccination obligatoire, soumission à une autorité de pensée unique, sanctions disproportionnées comme l'ont fait remarquer le Conseil d'Etat et la Défenseuse des Droits). Nous sommes en présence d'une nouvelle religion d'Etat, celle qui replace son chef au niveau d'un messie salvateur ou d'un dieux tout puissant. Or, d'un point de vue concret, qu'attendait le peuple de ses représentants ?

Le peuple attendait et attend toujours des explications sur l'attitude à adopter afin de se protéger. L'Etat se contredit dans ses déclarations invraisemblables...le peuple est infantilisé : écoute, obéis et tais-toi !

1- Le virus se propage par les voies respiratoires : ce n'est donc pas une puce qui vous saute dessus sans prévenir, ni un moustique qui vous pique par derrière. Il suffit de protéger les voies respiratoires pour éviter d'être contaminé. Donc, le port du masque est indispensable tout comme le port de la visière dans les transports en commun. On sait scientifiquement que le masque chirurgical ne protège pas et qu'il faut le masque FFP2 pour se protéger. Pourquoi ne pas l'imposer avant de privilégier la vaccination ?

Il est stupéfiant que les gouvernements macronistes n'aient pas imposé la visière en sus du masque dans les transports en commun alors même qu'il y a promiscuité aux heures de pointe et que le système de climatisation projette des gouttelettes (moyen de transport du virus)

2- Le virus survit en milieu humide. Donc, il suffit d'assécher l'air ou les surfaces pour le tuer. Question : quel taux d'humidité en limite maximale tue le virus ? Pourquoi cette question n'a jamais été envisagée ?

3- Le virus est neutralisé en se lavant les mains avec le savon. Donc comme on se lave les mains à l'eau froide et non à 60°, il n'est pas nécessaire de laver le linge à une telle température (la laine se lave à moins de 40° pour ne pas la feutrer, ce qui signifie-t-il que même en lavant la laine on pourrait toujours attraper le virus ? C'est ce que laisse entendre le conseil scientifique par le lavage à 60°. Contradiction !). Cependant, il convient de bien rincer le linge. Alors : est-ce la température ? le savon ? la lessive ? ou tout simplement l'eau courante qui ôte les pouvoirs au virus ? Tout cela n'est pas clair. La communication de l'Etat et de la Haute Autorité de Santé à ce sujet n'est pas crédible puisque les déclarations se contredisent. La HAS a toujours semblé informer le peuple non pas scientifiquement mais dans le politiquement correct puisqu'elle soutien les contradictions de l'Etat.

4- Le virus est retrouvé dans les eaux usées. Donc, lorsque ces eaux se jettent dans la rivière ou dans la mer, l'eau est contaminée.

La première question qui se pose est "combien de temps, le virus peut-il vivre dans l'eau de rivière, dans l'eau salée de la mer ?" Ce temps détermine l'attente avant utilisation (baignade).

La deuxième question est "les plantes aquatiques et les animaux peuvent-ils être contaminés par l'eau covidée ?". Si oui, ces espèces deviennent contaminants envers l'humain ou le bétail en cas d'ingestion.

La troisième question est "cette eau covidée peut-elle contaminer les plantes des cultures industrielles comestibles  lors de l'arrosage ?" Si oui, durant combien de temps le virus reste-t-il contaminant ?

Jamais ces questions fondamentales pour une lutte efficace contre le virus n'ont été évoquées que ce soit par la HAS, le Conseil Scientifique ou le Gouvernement. 

Autre problème : ces eaux usées contaminées retournent ensuite dans les nappes phréatiques. Donc, qu'en est-il des bouteilles d'eau minérale qui ne sont pas décovidée par la javellisation des stations d'épuration ? L'eau en bouteille peut-elle être contaminée par Covid dès la source ?

5- Le virus s'accroche aux particules fines de pollution atmosphérique. Ce qui signifie que les jours de pic de pollution sans vent, il vaut mieux ne pas aérer son logement ni sortir sans masque et lunettes protectrices, mais que l'aération doit s'effectuer par une climatisation à roulettes exclusivement puisqu'elle ne prélève pas l'air extérieur mais filtre l'air ambiant de la pièce. Cela signifie aussi qu'au lieu de vacciner, il vaut mieux réduire la pollution par des mesures plus contraignantes plutôt que de contraindre la population.

6- Le virus vit plus ou moins longtemps en fonction des surfaces. A aucun moment les autorités scientifiques et gouvernementales n'ont donné une liste des temps de vie du virus en fonction du support. Or c'est la base logique de la lutte élémentaire contre la propagation. L'urgence n'est pas de vacciner ou de dépister mais d'indiquer le temps de survie virale sur : le métal, le plastique, le linge synthétique, le linge en fibres naturelles, le linge en cuir tanné, le papier, l'air ambiant, les fruits et légumes. Suite à cette information, le peuple saura s'il est nécessaire de faire sécher son masque et combien de jours, ou de le jeter si celui-ci n'a pas été utilisé en milieu contaminé hospitalier. D'où une économie pour les ménages, les employeurs, et une attitude plus respectueuse de l'environnement (moins de masques jetés dans la nature). Tout lambda saura aussi quel comportement sensé et raisonnable il doit adopter en fonction de sa situation personnelle du moment. C'est cela responsabiliser le citoyen, alors que lui "faire de la pédagogie", c'est le prendre pour un idiot incapable de comprendre, ou pour un gosse pas encore adulte. 

7- Le virus se transmet par les mains portées à la bouche. Avant de rendre obligatoire la vaccination, il faudrait rendre obligatoire le flacon de gel hydroalcoolique à la montée des voyageurs dans les transports en commun (et les obliger à l'utiliser...en faisant refuser le démarrage du bus, par exemple s'il y a contrevenant). Certaines villes l'appliquent, la SNCF réseau TGV aussi, d'autres s'en dispensent bien que ce soit une mesure de bon sens. Ensuite, à chaque fin de parcours, le conducteur devrait avoir l'obligation de passer un produit virucide sur les barres d'appui et les poignées de son bus aux heures de pointe et d'en profiter pour une aération totale en courant d'air de toutes les ouvertures. Ce temps passé au terminus de la ligne ne doit pas lui être imputable sur son temps de pause. Si le temps passé à cette désinfection risque de perturber le trafic, dans ce cas il suffit de supprimer un bus sur deux aux heures de pointe afin de respecter les horaires pour les autres. Sachant que ce sont les transports qui propagent le plus le virus, il est surprenant qu'aucune mesure n'ait été prise depuis plus d'un an. A moins que, pour des raisons financières, l'Etat ait préféré offrir une manne aux laboratoires producteurs de vaccins. Auquel cas, il y aurait préméditation lourde de conséquences car un tel comportement laisse supposer une contrepartie financière envers l'Etat ou envers certains de ses membres décideurs, ce qui impliquerait un conflit d'intérêt majeur et une mise en danger volontaire de la vie d'autrui...ce qui relève du pénal.

8- Les gestes-barrière cassent la chaîne de transmission virale. Avant de rendre obligatoire la vaccination à risque (puisque le vaccin ARN inocule le virus vivant contrairement aux vaccins traditionnels -dont celui que l'UE ne veut pas examiner !), il convient de faire appliquer les gestes-barrière de manière systématique dans les lieux sensibles que sont les transports en commun et non sur la voie publique en plein air ni sur les terrasses des cafés-restaurants ! Ubu règne en maître ! Mais contrôler implique de mettre les moyens financiers "quoi qu'il en coûte" alors que vacciner permet d'enrichir des firmes multinationales qui financeront potentiellement la prochaine campagne  présidentielle. Le choix politique est clair. La situation un peu moins.

A quand une clarification de la situation ? Les statistiques ne sont pas une réponse mais un enfumage afin de manipuler l'opinion et de créer des peurs (procédé bien connu des terroristes !). Même le Conseil d'Etat et les Parlementaires n'ont pas eu le courage de poser les vrais problèmes et de demander une réponse au Gouvernement ! Avaient-ils la légalité de demander un délai de réflexion plus long comme ils le soulignaient ? Du moins, il est incontestable qu'ils avaient la légitimité de le faire et la conscience d'imposer leur timing au Gouvernement. Pauvre France !

Anaëlle, Docteur ès-Philosophie.

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