Le CUIT : une REGRESSION CULTURELLE en DEMOCRATIE

André Leroi-Gouran s'était trompé : le cuit n'est pas une avancée culturelle de l'humanité. Les Français peuvent en témoigner, eux qui ont cru et qui sont cuits !

Le CRU renvoie l'humain à sa nature profonde, celle dont il est dit dans la Torah que tout individu naît pur par nature. Le cru de nature est l'état brut de la matière, celui dont sont issus aussi les abrutis (cf la définition in "Nouveau lexique politique de la langue française" d'Anaëlle-Breizh). Le cru, c'est ce qui détermine le vote des électeurs. Leur nature naïve les fait penser à croire le candidat qui se met le mieux en scène. Un sujet-pensant ne passe pas par l'étape du cru parce qu'il pense par lui-même et non par l'intermédiaire d'Autrui qui pense pour lui et lui dicte ce qu'il doit penser. Un sujet-pensant est , par sa transcendance inachevée, culture et non nature.

Seul, le sujet-non-pensant reste à l'état de nature tout en ayant l'illusion qu'il pense ce qu'un sujet-mal pensant lui dicte. Aussi, est-ce tout naturellement qu'il imagine des intentions sincères chez autrui. Sa perception est parasitée par absence de connaissance (un manque de culture évident dont il ne sent pas le besoin d'y remédier) et par interprétation d'une illusion à des fins de satisfaction immédiate d'un désir légitime.

Ses a priori vont lui dicter un comportement de violence (verbale, physique, psychologique) envers le mauvais acteur (ou du moins celui désigné comme tel par la classe politique anxieuse à l'idée de perdre son portefeuille et ses privilèges,  et par les médias-toutous dépendants du bon vouloir du maître). Son choix se portera donc vers l'unique objet qui deviendra celui de son ressentiment comme Rome s'illusionna d'une pseudo-démocratie parce qu'elle avait un Sénat. Et, comme le Romain antique, notre Français-non-pensant a cru et a voté.

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô espoirs trahis ! N'a-t-il donc tant vécu que pour cette infâmie ? Pour une classe corrompue par tous ces lobbies ? Jusqu'au bout il a cru qu'il était dans une démocratie. A défaut d'être blanchis par leurs cheveux garnis, ils se blanchissent entre eux et les gars le nient, tous ces politiciens rompus à l'art de la tricherie.

Et la LIERTE pleure par solidarité de voir ce pauvre lambda cuit et dépité : ils l'ont enchaîné, baîllonné, détroussé, menacé. La Loi est votée qui le prive de ses libertés, le contraint de manière disproportionnée : c'est le Conseil d'Etat qui l'a dit mais accepta de le condamner. 

Le Français est CUIT, recul de la démocratie !

Anaëlle, Docteur ès-Philosophie

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