Sacré De Rugy !

On ne peut qu’être ravi devant le déferlement de critiques à l’encontre de François de Rugy.

Son goût de parvenu pour les réceptions somptueuses et les palais de la République, sa propension aux dépenses excessives, étaient en effet peu compatibles avec la rigueur qu’il manifestait vis-à-vis des autres pour la moindre dépense.

On s’étonnera néanmoins du temps qu’il a fallu à tous ceux qui ont bénéficié de ses agapes pour s’en étonner. On s’étonnera surtout de la carrière fulgurante d’un parjure. Car enfin De Rugy avait juré publiquement et signé par écrit qu’il soutiendrait à la présidentielle celui qui serait élu par la primaire de gauche. Son reniement, loin de lui valoir des opprobres, lui a ouvert les chemins du pouvoir qu’il semble apprécier. Telle est la vie publique aujourd’hui.

Dans ce contexte, les remarques d’un Mirabeau ou d’un Robespierre méritent d’être rappelées. Le peuple peut pardonner certains errements des dirigeants lorsque la politique qu’ils mènent correspond aux vœux des citoyens. Mais lorsque cette politique leur est hostile, lorsque même la répression est la réponse aux revendications sociales légitimes, rien ne peut être pardonné.

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