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Billet de blog 17 septembre 2017

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Non, Benjamin Griveaux, Paris a bien mieux à faire que de remplacer la City.

L’industrie britannique des services financiers, dont le siège est la célèbre City de Londres, représente 10% du PIB du Royaume Uni. Chiffre équivalent pour l’Allemagne : 3,8%. Laissons aux Britanniques ce privilège empoisonné.

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C’est la dictature du marché boursier qui a en cent ans quasiment détruit l’industrie britannique, ou l’a reléguée au rang de sous-traitant (automobile, aérospatial, chimie, informatique et électronique, construction électrique, médical...) C’est la modestie de la place financière de Frankfort relativement à la puissance industrielle allemande qui indique à quel point le dynamisme des entreprises allemandes, petites comme grandes, a été accompagné plutôt par les crédits bancaires à long terme, venant pour une bonne part des crédits mutuels régionaux (Volksbank), et par le Private Equity (investissement privé directement en fonds permanents.) Depuis les années 80, c’est la forte incidence du financement par la bourse qui explique la forte incidence de la financiarisation sur la destruction des positions compétitives, des emplois qualifiés industriels et aussi agricoles, des écosystèmes, des ressources naturelles, et autres ressources dont la valeur ne peut être réduite à des standards et ratios financiers. La transition énergétique et la conversion biocompatible de nos économies représente un chantier gigantesque si on réapprend à le financer à très long terme. L’Etat est trop endetté pour pouvoir le faire, comme il le faisait pendant les trente glorieuses. La financiarisation donne la priorité absolue á l’investissement à très court terme suivant le dogme du Stockholders’ Value Enhancement. La troisième voie est proposée par le Projet Taxe sur l’Actif Net du Comité Bastille : Grand appel direct à l’épargne des Français, rendu possible par l’abolition progressive de tous impôts sur les revenus.

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