Le Manifeste 'Animalpolitique’... N’oubliez pas les chevaux de course !...

Vingt-six organisations non gouvernementales de défense des animaux ont proposé un Manifeste à la signature des candidats à l’élection présidentielle d’avril. Sur la couverture, une scène en ombres chinoises : deux cigognes en vol vers un sycomore dominant et, têtes aux aguets, une girafe, un cerf, une vache, un lapin aux grandes oreilles avec deux buissons et quelques herbes... mais sans cheval !

Au moment où nous sommes.

Le préambule du Manifeste d’Animalpolitique rappelle un lieu commun trop facilement oublié : « Les humains interagissent et partagent au quotidien un même espace avec des millions d’animaux sauvages. Les animaux occupent une place essentielle dans notre société et notre quotidien. Cependant, leur intérêt propre est rarement pris en compte. » https://www.animalpolitique.com/ Et pour cause !... Le système politique tous les candidats le dénoncent la main sur le cœur sans le nommer ni le définir , le régime jacobin se préoccupe exclusivement de la survie du microcosme et de ses millions d’affidés du mille-feuille politique et administratif.

Les discours électoraux s’articulent du centre à la périphérie sociale selon l’exercice du pouvoir. En sont exclus ou juste esquissés, au centre, les thèmes régaliens strictement réservés depuis la fin de la Seconde guerre mondiale Constitution, géopolitique et politique de défense, Police, Justice, architecture de l’organisation administrative – ; la politique européenne prend cependant une place singulière cette année, après le Brexit anglais et les tensions économiques entre pays membres. En orbite du centre, la thématique sociétale abonde les programmes, qui s’illustrent de propositions phares et de déclarations fracassantes censées capter l’attention des segments visés de l’électorat ; les médias galvanisent l'ambiance par une mise en scène de la chronique politicienne au quotidien et par une relation orientée des faits divers à sensation. Les débats politiques se résument à un clientélisme sur fond de violences et de haines. A la périphérie, là où le pouvoir se contente d’accompagner une noria d’associations et de bénévoles dans la gestion du vécu des ‘accidentés de la vie’, l’évocation de la moindre volonté de s’y impliquer est fatale aux candidats : en 2002, M. Lionel Jospin s’était engagé, sous les quolibets, à éliminer l’exclusion sociale des personnes sans domiciles fixes ; M. Benoît Hamon est qualifié d’illuminé irréaliste pour avoir proposé d’instaurer un salaire universel aux populations les plus fragiles, notamment aux jeunes de 18 à 25 ans.

Après soixante-dix ans de démocrature autoritaire, la prévarication des tenants du régime a produit une société civile écartelée entre catégories sociales violemment antagonistes et dans un climat d’intolérance généralisée : la ségrégation sociale est ouvertement revendiquée, les discriminations sont tolérées voire revendiquées, les mythes et les croyances religieuses s’affichent en provocations jusqu’au soutien implicite des extrémismes, les xénophobies isolent et menacent les communautés, les minorités nationales sont toujours maintenues à la marge, la gestion des flux migratoires en jachère est arbitrairement déléguée aux municipalités rurales. Dans un contexte si délétère, la détresse animale est à son comble : les sévices sont fréquents sous les déchaînements de folie des pires instincts grégaires ; les trafics extravagants d’animaux exotiques s’opèrent dans l’indifférence d’une opinion publique largement anesthésiée par la propagande.

Mais la manipulation de masse, engagée voici plusieurs mois par les primaires des partis jacobins dits ‘de gouvernement’, s’effrite et peut se retourner contre ses auteurs. Les électeurs de droite et du centre ont choisi un néo gaulliste, M. Fillon, qui entend mener une politique économique et sociale restrictive et réactionnaire ; ceux de gauche, un ‘frondeur’ de la politique de Moi Président, M. Hamon, qui promet d’enterrer la Vème République. L’un et l’autre menacent l’entre-soi du microcosme et remettent en cause son devenir. Les médias de propagande et la haute administration judiciaire tentent alors une manœuvre de sauvetage désespérée : déjà réduits à un catalogue de promesses, les débats se concentrent et s’éternisent un mois durant sur les manipulations financières de M. Fillon puis de la poissonnière de Montretout à Bruxelles ;  la propagande monte en neige, sur la crête du centre droit et du centre gauche, la candidature de l’inexpérimenté M. Macron, au prix de ralliements extravagants..., qui renient les engagements de solidarité électorale des primaires..., qui ringardisent la jeunesse ‘En Marche’ manipulée pour promouvoir son mouvement auprès du grand public. La cause animale est une aberration dialectique face à de si impudiques exhibitions politiciennes.

Le 16 février, les députés votaient en dernière lecture un amendement à la loi sur la ‘prescription pénale’, qui fixe un délai de douze ans aux délits économiques et financiers ‘occultes ou dissimilés’, abus de biens sociaux et détournements de fonds et autres magouilles financières, à partir du jour où ils auront été constatés. Une adoption consensuelle entre majorité et opposition d’une Assemblée jacobine représentative d’un tiers de l’électorat..., qui aura pour effet immédiat d’accélérer la procédure judiciaire engagée contre M. et Mme Fillon. Après un mois de dévoilement des prébendes sur fonds d’Etat perçues par le couple et leurs enfants, mais aussi par des centaines de députés et de sénateurs, les médias de propagande s’emberlificotent et feuilletonnent entre la menace d’une mise en examen du candidat jacobin, à quarante jours du vote, et les désaveux à la queue leu leu de centaines d’élus qui le soutenaient. Appliqué à contenir toute velléité de sa ‘famille’ politique à le remplacer avant le 17 mars – dernier jour officiel du dépôt des parrainages –, le dimanche 5 mars, M. Fillon n’a pas hésité à célébrer en grandes pompes un éloge à la corruption – ‘légale’, les votes parlementaires ‘légalisent’ le népotisme depuis belle lurette – et à haranguer sous les averses une petite foule de ses derniers partisans en place du Trocadéro à Paris.

Quant à la mayonnaise de M. Macron, elle ne prend pas vraiment. Les sondages restent flous..., les médias de propagande s’en méfient et les distillent parcimonieusement, à dose homéopathique, juste ce qu’il faut pour étayer ses innombrables passages à l’antenne. Les cabales judiciaires à l’encontre des deux candidats menaçants de la droite instillent progressivement une impression de malaise, de manœuvre, de complot..., leurs effets délétères se diluent au fil des jours. Trop c’est trop. Alors le jeune candidat plus-que-parfait mondain du subjonctif Moi Président, dusse-t-il mettre de l’eau dans son vin sur les estrades de campagne, après ses premiers pas en politique et ses initiatives ultralibérales sous couvert du gouvernement de M. Valls, ses pitreries de premier de classe enflammé contrarient sournoisement les ‘sans dents‘, plus qu’elles ne les emballent !... Et sous l’œil énamouré de sa prof de français qui plus est, au premier rang de ses admirateurs... Le ridicule tue en politique..., l’effet s’avère désastreux sur l’électorat féminin !... Ah..., ce qu’on va se boyauter, sûr !... Il eût fallu l’encadrer, le jeunot, peut-être dès avant les primaires, de quelques barons du gouvernement de transition de M. Cazeneuve, sagement planqués aux abonnés absents, les fainéasses. Mais trop tôt la tambouille serait éventée !... Se doivent d’attendre au plus tard, les chenus de la politique, si possible entre les deux tours du scrutin..., puis après le 20 mars, ordonne maintenant Moi Président qui tire les ficelles : « Il faut peut-être prendre davantage l’électeur aux tripes » (1)... Jouer sur les trouilles. Alors sonner la charge à tout va, sans mégoter : xylophone, trompette, marimba, corne de brume sur le rail d’une grosse caisse à plein boum boum... ; et que la piétaille vibre et se transe et s’en alarme, s’inquiète, s’effraie, s’épouvante et se terrifie de la menace poisseuse et s’abandonne  enfin au spasme du vote ‘utile’ : ‘A voté !’... ‘A voté !’... ‘A voté !’... ‘A voté !’...

Le ralliement au son du tocsin de l’ancien maire de Paris cette semaine, M. Bertrand D., rangé des Nuit blanche, a lancé l’opération du conditionnement sur la peur de l’extrême droite au pouvoir. Une vieille recette qui a déjà fait ses preuves. Mais faudrait-il encore que la moutarde au nez du populo et le filet de vinaigre de la poissonnière n’achèvent d’altérer l’émulsion d’huile et d’œuf de la mayo parisienne !... D’autant que quelques casseroles peu reluisantes traînent encore à Bercy et au Palais de justice ; l’impôt sur la fortune, les déclarations fiscales, les dépenses publiques du ministre M. Macron, soigneusement tenues sous silence jusqu’ici... Face aux allures d’illettrée précoce de la Montretout, les manières de barbeau du fils prodige de l’autre ha !.., mais quelle rigolade, dites-moi !..., son amateurisme politique, tournent petit à petit à la pantalonnade... : M. et Mme à répétition à la Une des news people..., Mme Brigitte, maintenant hissée au coté du bel Emmanuel à la tribune des meetings..., toutes ces mignardises de bobos décalés finiront par liquéfier la mayonnaise.

D’aucuns s’interrogent en secret sur l’issue du scrutin. L’une ou l’autre élu Président, la poissonnière de Montretout ou le plus-que-parfait génial du subjonctif Moi Président, c’est la promesse d’une Assemblée introuvable toute trouvée pour une législature mouvementée !... Au régal des cons... « Cohn-Bendit avait dit ‘élections piège à con’, en 68, et d’une certaine façon Nuit debout aussi dit ‘élections piège à cons’. Et puis, un jour, on s’aperçoit que les élections, il n’y a que les cons qui n’y participent pas ! », confiait Moi Président, aux journalistes du Monde (1). Le gauchiste périmé vole pour M. Macron. Un marqueur, un témoin du potentiel de risques d’une législature impossible : les Nuit debout d’hier, demain au grand jour !... Alors les stratèges jacobins gardent en embuscades les escouades de MM. Mélenchon et Hamon, qui appelleront au vote Macron, qui se rallieront discrètement d’une circonscription législative à l’autre en sauvegarde des groupes parlementaires socialiste, écologiste et communiste... Et le tour sera joué pour cinq années de rabiots supplémentaires. Au régal des cons...

Les équarrisseurs de la cruauté humaine.

L’initiative des organisations non gouvernementales (ONG) d’Animalpolitique est un Radeau à la dérive des Misères animales, au gré des ignorances et des pulsions de mort d’une humanité soumise à l’entropie de l’ère du numérique. La liste des points de vigilance et d’interventions est longue : la protection de la nature et la préservation de la faune sauvage et des espèces animales domestiques et des milieux et des habitats naturels, la promotion du bien être des animaux d’élevage... ; la lutte contre toute forme d’exploitation, notamment commerciale, et de souffrance animale, la défense des animaux utilisés dans la production alimentaire, la protection des animaux de rente, de l’élevage à l’abattoir, l’amélioration de leurs conditions d’élevage, de transport et d’abattage, la lutte contre les trafics... ; la fermeture des delphinariums et la réhabilitation des cétacés captifs dans des sanctuaires marins, l’anti-braconnage et la défense de la vie marine en haute mer comme dans les eaux territoriales..., la défense des animaux captifs des cirques et celle des nouveaux animaux de compagnie (serpents) ; la promotion de méthodes de prévention de la santé humaine plus modernes et plus fiables non basées sur l’expérimentation animale ; la gestion des refuges, dispensaires, fermes et centres d’accueil d’animaux abandonnés ou maltraités par centaines de millier chaque année. Une Arche de Noé sur l’océan de la cruauté humaine, une fragile parade au désir de possession d’un animal sans en assumer les obligations... Plusieurs organisations du Manifeste promeuvent  la défense des droits des animaux et la reconnaissance d’un statut juridique et se battent pour que la législation et la réglementation existantes soient respectées... Le dos au mur, ses militants sont tiraillés entre l’urgence de leurs interventions de sauvegarde et les lenteurs et les réticences de parlementaires plus attentifs et préoccupés de leurs pouvoirs et de leurs avantages. 

Le cheval   sinon le cheval de corrida est totalement absent de ce document de synthèse en trente propositions. L’animal le plus révéré des jeunes, passion emblématique des cavalières tout particulièrement, serait-il sous si bonne garde de la Fédération française d’équitation (FFE), la troisième fédération en licenciés du ministère des sports ?..., serait-il sous si bonne garde des Sociétés mères parisiennes des courses hippiques, les Principautés du Trot et du Galop..., des deux cent quarante huit sociétés provinciales qu’elles chapeautent ?... Plus d’un million de têtes du cheptel équin seraient donc entre les bonnes mains des cent quatre vingt mille employés qui s’en chargent selon les critères de l’Organisation internationale du travail (OIT), soit au moins une heure de travail hebdomadaire liée aux équins..., ce qui donne une évaluation on ne peut plus large et un levier assez menaçant pour tenter de se faire entendre .

L’effectif actuel du cheptel hippique est de trente mille bêtes gérées par quinze mille professionnels à plein emploi. La promotion du cheval de course et ‘l’amélioration de la race chevaline’ sont sous la responsabilité ‘institutionnelle’ des Sociétés mères chargées de l’organisation des compétitions qui les financent par les paris mutuels, depuis la loi d’autorisation des courses de juin 1891. Pourtant, aucun turfiste ne souscrira à l’affirmation léonine d’un bien-être des chevaux de course, quand bien même les Principautés se targuent d’avoir signé une Charte à ce sujet. Les turfistes savent. Même si l’omerta du milieu s’applique à leur masquer autant que possible les petites et les grandes misères des chevaux de course, que tout observateur objectif peut constater de lui-même.

Des’ scandales innombrables ponctuent l’histoire des courses. Tous sont amortis par l’omerta du milieu. Aucun n’a jamais troublé le cours tranquille des réunions quotidiennes vouées à la collecte des paris. Aucun non plus n’a perturbé la coexistence pacifiée et à distance entre SPA et PMU, un modus vivendi étonnant, notamment lors d’affaires de dopages avérés, il est vrai soigneusement tenues sous silence. L’ancienneté de la domestication du cheval et sa proximité avec le labeur expliquent le désintérêt apparent des défenseurs de la cause animale. L’imaginaire collectif a longtemps cantonné le sort des chevaux aux travaux agricoles ou aux transports, ou encore aux défilés militaires et aux combats sur les champs de bataille... L’extrême pénibilité de la condition paysanne d’antan et les hécatombes humaines des tueries guerrières au XIXème et XXème siècle reléguaient au second rang celles conjointes des chevaux..., c'est-à-dire sous une quasi-indifférence collective. Et, à l’époque où les servitudes du cheval s’estompaient face à la mécanisation, les événements de 68 évacuèrent définitivement les chevaux de courses de toute estime de l’opinion même le traditionnel défilé annuel des Drags n’a pas pu être maintenu dans les rues de la capitale – ; et la jeunesse en révolte les rejetèrent une bonne fois pour toutes comme un symbole de l’argent facile gagné sans travailler, dans le même temps qu’elle rejetait les dividendes du capital tirés de l’exploitation du travail humain. Une confusion désastreuse pour les chevaux.

De nos jours, la cause animale bénéficie d’une audience considérable, ses militants débordent d’énergie et leurs réseaux disposent de  professionnels et de bénévoles qui s’emploient sans compter... Certes, personne ne se soucie plus des chevaux de course  !?. Pas une seule association de défense ne s’est constituée, rien de rien... Ce paradoxe n’est pas étonnant..., les jacobins ont bien d’autres préoccupations !... Et si les activités d’équitation sont très populaires, les parents qui conduisent assidûment leurs enfants dans des clubs équestres, constatent aussi l’état de délabrement d’un grand nombre d’établissements, de plus en plus impécunieux d’ailleurs à mesure que l’on s’enfonce dans les zones rurales. Tout à l’opposé de cet enthousiasme pour l’équitation, la réputation des courses est de plus en plus déplorable..., outre son aversion foncière et irréversible, l’opinion considère, à juste raison, que l’hippisme est synonyme de tricheries généralisées.

Les chevaux de course sous omerta ‘institutionnelle’ !

La Société protectrice des animaux (SPA) est le chef d’orchestre historique de la cause animale en France. Fondée en 1845 sous le règne de Louis-Philippe Ier, puis reconnue d’utilité publique en 1865..., à l’époque de la constitution des sociétés mères des courses hippiques, le Galop en 1833, le Trot normand en 1857 puis le Cheval français en 1864..., elles-mêmes établies en monopole d’Etat depuis 1891. Le Manifeste d‘Animalpolitique’ déplore ‘que l’Etat ne dispose pas d’un organe indépendant dédié à la protection animale et ne puisse communiquer ces données chiffrées et fiables relatives aux différents domaines impliquant les animaux. » Ces outils minimalistes ne seraient rien comparés aux ‘institutions’ hippiques. La cause animale n’intéresse pas les autorités d’Etat..., qui ne lui rapporte rien, sinon des dépenses supplémentaires et quelques embarras de réputation à l’international..., cependant qu’elles veillent scrupuleusement au développement, quoi qu’il lui en coûte à terme, du riche système de courses, un paravent soigneusement entretenu qui dissimule un système fiscal inique particulièrement fructueux. Quand deux milliards quatre cent millions d’euros (2 444 M€ en 2016) sont prélevés chaque année  sur les mises des joueurs tous en pertes nettes seulement cinq cent cinquante millions (550 M€) servent à l’entretien du cheptel de coursiers. Bon an mal an, l’Etat perçoit son milliard d’euros, sans avoir à ne se soucier de rien, pas même du prélèvement de l’hippotaxe laissé aux bons soins du PMU !

Mais l’indifférence de l’opinion pour les courses nuit au renouvellement de l’effectif des turfistes captifs et sous accoutumance ; l’isolement et l’omerta du milieu hippique, naguère si confortables, sont aujourd’hui mortifères. Et la dépravation éthique de l’intra muros est telle, applaudissons à chacune de ses manifestations !..., comme aux dérives du régime jacobin qu’il caricature qu’une mise en quarantaine des Principautés s’imposerait..., s’il n’y avait le sort des chevaux..., s’il n’y avait la préservation du droit de jouer comme on veut avec son argent !

Bercy, l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL), le PMU, les Principautés et son intra murosjournalistique’ et de twittos, le Laboratoire des courses hippiques (LCH) verrouillent discrètement toute l’activité hippique, désinforment la population, incitent aux paris, manipulent les joueurs, dénaturent le caractère sportif des épreuves, masquent les irrégularités des professionnels, habillent les réalités du dopage. Surtout donner l’image de jeux hippiques clean et équitables, tout en cachant l’arrière boutique si peu ragoûtante des ‘institutions’ fantoches. Après plus d’un siècle d’expérience, ces spécialistes de la manipulation de masse abusent aisément des millions de joueurs occasionnels qui cesseraient toute pratique du pari s’ils en connaissaient les subtilités..., une spoliation qu’ils supputent mais subissent par habitude et candeur sous la pression publicitaire . Mais le pis de tout le voici, c’est le conditionnement délibéré de deux ou trois centaines de milliers de turfistes, joueurs au quotidien sous accoutumance, arithmétiquement voués aux pertes de leurs mises. L’institutionnalisation de cet odieux appareil fiscal tient peu ou prou à distance les organisations non gouvernementales de la cause animale. Qui ne peuvent s’appuyer sur le concours d’aucune des pseudos associations de défense des parieurs – auto déclarées et sans représentations réelles – toutes sous le contrôle manipulatoire d’agents patentés de l’intra muros.

Quelques passionnés bien inspirés, au sein de l’intra muros, s’indignent parfois lorsque les atteintes à l’intégrité animale dépassent l’entendement. Cependant, ces esprits si critiques, si désintéressés, si sensibles à la cause animale, tant et plus qu’ils se sont même dépêchés de relayer Le Manifeste sur les réseaux sociaux..., mutent devant l’obstacle en derviches tourneurs des hippodromes, tout étourdis du branlage de leurs petits égos nombrilistes. Inutile de compter sur eux pour signaler l’absence d’association dédiée à la sauvegarde des animaux de l’univers équin, ni parmi les signataires du Manifeste, ni d’ailleurs nulle part ailleurs. Tous plus ou moins intéressés aux magouilles financières du turf, il n’est sûrement pas si sot de penser qu’un certain nombre d’entre eux puisse s’en féliciter secrètement !!... S’acharnent tant à tout dissimuler, ces gens là. En réalité, ne pensent pas au-delà du chaudron hippique..., s’excitent de mots, c’est tout !..., cent quarante caractères vite fait, bien fait..., se battent les coquillons en rappels incessants de leurs pensées extra-papales, de retweets en bénédictions urbi et orbi de leurs zélateurs à barbichette du même tonneau, en auto congratulations répétitives de leur formidable pertinence prémonitoire – parfois illustrés de textes vieillots en tête sur leurs sites ! –. Bref, s’enorgueillissent d’eux-mêmes. Se complaisent impudemment.

De-ci delà en province, quelques affaires occupent de temps en temps la presse locale. Mais presque rien. Le ParisienL’humanité tiennent une rubrique hippique. Avec quelques articles anecdotiques propres à amuser la galerie. Du superfétatoire pour meubler. De l’information en droit fil de la langue de bois jargonneuse des Principautés. Les chevaux devraient pourtant susciter la curiosité de tous. Bien au-delà de l’intra muros. De tous et de chacun..., de l’intérêt, devraient !... Mais l’exclusion sociologique du milieu est si prononcée..., son accoutumance aux courses est à tel point obsédante..., sa corruption passive est si généralisée..., ses abus éthiques sont tels. Leurs critiques stériles et leurs récriminations incessantes à l’égard des dirigeants compensent à l’envie leur amertume existentielle. De la jalousie... Des rancunes... Des pissats du bidet hippique tous ces rappels à l’ordre des commissaires de course, tous ces ressassements dérisoires de leurs prétendues recommandations imparables. Alors qu’ils taisent le vol éhonté des parieurs ! Soumissions, bassesses, mensonges déplorables et coupables de bêtise..., ha ça, oui !... L’impéritie éthique de l’intra muros est si criante !..., à elle seule, elle exigerait la mise en œuvre d’une ONG de prévention contre la lâcheté !... Ce jugement sévère mérite-t-il seulement d’être pondéré ?..., ces gens-là sont généralement de braves types, parfois animés des meilleures intentions, qui justifient même, pris un à un, d’une certaine estime et d’un quelconque respect. Leur incapacité à approfondir une réflexion d’ensemble, malgré la hauteur de leurs prétentions affichées, s’explique d’abord par leurs occupations journalières..., à laver des verres de bière dans un bac de Bar-tabac, fut-il PMU, à peaufiner le ‘papier’ en vue de pronostiques performants. C’est leur métier..., qu’ils s’y tiennent !... La sagesse imposerait qu’ils fassent l’impasse sur les sujets qui les dépassent !... Le mieux serait qu’ils se taisent : les dirigeants du turf disposent de toutes les compétences intellectuelles et professionnelles propres à leurs missions. Ce sont les directives politiques qui biaisent la finalité des paris hippiques, qui détournent les bonis du PMU vers Bercy, qui ‘légalisent’ la spoliation des parieurs. Si les contestataires de l’intra muros sont en capacité d’identifier les racines du mal, comme ils le prétendent fièrement, eh bien !..., qu’ils fassent preuve d’un peu de courage en privilégiant l’intérêt général à leurs petits avantages à court terme. L’intérêt général qui est, en priorité aux courses, l’intérêt des chevaux !

Boucheries chevalines, tueries en courses, dopage.

Le Manifeste évoque incidemment, juste une citation, les chevaux de corrida dans le chapitre consacré aux ‘Divertissements et spectacles’..., le chapitre où, justement, une mention des courses et des hippodromes était envisageable. Le sort des chevaux mériterait largement de s’y arrêter. Certes, le milieu des courses, l’intra muros des Principautés, leur voue une passion telle qu’ils y consacrent leur vie entière. De l’éleveur au pronostiqueur. Qui le nierait ?... Certains internautes témoignent même d’une sensibilité animalière très visible, n’en manquent pas, en veux-tu ?..., en voilà !..., et de retwetter autant de clips de bêtes sanguinolentes maltraitées à l’abattage, de troupeaux en enclos surpeuplés des fermes d’élevage intensif, d’animaux encagés au plumage dépenaillé des poulaillers industriels, de fauves maîtrisés avec violence..., même quelqu’un s’est apitoyé récemment de la harde d’haridelles camarguaises, en très piteux état, tirées d’affaire par la Fondation Brigitte Bardot, si mes souvenirs ne me trahissent pas.

Ne manquent pas non plus de s’offusquer du traitement réservé aux coursiers : le décompte invraisemblable des coups de cravaches sur la ligne d’arrivée du dernier Prix du Cornulier à Vincennes..., à tel point nuisible au spectacle que les Sociétés mères décrétèrent aussitôt qu’il était désormais interdit de lever le bras et la cravache au-dessus de la..., ligne des épaules des cavaliers à la cogne !!... Mais de là alerter, voire susciter la création d’une association de protection animale..., faudrait quand même pas trop pousser le bouchon !... S’insurger entre-soi, ça..., ça flache intra muros !...., ça donne bonne conscience !!... Plus, c’est jouer les cons..., rompre l’omerta..., gâcher le fricot !!!

Car l’amour du cheval paraît tout balayer, intra muros !... Tenez.., toujours sur les réseaux sociaux !..., très régulièrement, photos et clips le montre couvert de câlins, tapes à l’encolure, bisous sur les naseaux ; les poulains à la tétée, les vainqueurs et leurs entourages radieux aux balances, les roulades des champions dans la paille des barnums, les vieux efflanqués à la retraite en des enclos verdoyants. Une vie de cheval heureux ! Idyllique..., surannée à force excès ; désuet, le cliché..., soûlant à la fin. Une vision bien éloignée du quotidien des équins. Une déclaration qui me vaudra quolibets et insultes : les chevaux aux écuries seraient dans un cocon, qu’ils crient..., même bien mieux traités que certains humains. Et peut-être est-ce vrai !... Misère.

Les enfants des générations du numérique sont déjà dans un autre monde. Leurs constats des conséquences désastreuses de l’ère industrielle sur l’environnement modifient leurs styles de vie, notamment leur mode d’alimentation : ils privilégient les produits biologiquement exempts de traitements phytosanitaires, s’ils peuvent se les payer, et, impécunieux chroniques la plupart, ils restreignent naturellement leur consommation de viandes. Dans le lot d’Animalpolitique, le véganisme est la pointe avancée de cette remise en cause des pratiques nutritionnelles traditionnelles, mais aussi vestimentaires. Le collectif ‘269 Life France’ figure parmi les associations du Manifeste et prône un végétalisme intégral, une « éthique végane animaliste abolitionniste, un renversement du paradigme concernant notre perception des animaux autre qu’humains... ». Les humains sont des animaux, soit..., mais d’une espèce supérieure, en ce sens que notre conscience nous impose la responsabilité de toutes les autres..., inférieures ; « ...notre perception des animaux autre qu’humains... » comme un amalgame trans-espèce, en quelque sorte... Les logiques qui vont au bout de leurs utopies agrémentent toujours les raisonnements surréalistes et facétieux. Pour un carnivore, si la viande était tant abhorrée qu’on aille jusqu’à l’ignorer..., sans elle, ne restent que les trous : le vivant réduit aux trous de la viande bouche, yeux, oreilles, narines, sexe, anus ..., et tant qu’à faire en trous transgenres, si l’on privilégie la forme épicène de l’anglicisme ‘végane’ !... Trêve de plaisanterie, le sujet est plus sérieux qu’il n’y paraît. L’évolution de notre espèce carnivore éliminera peut-être un jour les viandards invétérés. Pour le moment, les boucheries-charcuteries souffrent de désaffections incontestables, même les boucheries chevalines se feraient rares, statistique-t-on... ; et nul équiphage n’oserait plus avouer aujourd’hui son appétence pour un steak de cheval bien saignant sous les papilles !...

Le monde des courses perçoit son environnement au travers du prisme déformant de ses transgressions : inciter à joueur par des promesses de gains On parie que vous allez gagner !’, quand les taux de retour joueur interdisent tout gain net ; retenir quarante millions d’euros annuels (40 M€) sur les ‘centimes’ de cotes (2.9 € payés pour 2.98 € calculés), et donc les voler aux parieurs gagnants, devient un avantage acquis pour les retraités du PMU bénéficiaires, sans y avoir cotisé en rien, d’une Assurance Retraite Supplémentaire (ARS) ; etc... Adonc, si la boucherie chevaline va mal, il suffirait de promouvoir la viande de cheval pour qu’elle aille bien !... Aussi simpliste que ça. Par ailleurs, la viande de cheval serait désormais destinée aux populations européennes les plus pauvres, si l’on se fie à cet extrait de  Paris-Turf : « Dans plusieurs pays, l’abattage des chevaux répond encore à des besoins alimentaires. Cette destination cristallise un tabou chargé de passions et d’émotions que seule la pédagogie et la transparence peuvent apaiser. La fin de vie du cheval mérite un débat serein. »... Ce sont là les propos rapportés du lobbyiste député européen M. J. Arthuis, le promoteur au Parlement Européen d’un incertain groupe ‘Friends of Horses’ – Amis des chevaux !?...–. Un argument opportun propre à séduire son auditoire pour un retour à un taux réduit de TVA au profit de tous les acteurs de la filière – donc tout particulièrement au profit des courses françaises –..., un argument qui s’était exprimé plus crûment à Bruxelles : « L’instrument indispensable pour aider la filière équine à retrouver la place qu’elle mérite au sein du monde agricole est sans nul doute son retour dans la chaîne alimentaire. Nous ne devons pas avoir peur de lever ce tabou et d’affirmer que l’exclusion à vie de la moitié du cheptel des chevaux européens est une aberration. » La moitié des poulains du cheptel des courses terminent chaque année à l’abattoir : les non qualifiés impropres à figurer sur les pistes des hippodromes décomptent plusieurs milliers d’animaux. Ces ‘rebus’ du gaspillage de la production des élevages et de la sélection hippique, qui contribue sans doute ‘à l’amélioration de la race chevaline’, sont commercialisés par les boucheries chevalines et consommés par les plus pauvres... Les français s’appauvrissent sans cesse, le marché potentiel est énorme : adonc, levons leurs tabous alimentaires et garantissons les débouchés des excédents chevalins ! CQFD...  

Retour au Manifeste. La présence de trois ONG, sur les vingt-six signataires, attire l’attention sur la tauromachie et l’importance qu’elles accordent au cheptel taurin : toutes les trois luttent contre les sévices infligés aux taureaux et aux chevaux de corrida..., œuvrent pour la protection des enfants toreros..., mènent des actions efficaces contre le lobby taurin. Les mises à mort sont au programme des manifestations taurines et sont une atteinte incontestable à la sensibilité animale, consciente des souffrances endurées, peut-être même habitée d’un pressentiment funeste. Numériquement, ces tueries ne sont presque rien comparées aux euthanasies de chevaux en course : « ...,  il est probable que des milliers de chevaux connaissent une fin prématurée, relate uneLettre aux adhérents’ de l’Association Nationale des turfistes (2).... et l’on ne voit que les chevaux décédés en courses sur tous nos hippodromes, la grande majorité en obstacles, mais rien que cela c’est énorme, 300 certaines années, voir la liste jointe de 2008 que j’avais pu avoir à l’époque. Dommage que ces statistiques de France Galop ne soient pas rendues publiques, ni que des bilans des chevaux claqués, ou blessés ou accidentés sur tel ou tel hippodrome ne soient pas faits et publiés, cela éviterait de trop attenter à la santé et à la sécurité des chevaux, voire cela éviterait de mettre en péril financier des dizaines ou centaines de professionnels. Transparence bien orchestrée, cachez ce sacro-saint cheval accidenté que je ne saurais voir, pour le bien-être du chiffre d’affaire du PMU, c’est la faute à pas de chance, ne pleurez pas, the show must go on, mais on achève bien les chevaux. » http://www.associationturfistes.fr/

L’honneur des toreros et le respect des taureaux dans l’arène, pour le combat à mort qui les unit, peut laisser augurer un refus de toute manipulation médicamenteuse de la sauvagerie naturelle des bêtes. Une telle dignité n’a pas lieu d’être sur les hippodromes, où l’appât de l’argent et la spoliation ‘légale ‘des joueurs entrebâillent la porte de tous les abus imaginables. Officiellement affichée, obligée, réclamée, ordonnée même, une telle dignité proclamée ne sert que la sempiternelle image des courses.... En vérité, les chevaux de course prétendument a-dopés, sans dopage..., subissent les pires traitements. Sous omerta. Une omerta ‘légalisé’ par les dispositions procédurales des codes des courses du Galop comme du Trot ; la communication sur le dopage d’un cheval n’intervient que plusieurs mois après les faits, sa publication s’effectue dans le très discret Bulletin Officiel des Principautés et ne dépassera pas quelques brèves en colonnes de Paris-Turf aussitôt oubliées. Préserver coûte que coûte l’image des courses, même au prix des plus graves entorses aux règles, même sous couvert des soins vétérinaires aux animaux..., le bien-être animal tant vanté, au prix du dopage évacué..., Charte en mains ! Plus fort en abjections, y a pas !!!

Sauf que la viande de cheval est impropre à la consommation humaine : les soins sont indispensables au bien-être de l’animal, lance-t-on, à l’encan..., sauf que les contempteurs des soins intensifs sont aussi, selon une enquête récente de Paris-Turf, ceux qui estiment que le niveau des sanctions actuelles du dopage..., serait trop sévère !... La prétendue lutte antidopage des Principautés ne distingue pas les soins des pratiques de dopage puisqu’elles se refusent à communiquer les taux résiduels de produits dopants décelés dans les prélèvements biologiques . La confusion est volontairement entretenue entre l’entraîneur maladroit ou malchanceux, surpris par la patrouille en queue de fin de médication, et le dopeur sans vergogne découvert la seringue à la main !...

Si les journaux hippiques se font l’écho des cas de doping, avec plus ou moins de détermination, l’indifférence des médias du régime est assourdissante. L’an dernier, et pour la première fois en Europe, quatre chevaux de l’entraîneur français M. Fabrice Souloy, qui venaient de remporter les plus belles épreuves scandinaves, ont été testés positifs au cobalt en Suède et en Norvège !... Une affaire très embarrassante évidemment. Les premiers entraîneurs américains et australiens dopeurs au cobalt en 2013..., subirent les foudres d’une campagne médiatique et certains durent même cesser leurs activités !... En France, le plan de communication de la Principauté du Trot aboutira à l’étouffement en douceur de cette affaire gravissime. Une soirée sur Equidia aura suffi..., M. Maupas, directeur technique du Cheval Français, l’œil au bleue de Bresse rivé sur la caméra : « aucun commentaire avant toute décision des commissaires ! », un ordre à répétition qui ne sera même pas dénoncé par les geignards habituels de l’intra muros !... Trois mois plus tard, les commissaires, qui avaient entre temps détecté un autre cheval de M. Souloy également dopé au cobalt, à Cherbourg, en juin 2016..., le sanctionnaient au lendemain de Noël, le 26 décembre, bien logé parmi quatre autres dopeurs au cobalt, ses collègues corses ou étranger de petites écuries inconnues du grand public... Un sac à malice glissé au beau milieu des cadeaux du sapin de Noël..., ni vu ni connu..., personne n’en parlera..., personne ne mouftera... motus et bouche cousue !... Quant aux graves infractions multiples en Europe du Nord de mai 2016, un an après les faits bientôt, nous attendons toujours l’officialisation des décisions de sanctions des scandinaves, qui réclamaient une suspension à vie de M. Souloy en février dernier !...

Le dopage persiste envers et contre tout. Pourquoi en serait-il autrement ? L’essentiel est de ne pas se faire prendre. Et quand bien même..., le scandale se circonscrira à l’intra muros. Le 2 mars dernier, le Bulletin officiel du Trot (3) annonçait le dopage au dioxyde de carbone d’un cheval de l’écurie de M. Bertrand Le Beller..., et, au passage, une sanction bénigne affectait également l’entraîneur vedette, M. Sébastien Guarato, celui-là même qui vient de remporter son troisième Prix d’Amérique d'affilé en janvier dernier. Les ‘journalistes’ hippiques – hormis Le Veinard et Paris-Turf , les commentateurs du web, les twittos des mille et une pantalonnades de la campagne politique, les amoureux du cheval n’ont rien lu, rien entendu, rien relaté. Vot’ ptit’ cheval peut bien crever, Madame la Marquise, les bonnes âmes de l’intra muros n’en ont rien à fiche.

Animalpolitique évoque enfin « les statuts d’objecteurs de conscience et de lanceurs d’alerte {qui} ne sont pas définis, ni suffisamment protégés par notre droit. » Comment en serait-il autrement ? La démocrature militaro-policière française, en état d’urgence depuis près de deux ans bientôt, est soucieuse du contrôle des citoyens et redoute l’émancipation des consciences contestataires. 

La semaine dernière, des femmes des banlieues nord de Paris manifestaient pour dénoncer les violences policières et dénonçaient  les contrôles d’identité au faciès à répétition supportés par leurs enfants. Des faits attestés par des policiers qui témoignèrent en tenue mais sous anonymat à la télévision. Un Etat, où les parents redoutent pour leurs enfants les effets du maintien de l’ordre par la police, est un Etat policier !... Les parieurs hippiques sont particulièrement nombreux dans les départements à forte implantation de populations immigrées. Là où les mères défilent la peur au ventre...

Le 28 février, une centaine de grévistes syndiqués des Principautés, inquiets d’une évolution de leurs conditions de travail, ont cru opportun de cracher dans la soupe en bloquant la réunion d’ouverture en fin d’hiver de l’hippodrome d’Auteuil, aux confins des beaux quartiers parisiens. La police des jeux n’est pas intervenue pour assurer le bon déroulement des courses. Ces salariés protégés de l’intra muros exigent le maintien de leurs ’acquis sociaux’, entièrement financés sur des fonds spoliés aux parieurs hippiques.

Deux événements, deux populations, deux mondes en rupture. L’idéologie nationaliste et sociale de l’’une et indivisible’ République des Droits de l’homme s’écroule après deux siècles de normalisation. Qui s'en plaindrait ?

A. Gw

(1) : ‘Un président ne devrait pas dire ça...’, éd. Stock, Paris 2016.

(2) : Lettre aux adhérents’, A.N.T. n°41, mars 2014.

(3)   Bulletin officiel du Trot n° 9, 2 mars 2017.

 

 Bulletin officiel du Trot

DECISIONS

Société d'Encouragement à l'élevage du Cheval Français

Cas de M. Bertrand Le Beller.

LES COMMISSAIRES,

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au trot,

Attendu que la jument «AUSTINE DE VAUVERT» arrivée 4ème dans le Prix Samuel MIGNOT, couru à Castéra-Verduzan le 23 octobre 2016, a été soumise à l’issue de l’épreuve à des prélèvements biologiques décidés conformément aux dispositions du § II de l’article 77 dudit Code,

Attendu que le rapport d’analyse en date du 25 octobre 2016 du sang prélevé a conclu de manière formelle à la présence de DIOXYDE DE CARBONE dans les échantillons contrôlés, à une concentration supérieure au seuil internationalement défini et figurant en Annexe I du Code des courses au Trot, Attendu que le DIOXYDE DE CARBONE disponible, à une concentration supérieure au seuil internationalement défini, entre dans la catégorie des substances prohibées de catégorie II et que la présence d’une telle substance constitue une infraction au Code des courses au trot, Vu le procès-verbal de l’épreuve,

Vu les comptes-rendus des deux analyses du sang prélevé le 22 octobre 2016 pratiquées respectivement par le Laboratoire des Courses Hippiques de la Fédération Nationale des Courses Hippiques pour le compte des sociétés de courses, puis par le Laboratoire des Courses Hippiques de la Fédération Nationale des Courses Hippiques, sous la supervision de Monsieur Michaël DULLIN, expert dûment désigné par le Syndicat des Entraîneurs, pour le compte dudit Syndicat,

Vu le compte-rendu de la mission réalisée le 1er novembre 2016, établi par le vétérinaire mandaté par la SECF,

Vu les précisions fournies oralement le 1er novembre 2016, par écrit le 11 janvier 2017, puis oralement le 19 janvier 2017 par l’entraîneur Bertrand LE BELLER, qui ne peut expliquer l’origine de la présence de ladite substance a une concentration supérieure au seuil internationalement défini dans le sang, si ce n’est par l’administration d’électrolytes par sondage naso-œsophagien, quelques heures avant ladite épreuve,

Attendu que ledit Code stipule qu’il est interdit d’administrer le jour d’une épreuve toute substance autre que la nourriture normale et habituelle du cheval,

Considérant qu’aux termes du § IV de l’article 78 dudit Code, l’entraîneur est réglementairement tenu pour responsable de l’infraction relevée,

Considérant la gravité de l’infraction eu égard à la nature de la substance mise en évidence,

Considérant qu’une telle infraction, qui nuit gravement à l’image des courses et des professionnels, ne saurait être tolérée,

Compte tenu du fait que Monsieur Bertrand LE BELLER a été avisé que la jument «AUSTINE DE VAUVERT» ne pouvait, à titre conservatoire, participer à aucune épreuve à partir du 1er novembre 2016,

Faisant application des dispositions des § II et IV de article 78 et du § I -5) de l’article 92 dudit Code, DECIDENT :

1°) de disqualifier la jument «AUSTINE DE VAUVERT» dans le Prix Samuel Mignot couru à Castéra-Verduzan le 23 octobre 2016,

2°) d’exclure «AUSTINE DE VAUVERT» de tous les hippodromes où le dit Code est en vigueur pendant un an à compter du 1er novembre 2016,

3°) d’infliger une amende de 15 000 € à l’entraîneur Bertrand LE BELLER,

4°) de retirer à M. Bertrand LE BELLER les autorisations d’entraîner et de monter pendant un an, à compter du 3 mars 2017,

5°) d’exclure pendant un an à compter du 3 mars 2017 Monsieur Bertrand LE BELLER des locaux affectés au pesage et des enceintes professionnelles de tous les hippodromes où ledit Code est en vigueur,

6°) de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision qui entraîne une modification de l’arrivée de l’épreuve concernée.

Paris, le 20 février 2017. Thierry ANDRIEU, Jean-Jacques DUMAS, Jean-Luc EGRET, Jean FRERE, Alain PAGES et Olivier de SEYSSEL.

Cas de M. Sébastien Guarato.

LES COMMISSAIRES,

Agissant en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés par l’article 96 du Code des courses au trot,

Vu le compte rendu de la mission effectuée le 16 novembre 2016 dans le centre d’entraînement de l’entraîneur Sébastien GUARATO,

Vu le rapport d’analyse des prélèvements biologiques opérés le 16 novembre 2016 sur le cheval “ ASTOR DU QUENNE ”, concluant à la présence de ROMIFIDINE, substance prohibée de catégorie I, dans les échantillons contrôlés,

Attendu que la présence de la substance prohibée détectée n’a pu être justifiée par la présentation d’une ordonnance le 16 novembre 2016, Vu les précisions fournies oralement le 5 janvier 2017 par l’entraîneur Sébastien GUARATO, qui explique l’origine de la présence de ladite substance par l’administration d’un traitement, contenant de la ROMIFIDINE, le 15 novembre 2017, par le vétérinaire traitant au cheval «ASTOR DU QUENNE «,

Attendu que l’ordonnance correspondant à ce traitement n’a été transmise que le 6 janvier 2017, Attendu que l’infraction concerne un cheval à l’entraînement et non pas un cheval ayant pris part à une course, Faisant application des dispositions du § VIII de l’article 78 du Code des courses au trot, DECIDENT :

- d’infliger une amende de 300 € à l’entraîneur Sébastien GUARATO,

- de publier, au bulletin de la SECF, la présente décision selon les dispositions des articles 105 et 107 dudit Code.

Paris, le 27 février 2017. MM. Thierry ANDRIEU, Jean-Jacques DUMAS, Jean FRERE, Alain PAGES et Olivier de SEYSSEL.

 

 

 

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