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Billet de blog 3 avril 2023

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Ça sent le sapin

S'il doit se passer quelque chose après notre mort, cela n'est en aucun cas de notre ressort, ce n'est pas que nous l'aurions "mérité".

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Jésus n'a pas peur de la mort ; entendons : il n'a pas peur de se retrouver mort, si tant est d'ailleurs qu'on ait encore une forme d'existence une fois qu'on est mort.

Certes, dans un passage rapporté par les synoptiques, non seulement il professe sa foi en la résurrection, mais il va même jusqu'à affirmer qu'on n'y est plus sexués (Matthieu 22, 30 ; Marc 12, 25 ; Luc 20, 36), ce qui semble faire preuve de connaissances assez poussées sur cet état qui nous attendrait.

D'un autre côté, dans une parabole rapportée par Luc seul (17, 7-10), il nous invite à avoir une attitude de parfait détachement à ce sujet, à accepter par avance que notre mort soit bien la fin de tout pour nous, nous contentant de la satisfaction d'avoir accompli ce qui était attendu de nous pendant cette vie : "quand vous aurez fait tout ce qui vous était prescrit, dites : 'Serviteurs inutiles, voilà ce que nous sommes : ce que nous devions faire, nous avons fait'".

Par cette parabole, pour le moins nous dit-il que, s'il doit se passer quelque chose après notre mort, cela n'est en aucun cas de notre ressort, ce n'est pas que nous l'aurions "mérité".

De fait, si nous prenons conscience de l'immensité de l'univers, des milliards de galaxies qu'il contient, des milliards de soleils que contient chaque galaxie, et donc des milliards de milliards de planètes comme la nôtre, sur un bon nombre desquelles vivent des milliards d'êtres "humains", d'êtres conscients, pour qui nous prenons-nous pour revendiquer une valeur personnelle, unique, nous méritant une survie éternelle ? serviteurs devenus inutiles, et de si peu d'importance auparavant...

À moins qu'une telle survie ne soit le lot de tout ce qui est, a été, ou sera, sans exception.

C'est ce que semble penser Marie, de Béthanie, ainsi que les soins funéraires pratiqués par les hommes dans toutes les cultures et de tous temps. C'est ce que semble penser Paul aussi, lorsqu'il parle des douleurs de l'enfantement de "toute" la création (Romains 8, 22).

Illustration 1

Jésus donc, six jours avant la Pâque,
    vient à Béthanie,
où est Lazare, que Jésus a réveillé des morts.
    Ils lui font donc, là, un dîner. Marthe sert.
Lazare est l'un de ceux qui sont à table avec lui.

Marie donc prend une livre de parfum,
    un nard authentique, de grand prix.
Elle en oint les pieds de Jésus.
    Elle essuie, de ses cheveux, ses pieds :
la maison s'emplit de la senteur du parfum.

Judas l'Iscariote,
    un de ses disciples, celui qui va le livrer, dit :
« Ce parfum, pourquoi ne pas le réaliser
    pour trois cents deniers, et donner aux pauvres ? »
Il dit cela, non par souci des pauvres,
    mais parce qu'il est voleur :
il a la sacoche, et retire ce qu'on y jette.
    Jésus dit donc :
« Laisse-la : c'est pour le jour de mon ensevelissement
    qu'elle l'aura gardé...
Car les pauvres, toujours vous en avez parmi vous.
Moi, vous ne m'avez pas toujours. »

La foule nombreuse des Juifs connaît donc qu'il est là.
Ils viennent, pas seulement à cause de Jésus,
mais pour voir aussi Lazare,
    qu'il a réveillé des morts.
Les grands prêtres se décident à tuer aussi Lazare :
    à cause de lui de nombreux Juifs s'en vont,
et croient en Jésus.

(Jean 12, 1-11)

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