Anon (avatar)

Anon

alias Xavier Martin-Prével.

Abonné·e de Mediapart

1433 Billets

0 Édition

Billet de blog 8 avril 2023

Anon (avatar)

Anon

alias Xavier Martin-Prével.

Abonné·e de Mediapart

shabbat shabbaton

(puissent mes frères et sœurs juifs bien vouloir m'excuser de leur emprunter cette dénomination)

Anon (avatar)

Anon

alias Xavier Martin-Prével.

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

On ne sait pas quand Dieu a ressuscité Jésus. Le tombeau ne sera constaté vide que demain matin, après le shabbat. Entre hier soir, où le corps y a été déposé, et demain matin, Dieu a-t-il laissé l'œuvre de décomposition des chairs commencer de se faire ? Ce serait surprenant : pour quelle raison aurait-il attendu ? parce qu'il se reposait ?

D'un autre côté, la disparition du corps de Jésus était-elle nécessaire, pour une autre raison que celle de frapper l'esprit de ses disciples ? Si nous espérons qu'après notre mort Dieu nous ressuscite, nous aussi — ce qui est fondamental dans l'espérance promue par toutes les confessions chrétiennes sans exception, mais aussi par le judaïsme et l'islam —, est-ce qu'il aura besoin pour cela de nos cadavres ?

Cette façon de comprendre ce qu'il peut se passer après notre mort est donc assez spécifique des monothéismes. Elle provient d'un certain attachement à notre ego, une certaine façon de se considérer comme ayant une importance capitale dans l'univers, une certaine enflure de notre personnalité. Je me souviens ainsi d'un chrétien proclamant que, lui, son espérance n'était pas de se dissoudre dans l'Un, contrairement à ce qu'enseigneraient les religions ou philosophies extrême-orientales !

J'avais eu envie de lui répondre : mais ce qui compte, est-ce ton désir, ou la réalité ?

Dans sa seule controverse avec les sadducéens — qui ne croyaient pas en la résurrection des morts —, Jésus affirme (Luc 20, 38), au sujet d'Abraham, Isaac et Jacob ressuscités, qu'ils "vivent par Lui (Dieu)". Ce n'est évidemment qu'en Dieu, totalement en Dieu, qu'une résurrection est envisageable ! et Dieu n'étant que don total de lui-même, seul ce qui de nous est aussi don total de nous-même pourra donc subsister en Lui...

Que restera-t-il donc de ce "nous", de notre "moi" ?

Illustration 1

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.