Anon (avatar)

Anon

alias Xavier Martin-Prével.

Abonné·e de Mediapart

1432 Billets

0 Édition

Billet de blog 10 février 2023

Anon (avatar)

Anon

alias Xavier Martin-Prével.

Abonné·e de Mediapart

Ouvre-toi grand !

Pourquoi les protocoles d'expérimentation scientifiques des médicaments prennent-ils des précautions extrêmement complexes pour éliminer tout risque ...d'effet placébo ?

Anon (avatar)

Anon

alias Xavier Martin-Prével.

Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Depuis un peu plus de deux siècles que Jésus a commencé d'être l'objet de recherches scientifiques (historiques), le bilan pourrait sembler insatisfaisant à tout point de vue, tant pour les chrétiens que pour les athées ou encore les agnostiques. Du côté chrétien, on peut trouver bien maigre le peu de certitudes acquises à son sujet : on sait à peu près quand il est né et quand il est mort ; sa vie publique, qu'on appelle aussi son ministère, a duré au maximum trois ans, au bout desquels il a été crucifié. Sur ce dernier point, cependant, on est obligé de se demander pourquoi sa vie s'est terminée de cette façon, et la seule explication possible en est que s'était produite autour de lui une agitation populaire, trop dangereuse aux yeux de l'autorité religieuse, et dont la cause étaient les guérisons qui lui étaient attribuées.

Il ne s'agit pas, toujours scientifiquement parlant, d'affirmer que Jésus accomplissait des miracles en guérissant de nombreux malades. Seulement que sa réputation était celle-là, d'être un guérisseur particulièrement doué. En partant de ce fait, il est encore difficile de penser qu'en fait jamais ne se produisit aucune guérison, tout cela n'aurait été que pure affabulation. Deux explications se présentent alors, d'ailleurs non exclusives l'une de l'autre : ce sont les gens qui se sont guéris eux-même par pur effet placébo, ou Jésus avait réellement des capacités à permettre que se produisent de telles guérisons.

Ces deux explications se recoupent en fait largement. Quand on dit "effet placébo", on veut dire qu'il suffit qu'on veuille croire à quelque chose pour qu'elle puisse se produire. Ce n'est pas très différent de l'effet du guérisseur ; en quelque sorte, on est soi-même son propre guérisseur, au lieu que ce soit un autre qui agisse à notre place pour obtenir le même résultat. Et pourquoi pas ?

Pourquoi, en effet, les protocoles d'expérimentation scientifiques des médicaments prennent-ils des précautions extrêmement complexes pour éliminer tout risque ...d'effet placébo ? Pourquoi faut-il absolument que les personnes qui acceptent de servir de cobaye à ces essais thérapeutiques ne puissent d'aucune façon avoir la moindre idée de si on leur administre la substance réelle ou juste de l'eau sucrée ?

Personnellement, je ne crois pas en un Dieu qui accorderait à certains de bénéficier de miracles et pas à d'autres, selon des critères qui seraient forcément injustes parce que relevant d'une sorte d'arbitraire d'un monarque absolu. Mais tout comme les scientifiques savent très bien que l'effet placébo, ça existe, de même il serait stupide de nier qu'il puisse se produire ce qu'on peut appeler des miracles, c'est-à-dire des évènements qu'on est incapable d'expliquer dans l'état actuel de nos connaissances, mais qui n'en sont pas pour autant des "violations des lois de la nature". C'est juste que nous ne connaissons pas encore toutes ces lois.

Et parmi ces lois que nous ignorons encore, il semble bien qu'il serait judicieux de chercher du côté des capacités de nos esprits : de notre pensée, de notre mental, de notre psychisme, de notre conscience.

Ephphata !

Illustration 1


De nouveau, il sort des frontières de Tyr.
Il vient, par Sidon, vers la mer de Galilée,
    au milieu des frontières des Dix-Villes.

Et ils lui amènent un sourd, et malparlant.
    Ils le supplient : qu'il impose sur lui la main !

Il le prend hors de la foule, à part :
    il met ses doigts sur ses oreilles,
    il crache et touche sa langue.
Il lève le regard au ciel, gémit et lui dit :
« Ephphata ! », c'est-à-dire : « Ouvre-toi grand ! »

Aussitôt son ouïe s'ouvre,
    et se délie le lien de sa langue
et il parle correctement.

Il leur recommande de ne parler à personne.
    Mais eux, plus il leur recommandait,
plus ils clamaient sans mesure.
Outre mesure, ils sont frappés.
    Ils disent :
« Bellement, il a fait toutes choses !
    Les sourds, il fait entendre,
    et les non parlants, parler ! »

(Marc 7, 31-37)

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.