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Billet de blog 29 mai 2020

L'Évolution s'est-elle arrêtée à l'homme ?

N'est-il pas quelque peu nombriliste de croire que nous représentions l'aboutissement actuellement indépassé de l'évolution ?

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En harmonie avec notre Entité Cosmique

Si on suit la loi de complexification constante qui mène des particules les plus élémentaires aux atomes, aux molécules et enfin aux cellules, on ne peut que s'accorder sur ce que le tout qu'est la cellule — son unité — manifeste une ou des propriétés qui ne se réduisent en aucune manière à la somme des propriétés de ses composants. On qualifie généralement cette ou ces propriétés du nom de "la vie". De même si on passe de la cellule unique aux organes puis à un organisme complexe tel que l'être humain, on arrive aussi comme à un nouveau palier, auquel on donnera volontiers le nom de "la conscience".

Ce n'est pas pour dénier absolument toute propriété de vie aux particules élémentaires, pas plus que toute propriété de la conscience aux cellules, et même encore aux particules élémentaires ; c'est juste qu'il y a quand même comme des étapes dans cette complexification toujours croissante, qui en partant de "briques" de base passe ensuite par d'autres "briques" qui — formant chacune une unité, un tout — manifestent d'autres propriétés, lesquelles à leur tour permettent d'arriver à encore d'autres briques qui — formant chacune aussi une unité, un tout — manifestent encore d'autres propriétés.

Ce processus ne devrait à priori pas avoir de fin, en sorte qu'il serait logique de se représenter que, à partir de la brique être vivant complexe tel que l'humain, il existe encore un autre palier, à son tour aussi difficile à concevoir du point de vue de cette même "brique être humain", qu'il doit être difficile à une "brique cellule" de se rendre compte qu'elle fait partie d'un être humain conscient, ou à des "briques particules élémentaires" qu'elles font partie d'une cellule vivante.

Il y a en effet très peu de chances qu'aucune de nos cellules ait une idée bien claire de ce qu'elle fasse partie de notre corps, même si la plupart du temps elle joue son rôle à la perfection en vue de ce dont notre corps, globalement, a besoin, et ce en excellente synchronisation avec toutes ses autres cellules. De la même façon, ce n'est pas parce que nous n'avons pas, chacun.e de nous, conscience de faire partie d'un tout difficilement imaginable qui nous comprend tous, toute l'humanité, que ce tout n'existe pas. Et de même que quelques cellules de notre corps peuvent se mettre à sortir des limites du rôle auxquel elles devraient se tenir, et mettent alors en cause la survie de tout le corps, de même il est certainement possible qu'en sortant de notre rôle personnel nous causions des dommages irréversibles à cette entité qui nous dépasse (l'Humanité ? la Biosphère ? Gaïa ?) et dont nous ne sommes pourtant que des éléments infinitésimaux.

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