Devinette : je suis à la fois en-dehors de toi et au-dedans de toi, qui suis-je ?
Réponse possible : le monde, ou la nature si on veut. Le monde nous dépasse complètement, il est hors de notre portée, et vraisemblablement il restera toujours pour nous plein de mystère. Et pourtant, ce monde, nous en sommes une partie, c'est lui qui nous a produits, il est en nous comme notre être même...
Bien sûr, on peut préférer dire : Dieu. Dieu nous dépasse complètement, il est hors de notre portée, et vraisemblablement il restera toujours pour nous plein de mystère. Et pourtant, ce Dieu qui nous a créés est aussi présent en nous, comme notre être même, plus intime à nous-même que le plus intime de nous-même.
Dieu (ou le monde) est à la fois celui qui "jette la semence sur la terre", et cette semence, alors, sans qu'il ait seulement besoin de s'en occuper "germe, se développe, d'abord herbe, puis épi, puis plein de blé dans l'épi" ; et Dieu (ou le monde) est à la fois cette graine elle-même qu'il a "semée sur terre, la plus petite de toutes les semences" puis qui "monte, et devient plus grande que toutes les plantes, si bien que sous son ombre les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid"...
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Il disait :
« Ainsi est le royaume de Dieu :
comme un homme qui jette la semence sur la terre.
Qu'il dorme et se réveille, nuit et jour,
la semence germe, se développe :
comment, il ne sait pas…
D'elle-même, la terre porte du fruit :
d'abord herbe, puis épi,
puis plein de blé dans l'épi.
Quand le fruit se livre,
aussitôt il envoie la faucille,
parce que la moisson est là ! »
Il disait :
« À quoi assimiler le royaume de Dieu ?
En quelle parabole allons-nous le poser ?
Comme une graine de moutarde :
quand elle est semée sur terre,
elle est la plus petite
de toutes les semences sur la terre.
Et quand elle est semée, elle monte,
et devient plus grande que toutes les plantes :
elle fait de grandes branches,
si bien que : “sous son ombre
les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid.” »
Par beaucoup de paraboles semblables,
il leur disait la parole,
pour autant qu'ils pouvaient entendre.
Sans parabole, il ne leur parlait pas.
Mais, à part, à ses propres disciples,
il expliquait tout.
(Marc 4, 26-34)