Désistement républicain : la gauche s’efface, mais à quel prix ?

Primo, c'est toujours la gauche qui joue le front républicain, jamais la droite.  Ensuite, les voix de gauche disparaissent pour 6 ans sans aucune représentation. Cela ne permet pas d’affaiblir les idées du FN, mais d’instaurer un consensus mou de l’ordre établi.

Primo, c'est toujours la gauche qui joue le front républicain, jamais la droite. 

Ensuite, les voix de gauche disparaissent pour 6 ans sans aucune représentation. Cela ne permet pas d’affaiblir les idées du FN, mais d’instaurer un consensus mou de l’ordre établi.

L’abstention est sur toutes les lèvres, les causes sont multi factorielles, mais une des raisons est qu'une fois le bulletin glissé dans l'urne, la classe politique s'en approprie, laissant l'électeur seul et désabusé, faisant adopter des réformes" qui n'en sont pas", aggravant les inégalités, plombant l’intérêt général.

Le pouvoir politique a pris le parti de ne plus consulter le citoyen sur les choix de société, le référendum pour ou contre le TCE en 2005 proposé par le gouvernement Chirac nous paraît presque surréaliste dans sa proposition, depuis, aucune consultation par voie référendaire n’a été proposée ! Les politiciens ont peur de la démocratie, voire la haine de la démocratie, Jacques Rancière, son livre La haine de la démocratie, Paris, La Fabrique, 2005

Que dire, en PACA où les droites sont majoritaires, d'espérer un rebond de progressistes, quand il faut se coucher tout de suite, et c'est Paris qui en a décidé ainsi, nous électeurs, sommes- nous des marionnettes que l’on agite pour mieux nous remiser dans un placard ?

Au nom d'une logique républicaine largement dévoyée, maintenir les droites en fonction, c’est la disparition programmée de la Gauche en PACA.

En votant EELV, j’ai choisi un autre programme, je pouvais penser une autre façon de faire de la politique, je me retrouve cocue, je ne supporte plus que les grands partis puissent décider pour moi, il fallait se maintenir par respect des électeurs.

Conclusion : Ne voulant plus que mon vote soit dévoyé pour des motifs que je ne comprends plus, je vais peut être rejoindre le bataillon des abstentionnistes, ai-je d’autre choix ?

Une citoyenne en colère.



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