Impénitent chercheur de solutions institutionnelles, Mélenchon s'est brisé les dents sur un PC maître, quoique bien déclinant, dans l'exercice, version remorque du PS ! Qu'à cela ne tienne, grisé par une opération grenobloise qui ne devrait pourtant pas faire oublier qu'elle reste dans le petit jeu balisé du système, voilà le Jean-Luc qui, pour tester une sortie hors douloureuse alliance avec le coco, drague éhontément le Vert (voir lien ci-dessous). Oublieux qu'il est que, sorti lui-même du gouvernement, ledit Vert reste accroché à la rose socialiste en un jeu seulement tactique de prise de distance calculatrice. Car à la course à l'échalote institutionnelle, JLM a beau dire, beau faire, le PS avec toutes ses tares et même grâce à ses tares, est, en bonne "vertitude", le partenaire ad hoc. Bref, c'est goguenards que les écolos promènent Mélenchon, y compris au restau, avec à la sortie du bien maigre. Pourtant se profile une autre option certes moins confortable car décrochée des facilités qu'octroient les concessions au système : la marche du 12 avril contre l'austérité (lire ici). Le PG en est, comme le PC, avec le NPA et plein d'autres. Mais voilà, si l'on rapporte cette présence pégesque (mais aussi frontdegauchère, tous ensemble ... cette fois !) à la marche en question à ce que l'on nous dit des petits pas minaudiers de JLM du côté des Verts, on sent que la tentation du grand écart est toujours là chez le pégiste : ce grand écart qui, depuis le début a mené le Front de Gauche à la jouer auberge espagnole où le PC apporte sa tambouille de critique pour tirer le PS à gauche, le PG, la sienne pour tirer la gauche du PS...plus à gauche et Ensemble qui voudrait, mais bon... tirer tout le monde très très à gauche... Résultat, une cacophonie tragicomique, éclaboussant les municipales, qui laisse bien des gens orphelins (et là c'est parfois dramatique sinon tragique) de ce pour quoi ils avaient suivi Jean-Luc : l'alternative à l'existant.. Mais que voulez-vous : à composer avec l'existant organisationnel de la gauche qui s'accommode de l'existant capitaliste, on capitule sur le dépassement dudit existant cumulé. Et on se retrouve... existant nu et cocu... Situation qui est appelée à advenir dans la nouvelle quête mélenchonienne... Certains parlent de spirale de l'échec et, pour Mélenchon, si l'on excepte la présidentielle, il y a de quoi être inquiet, non ?
Alors dynamique du 12 avril ou dynamitage de l'espoir par ensablement prévisible du côté des Verts, il faudrait peut-être choisir... et tenter autre chose que la répétition du même (ou du vertement assimilé)... Bien sûr cela se payerait de clarifications politiques, enfin, au Front de Gauche mais...vous avez quelque chose contre les clarifications ?
En attendant bonne lecture des dernières déconvenues politico-amoureuses du camarade Jean-Luc qui, mandoline en bandoulière, dit lui-même voir venir le seau d'eau... On pourrait en sourire ...