Moi, j'suis pas pape...

La participation, non pas celle voulue par Charles de Gaulle et sabotée par les prétendus gaullistes, mais plutôt le modèle participatif mis en place par Mediapart, oblige le journaliste à quitter une espèce de piédestal imaginaire
Les Deschiens - Les papes © opusincertum

La participation, non pas celle voulue par Charles de Gaulle et sabotée par les prétendus gaullistes, mais plutôt le modèle participatif mis en place par Mediapart, oblige le journaliste à quitter une espèce de piédestal imaginaire, pourtant devenu sien et auquel avait fini par croire l'esprit public. Le lecteur n'était qu'un cochon de payant, auquel on ne prêtait qu'une vague attention en guise de considération. Comme dans les anciennes démocraties populaires, il finissait par y avoir, de part et d'autre, «eux» et «nous».

 

La Toile en général, Mediapart en particulier, ont mis fin à ce développement séparé. Bravo et merci.

 

Après la rose viennent pourtant les épines. Il arrive, comme à propose de cet article qui se demandait juste s'il fallait se montrer a priori comme a posteriori sourd au pape, que certains commentaires relèvent de ce que les Deschiens appelaient naguère, au cours de leurs saynètes diffusées sur Canal + : «3615 code j'existe.» Dans le sillage de ce que vous avez écrit, quelques abonnés aux convictions débordantes vous sermonnent et vous houspillent à propos de la laïcité. Et vous leur répondez, sans pour autant arrêter le flot de leurs démonstrations rudoyeuses : «Oui, mais j' traitais pas de la laïcité.»

 

Alors la «conversation démocratique» de notre modèle participatif se met, pour un instant, à ressembler à la vidéo ci-dessus ; le journaliste étant réduit à l'état de Lochet subissant la logorrhée d'un interlocuteur «mediapartien» furieusement Morel !...

 

Mais à part ces légers soucis, les fruits du dialogue participatif tiennent heureusement la promesse des fleurs.

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