Du paternalisme au paternalisme d'entreprise

Le paternalisme a laissé place à un "maternalisme" des Ressources Humaines. La RH agit en "bonne mère de famille" pour le bien-être des salariés toujours avec "bienveillance". Elle pourvoie à leur éducation afin qu'ils aient de bonnes attitudes et cherche à les "faire grandir". Elle leur fait voir le psy et autres coach pour les développer.

Du paternalisme au maternalisme d'entreprise

Le management paternaliste s'est développé au cours du XXème siècle après que celui de la contrainte décrit dans Germinal de Zola eut montré ses limites. Le paternalisme reposait sur l'idée que le patron en "bon père de famille" assurait le bien-être matériel des employés qui devenaient redevables comme un fils envers son père. C'est ainsi que des entreprises prenaient en charge tous les aspects de la vie des salariés. L'exemple de Bata dans les années 30, leader de la chaussure, est emblématique avec la construction de Bataville en Moselle, cité ouvrière dotées de nombreux services, commerces, écoles, piscine, centre social, église.
Ce paternalisme a laissé place à un maternalisme des RH. Leur service, aux effectifs essentiellement féminins gèrent les recrutements, les carrières, les évaluations, la formation mais aussi les sanctions et licenciements. La RH agit en "bonne mère de famille" pour le bien-être des salariés toujours avec "bienveillance". Elle pourvoie à leur éducation afin qu'ils aient de bonnes attitudes et cherche à les "faire grandir". Elle leur fait voir le psy et autres coach pour les développer. 

Dans les deux cas les salariés sont des enfants maintenus dans un lien de redevabilité vis à vis de l'employeur parent. 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.