Notre Oumma arabe à nouveau à la croisée des chemins.

A quelques jours du cinquième anniversaire du déclenchement en ce 17 décembre de la lame de fond qui a ébranlé l'ensemble de la Oumma arabe, y a-t-il encore quelques motifs d'espoir ou bien comme pour les révolutions précédentes devrions-nous prendre le deuil? Un rapide tour d'horizon montre que la formidable mobilisation de cet hiver 2010/2011 ne s'est pas fracassée sur un nouvel Thermidor!

 

 

1)Notre révolution arabe est en panne! 

 

L’utilisation du singulier souligne que nous sommes bien dans une configuration où l’étincelle tunisienne à mis le feu à la plaine « arabe » qui était sèche, à point. 

Le singulier « arabe » est utilisé pour désigner cet ensemble parce qu’il ne serait venu à l’esprit de personne de changer le nom des « Amériques » sous prétexte que ce nom est lié à celui de l’un des conquistadors: Amérigo Vespucci.

 

Après quatre siècles de protectorat ottoman, un siècle et demi de colonisation capitaliste occidentale et plus d’un demi-siècle de semi-indépendance, nous avons vu alterné plusieurs possibles entre:

 

- révolutions et contre-révolutions, 

- volontés de nos masses laborieuses et populaires de vivre dignement et le retour, tel un métronome, de "Thermidor".

 

Ces révolutions avortées ou renversées (Thermidor) ont instauré différentes variantes de dictatures, soutenues par une multitude de moyens, par les différents impérialismes dominant l’ensemble de la région.

Le demi-siècle passé s’est caractérisé par une main-mise sur l’ensemble de nos richesses par différentes ploutocraties qui se sont constituées en oligarchies foncières et financières. Leur nombre n’excède point les quelques centaines de milliardaires sur les 400 millions d’habitants que compte aujourd’hui notre Oumma arabe.

 

On peut compter quelques milliardaires pour un million d’arabes. Voilà qui indique la réalité de l’accaparement de nos richesses par le fameux 0,001% de la population. 

A titre d’exemple, ce sont 75 milliardaires qui se partagent, en de véritables monopoles, l’essentiel des rouages économiques du petit Etat tunisien sur une population d’à peine 11 millions d’individus.

 

2) Les oligarques ont bâti leurs fortunes en s’appropriant, à la faveur de mécanismes étatiques complètement privatisés, donc par le vol et la rapine, l’essentiel des « bijoux de familles » de nos différents Etats. 

 

Pour accomplir leurs forfaits ils se sont:

 

- Appropriés les secteurs les plus rentables, seuls ou avec l’apport de partenaires étrangers (Banques et assurances, Services, Tourisme,Telecoms, Secteurs du Bâtiment et de l’Alimentation, Agriculture d’exportation etc…). 

- Procédés à l’exploitation féroce de l’ensemble du monde du travail avec des salaires, réduit au simple entretient de la force de travail des travailleurs.

- Formés une véritable armée de réserve composée de chômeurs et de précaires pour s’en servir contre les prétentions du monde du travail à améliorer son quotidien. (augmentation de salaires, amélioration des couvertures sociales, libre-expression des travailleurs).

- Utilisés d’importantes filières des trafics en tout genre. La fameuse économie parallèle utile et nécessaire pour compléter un tableau de chasse, sans laquelle il n’y a pas de système capitaliste. La corruption, le népotisme, les passes droits, sont le lubrifiant d’un système qui a pour valeur cardinale: « Tous les coups sont permis ». 

 

Nulle part à l’échelle planétaire, nous n’avons assisté à un fonctionnement capitaliste idéologiquement pure. Ceci n’existe que dans la tête d’impénitents réformistes qui rêvent et espèrent depuis la naissance de ce système et sa généralisation à l’échelle planétaire de dompter la bête. 

 

Nos capitalistes n’ont fait que mettre leurs pas dans ceux de leurs prédécesseurs coloniaux. Nous sommes « affligés et par le développement de la production capitaliste, et aussi par le manque de ce développement. Outre les maux de l’époque actuelle, nous avons à supporter une longue série de maux héréditaires provenant de la végétation continue de mode de production dépassés, avec la suite des rapports politiques et sociaux à contretemps qu’ils engendrent. Nous avons à souffrir non seulement de la part des vivants, mais encore de la part des morts. Le mort saisit le vif . (Karl Marx: Le Capital) 

 

3) De même que l’on est venu à bout du protectorat ottoman; de même que l’on a réussi à bouter les coloniaux, hors de nos frontières, notre Oumma arabe a mis en branle une dynamique où la jeunesse et les masses laborieuses et populaires sont parties, à nouveau, à l’assaut des citadelles des diverses dictatures, que d’aucuns pensaient éternelles.

 

C’est le grand chambardement de l’hiver 2010/2011, où l’étincelle déclenchée dans le petit Etat tunisien, tenu de main de fer, par le caporal de sous-préfecture, devenu général: Ben Ali, s’est généralisée à l’ensemble de la Oumma arabe, suite à la chute de ce premier domino.

 

Bien sûr, ces évènements n’ont pas éclaté tel un orage dans un ciel serein… 

Ils n’ont pas connu le même rythme, la même intensité partout. 

Chaque Etat « privatisé » a fourni un cadre très spécifique aux mobilisations. 

Les Etats disposant de la manne pétrolière (les « pétroliers », Algérie, Arabie Saoudite, Emirats) ont utilisé une grande partie de leur bas de laine pour tenter de calmer leur jeunesse et leurs masses populaires.

 

Ces évènements furent annoncés par la longue marche des luttes de ces deux secteurs de la population:

 

- les différents segments de la jeunesse, qu’elle soit scolarisée ou survie dans la précarité,

- les masses laborieuses et populaires et en particulier celles du pays profond, délaissées par des modalités de mise en oeuvre économiques privilégiant souvent le littoral, ou les riches régions agraires et leurs villes relais souvent dans une optique tribale ou semi-tribale.

 

Ces luttes, démarrées longtemps en amont, ont permis que ces dernières  s’aguerrissent dans des batailles de basse intensité, contrées par les différents organes de répression, mis au service des oligarques. 

 

La lutte de notre peuple palestinien, contre la colonisation sioniste, fut, tout au long de ce dernier demi-siècle, l’un des principaux pôles de la résistance et de la lutte.

 

Se concentraient dans cette lutte toutes les contradictions de notre Oumma arabe:

- maintien et renforcement des liens avec les puissances impérialistes « protectrices »,

- directions « nationalistes » corrompues adoptant la posture de gardes chiourmes des puissances étrangères,

- répression féroce de toute velléité contestataire.

 

4) Comme pour toute révolution, les « théories du complot » fleurissent daignant aux peuples de notre Oumma le droit à la révolte. 

Comme pour la révolution d’Octobre qui n’aurait été finalement qu’un « coup d’Etat bolchévique » alors que cette dernière à, en une dizaine de jours, « ébranlée le monde » (John Reed), notre révolution n’aurait été qu’une somme de scénarios aussi rocambolesques que les histoires de Tintin. 

La relation des faits est certes compliquée et l’on peut en arriver à penser qu’il s’agit d’une série d’explosions sociales incontrôlables et incontrôlées, ou d’une suite de luttes mettant aux prises divers oligarques, généraux, caudillos n’ayant d’autre objectif que l’établissement de leur propre pouvoir. 

A côté de cette vision à la Tintin, la même perplexité conduit à une thèse extrême présentant notre révolution comme une phase, certes particulièrement mouvementée, de l’accession au pouvoir d’une bourgeoisie « nationale » capable de se consacrer pleinement à sa fonction historique de développement du capitalisme.

 

5) Les deux thèses sont fausses. Les révolutions ne se commandent pas, furent elles « colorés » ou « fleuries »… Quand un processus dure autant que celui que nous vivons aujourd’hui dans l’ensemble de notre Oumma, (bientôt nous fêterons le cinquième anniversaire de ce 17 décembre 2010, déclencheur de la vague révolutionnaire et qu’il faudra fêter dignement); on ne peut nous convaincre que tout cela n’est que manigances de «cerveaux malades ». 

Là où au sein de nos Etats, à l’exemple de la Tunisie ou de l’Egypte, où une forte tradition de luttes et de la jeunesse et de différentes composantes de la société civile (syndicats, associations, ligues des droits de l’homme, minuscules organisations politiques radicales etc…) ont maintenu vivantes des traditions de luttes et de résistances, les règles de la lutte n’ont pas dégénéré en « guerre civile » ouverte. 

 

Même les atrocités commises par le Maréchal dictateur Sissi, en Egypte, suite à son « coup d’Etat référendaire » n’ont visé qu’un petit secteur de la contestation représentée par la mouvance des Frères Musulmans. Les militaires, dans une tradition bien égyptienne ont toujours, depuis Nasser, pris peur de la capacité de la Confrérie à contrer leur pouvoir; les deux forces politiques s’adressant aux mêmes couches moyennes.

 

En Tunisie, la perpétuation d’une tradition de syndicalisme engagé, faisant de l’UGTT, un véritable proto-parti, a permis comme en différentes occasions (lutte anti-coloniale, expériences « socialistes » de l’après indépendance, opposition au parti unique et grèves générales jalons, telles celles du 26 janvier 1978 qui fut, comme le mouvement de la jeunesse du 5 février 1972, le creusé de toute une génération de militants restés actifs en cet hiver 2010/2011) que ce dernier joue un rôle central, soit dans l’accélération du mouvement révolutionnaire ou son contraire.

 

6) Par contre, en Libye et en Irak, les clans des diverses mafias (du trafic des armes aux trafics en tous genres comprenant la drogue et la traite des hommes et des femmes) sont en guerre ouverte pour des positions stratégiques en défense de leurs nouveaux privilèges. Ils disposent du pétrole comme monnaie d’échange.

En Syrie et au Yémen, face à la radicalité des mouvements de contestations et en raison des positions stratégiques qu’occupent ces deux régions, la multiplication des manipulations étrangères a transformé ces pays en nouvel Afghanistan. 

Et comme dans ce dernier pays, ce sont les « seigneurs de la guerre », ces milices mercenaires prêtes à se vendre au plus offrant, qui imposent, en allant jusqu’à commettre les pires atrocités, la loi. 

Une loi qui n’est régie par aucune « idéologie », si ce n’est le bakhchich tiré des nombreux trafics: armes, pétrole, drogues, prostitutions, trafic d’organes etc… et des nombreux « dons » des nombreux donneurs d’ordre.

 

7) Notre Oumma arabe est de nouveau, aujourd’hui, à la croisée des chemins.

 

Nos motifs d’espoir sont nombreux. Dans aucun des Etats en révolution, nous n’avons de victoire franche des « contre-révolutions ».

En Egypte, non seulement la dure répression n’a pas mis un frein aux luttes de nombreux secteurs salariés et aux luttes de la jeunesse, mais le Maréchal vient de perdre la face aux dernières élections législatives largement boycottées (moins de 5% de participation). La Confrérie des Frères Musulmans a été décapitée, beaucoup de ses dirigeants assassinés,  embastillés ou exilés et cette « leçon » n’a servie à personne. Elle peut produire le pire comme le meilleur. 

 

En Tunisie, 2015 n’a pas vu un net recul des luttes sectoriels, même si on enregistre une légère baisse par rapport aux années phares 2011/2012.

 

Les recompositions à l’oeuvre au sein des classes dominantes n’ont toujours pas produit leurs effets en terme de stabilisation de leur domination.

La vitalité de mouvements de contestation de la société civile ne se dément pas. La répression a marqué des points, mais point de défaite franche pour tous les secteurs à la pointe de la lutte.

La Confrérie des Frères Musulmans, Nahda, dans ce petit Etat a accédé à la gestion des affaires courantes. 

Cette opportunité obtenue par l’éternelle pusillanimité des formations dite de « gauche » nous a révélé, aussi bien en Tunisie, qu’en Egypte que la Confrérie ne possède aucun programme de rechange, qu’elle  s’est coulée comme la branche turque qui était son modèle dans une gestion ultra libérale de l’économie. 

 

A la différence de l’arrivée de l’AKP d’Erdogan à la gestion des affaires durant le boom économique que va connaître la Turquie durant cette décade des années 1990/2000 caractérisées par les guerres qui faisaient rage en Afghanistan, en Tchétchénie,  en Yougoslavie, en Georgie, en Arménie, en Irak. (Regardez une carte de la région et vous comprendrez les retombées sonnants et trébuchants de cette base de l’OTAN, doublée par le statut d’ancienne puissance impériale ottomane ayant son pré-carré turcophone). 

C’est que comme le soulignait Napoléon, «on peut tout faire avec une baïonnette sauf s’asseoir dessus! »

Nos nouveaux régents n’ont rien d’autres à offrir que le fameux «du sang et de la sueur » de Churchill. 

Nos économies sont en panne sèche en liaison avec la déflation qui pombe les principaux centres capitalistes. 

 

8) Ce qui caractérise la révolution de la Oumma arabe c’est d’abord et avant tout sa singularité par rapport aux révolutions historiques références. 

 

Par rapport à la révolution française de 1789 qui mobilisa moins de 25 millions d’habitants de l’hexagone, ou plus prés de nous la révolution russe qui toucha une population estimée à prés de cent millions d’âmes, la révolution arabe touche des populations, à cheval entre les trois continents asiatique, africain et européen de prés de 400 millions. La seule révolution comparable par le nombre est la révolution chinoise.

 

Mais à la différences des trois révolutions citées plus haut, la révolution arabe sur déroule sur une région morcelée en 21 entités étatiques avec des frontières « fermées », comme c’est le cas entre l’Algérie et le Maroc, ou Gaza et les territoires palestiniens sous occupation militaire.

Sans oublier que les oligarchies gouvernantes imposent, dans certains cas, pour les citoyens des visas, empêchant la libre circulation entre pays. Cette aspect n’est point anodin et explique notre incapacité à construire des mouvements régionaux regroupant différentes forces politiques.

Mais ce morcellement est aussi en quelque sorte une « chance » puisque les oligarques ne peuvent coordonner leur attaques contre le mouvement révolutionnaire. Même s’ils s’impliquent au niveau de leur « pré-carré » comme c’est le cas de cet exécuteur des basses oeuvre de la domination impérialiste dans la péninsule arabique: l’Arabie des tribus Saoud.

 

Si en certaines régions, la situation comme pour la Syrie, le Yémen et dans une moindre mesure la Libye, s’installe dans des formes de guerre permanente où plusieurs acteurs régionaux et internationaux interviennent, il reste des régions qui ne sont pas encore entrées dans la lutte, ce qui ne saurait tarder au vu de l’évolution des situations.

 

C’est le cas de l’Algérie, du Maroc voir de l’Arabie Saoudite elle-même qui ne peut rester éternellement en dehors du chaos qu’elle se charge de promouvoir chez ses voisins (Bahrein, Yemen, Syrie, Irak). On peut affirmer que la révolution arabe dispose encore de forces de réserves à lancer dans une bataille où en aucune partie de cette vaste région, aucune oligarchie ne l’a franchement emporter.

 

Il faut être aveugle pour ne pas voir qu’en cette cinquième année, nous avons encore de la marge en terme de potentiel de luttes.

 

En Egypte, comme en Tunisie, de larges secteurs de la jeunesse, comme de larges secteurs de la classe travailleuse ne se laissent pas prendre au mirage de l’appel à l’unité nationale attisée par des attentats commis de manière minutés par des forces qui toutes travaillent à apporter de l’eau au moulin de la répression, de la limitation des libertés chèrement acquises ces dernières années.

 

9) Au vu de tout ce qui vient d’être décrit notre principale faiblesse réside dans la dispersion des révolutionnaire, ceux qui n’ont pas capitulé, ni accepté de troquer la proie pour l’ombre, d’abord à l’échelle de chaque Etat pris séparément et ensuite à l’échelle de notre Oumma Arabe. 

 

Mais on sait que les révolutions sont un formidable moment d’apprentissage en accéléré. 

Un seul exemple entre mille, la scène artistique n’a jamais été aussi florissante et tous les arts voient une explosion d’énergie comme jamais cette région n’en a connue.

 

L’expérience politique des différentes alternances, via les différents processus électoraux mis en place pour canaliser les mobilisations vers le cul de sac de la représentation formelle a ouvert les yeux d’une multitude de secteurs de la jeunesse, en passant par les couches salariés ou en précarité (chômage, démerdes de survie quotidienne dans la fameuse économie informelle etc), voir certains secteurs des couches dites moyenne, cette petite bourgeoisie qui voit son rêve d’enrichissement fondre comme neige au soleil.

A tous ces secteurs les élections sont apparues clairement comme « un piège à con ».

 

Ce sont eux qui s’apprêtent, sous différentes formes, à repartir à l’assaut des citadelles. C’est elles qu’il faut organiser dans une maison commune. Celle-ci ne sera pas groupusculaire dans l’attente de jours meilleurs. Il nous faut une coordination de masse avec une centralisation dictée par les mots d’ordre de l’heure.

Ceux-ci se déclinent de la manière suivante pour le cas de la Tunisie:

 

- a) La crise capitaliste mondiale étant appelée à durer et ses effets induits sur les larges masses de plus en plus difficile à supporter, parce que la seule sortie de crise que connaît ce système est la destruction massive de capital et ceci par tous les moyens, y compris la guerre (et on en a un exemple dans plusieurs Etats de la région), il faut spolier les spoliateurs. Comme on l’a fait pour les familles des dictateurs, il faut redire que « ce qu’ils ont eu, ils l’ont volé ». 

En Tunisie, par exemple ce sont 75 familles qui détiennent l’essentiel des rouages économiques. Les biens de cette minorité doivent être nationalisés, exactement comme on l’a fait pour les familles du caporal de sous-préfecture: Ben Ali. 

 

- b) Annulation de la dette par le refus de payer les échéances de celle-ci qui grèvent littéralement le budget de l’Etat. Toujours pour la Tunisie, nous allons passer d’environ 6 000 milliards de millimes payés annuellement aujourd’hui, soit le cinquième du budget de l’Etat à   8 000 milliards en 2017, soit le quart du budget qui est de l’ordre de 25 000 milliards de millimes. 

 

- c) L’assiette de l’imposition repose essentiellement sur les couches travailleuses et populaires. Ce sont 15 000 milliards de millimes  qui échappent annuellement aux caisses de l’Etat par la fraude fiscale. Que les fraudeurs rendent gorge.

 

- d) Le secteur bancaire qui a servi tout au long de la dictature de vache à lait des filous des familles régnantes est en piteux état. D’aucuns veulent le renflouer avec de l’argent public et proposent la privatisation des banques publiques. Nous proposons de renflouer les banques publiques et de les réunir dans un seul secteur bancaire sous contrôle de ses salariés et des citoyens pour tourner les crédits vers la satisfaction des réalisations profitables aux larges masses (agriculture, énergies renouvelables, politique de rééquilibre des futurs investissements en privilégiant les régions de l’intérieur épicentre de la révolution, développement des axes d’épanouissement culturel)

 

- e) lancement de grands chantier publics en matière d’énergie, de transports ferroviaires, de développement de la couverture Internet en libre accès, de satisfaction des besoins urgents par le versement d’un revenu universel à toutes celles et tous ceux qui n’ont pas d’emplois pour les réintégrer dans la communauté des décideurs.

 

- f) Réorientation de l’agriculture vers la satisfaction de l’auto-suffisance alimentaire.

 

- g) Briser le cercle vicieux de l’industrie touristique, véritable gouffre sans fond en redéfinissant une politique d’éco-tourisme où les touristes ne viendront plus « bronzés idiots ».

 

- h) Nationaliser le secteur de l’enseignement qui a été charcuté par une privatisation qui l’a complètement défiguré.

 

- i) Nationaliser le secteur de la santé en réhabilitant les petites unités au plus prés des citoyens, en lieux et place de ces mastodontes de la médecine du capital….

 

Ceci n’est qu’une première ébauche de programme.

C’est aux assemblées générales de citoyens sur leur lieux de travail, d’études, de vie, de participer à l’élaboration concrète du programme alternatif.

 

Ce n'est que le début, le combat continu!

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

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