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Billet de blog 11 mars 2015

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LA FRANCE RÉSISTE AU MONDE

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DERNIÈRE MINUTE : Quand France Culture "censure" le Président de la Répubique. Voir à la suite de ce billet.

Lobbying ? C’était le terme utilisé par Thomas Wieder, chef du service « France » au Monde, le 18 février 2015, pour expliquer la victoire des pétitionnaires demandant au Président de la République d’honorer la mémoire des dizaines de milliers de malades mentaux « abandonnés sans nourriture et sans soins […] sous le régime de Vichy de 1941 à 1945. » (La Croix du 16 février 2015). Ce à quoi François Hollande avait effectivement répondu favorablement : « Je partage votre volonté […] qu’à ce délaissement de la République ne s’ajoute pas le silence de l’oubli. »

Lobbying ? L’utilisation de ce terme par le journaliste du Monde n’est pas innocente. En effet, Wikipédia rappelle qu’en France cette pratique est accompagnée d’une très lourde connotation négative : « Le terme anglo-saxon est avant tout utilisé par les médias français pour désigner les groupes ayant influencé de manière délibérément corporatiste, voire tout simplement négative, tel ou tel texte de loi ou norme. »

Et Wikipédia citait cet exemple tiré du Monde du 09.04.2014 (Marie Charrel), on est toujours trahit par les siens : « 120 millions d’euros : il s’agit du montant, en euros, dépensé chaque année par l’industrie financière an actions de lobbying à Bruxelles, auprès des institutions européennes. C’est ce que révèle le think tank européen Corporate Europe Observatory (CEO), mercredi 9 avril. Selon ce dernier, la finance emploie 1 700 lobbyistes dans la capitale belge, soit bien plus que tous les autres secteurs. »

On comprend le dépit de Thomas Wieder. Après le pavé dans la mare jeté le 16 juillet 1995 par Jacques Chirac, « Oui, la folie meurtrière de l’occupant a été secondé par des Français, par l’État français. », cette prise de position de François Hollande en est un autre pour tout ceux qui voulaient, et veulent peut-être encore, clore définitivement le dossier des méfaits du régime de Vichy. En 2012 par exemple, François Fillon, s’agissant des crimes colonialistes commis le 17 octobre 1961 sous la direction du préfet Maurice Papon, déclarait en avoir assez « que tous les quinze jours, la France se découvre une nouvelle responsabilité, mette en avant sa culpabilité permanente. J’ai déjà été choqué des déclarations de la France responsable des crimes commis pendant l’occupation sur son territoire… ». Fillon reprenait ici, en quelque sorte, les propos d’Éric Conan et Henry Rousso de 1994 : « … que cesse ce rituel infantile consistant à s’indigner tous les six mois parce qu’un scoop révèle que des Français ont collaboré, ou que Vichy fut complice de la Solution finale. »

Répondant à François Bayrou, qui lui aussi appelait à la réconciliation des Français, Lionel Jospin, alors Premier ministre, répliqua de cette manière en décembre 1997 : « Les Français ne se rassembleront pas au prix de l’oubli, en tirant un signe égal entre les prudents et les justes, entre les collaborateurs et les résistants. Ils se rassembleront seulement sur des valeurs, qui sont celles de la démocratie, de la République ». C’est sans doute ce dont s’est souvenu François Hollande.

N’étant ni plus ni moins méchant que le journaliste en question, j’utiliserais aussi le terme de « lobbying » pour qualifier les campagnes récurrentes du Monde pour réhabiliter un certain nombre de Collaborateurs notoires du régime nazi sous l’Occupation. « Lobbying » du Monde par manières de relativiser, de minorer, voire de nier la responsabilité d’hommes ayant appartenu et servi aux plus hauts niveaux le régime de Vichy, jusque dans sa phase la plus collaborationniste avec les nazis : le gouvernement Laval. Et ainsi tenter de les réhabiliter ? Dans ce combat, Le Monde semble en effet vouloir jouer un rôle majeur. La colonisation, pour certains, avait ses aspects positifs et civilisateurs. Similairement, l’action d’hommes de Vichy aujourd’hui (voire demain le régime de Vichy lui-même ?) aurait eu aussi ses aspects positifs ?

Je m’en tiendrais à trois exemples.

AUJOURD’HUI

1 – Réhabiliter Max Bonnafous, ministre de Laval

En octobre 2003, Le Monde, publiait sur une page entière et en exclusivité, les conclusions de Mme von Bueltzingsloewen, historienne : «  À aucun moment il n’y a eu de la part de Vichy d’intentionnalité de tuer les malades mentaux ni même de les laisser mourir… Isabelle von Bueltzingsloewen repousse même la thèse de la “non-assistance à personne en danger” ou de l’“abandon à la mort” qui pourrait être formulée à l’encontre de Vichy » rapporte alors sur une pleine page le journaliste, Régis Guyotat.

En février 2007, Le Monde publie un article d’Élisabeth Roudinesco louant un ouvrage d’Isabelle von Bueltzingsloewen. « L’idée fit son chemin que la France avait commis, sous Vichy, un génocide des fous. […] Mais qui étaient les criminels ? S’agissait-il des médecins-chefs des asiles ? Avaient-ils obéi à des ordres ? Étaient-ils les adeptes d’une thèse eugéniste… ? […] Utilisant la méthodologie historique, elle démontre (Isabelle von Bueltzingsloewen) preuves à l’appui que le gouvernement de Vichy n’a jamais pris aucune mesure d’extermination guidée par un quelconque eugénisme » écrit l’éminente historienne.

En 2010, dans Le Monde de l’été, nouvel entretien avec Mme von Bueltzingsloewen. « Le régime de Vichy a-t-il, comme on le lit parfois, voulu “exterminer” les fous en les affamant ? » interroge le journaliste. « Non. Si tant de malades sont morts, c’est parce qu’ils étaient isolés, que les rations officielles étaient très insuffisantes et qu’il était très difficile de leur procurer des denrées non rationnées ou vendues au marché noir. La preuve que Vichy n’a pas voulu les exterminer, c’est la publication, en décembre 1942, de la “circulaire Bonnafous” (du nom de Max Bonnafous, alors ministre de l’Agriculture et du Ravitaillement). Ce texte, précisément, attribue aux malades des suppléments qui permettent de faire reculer la mortalité dans les asiles ».

Pour Isabelle von Bueltzingsloewen, sa seule preuve est donc l’appel fait par Laval à Max Bonnafous. « La nomination, le 11 septembre 1942, de Max Bonnafous à la tête du ministère de l’Agriculture et du Ravitaillement a probablement constitué le facteur déterminant […] Max Bonnafous est vraisemblablement plus sensible à la souffrance des aliénés internés que son prédécesseur ou que son collègue au secrétariat d’État à la Famille et à la Santé. Son épouse, Hélène Bonnafous, est en effet médecin du cadre des hôpitaux psychiatriques. » « Probablement », « vraisemblablement » ?  Preuve qui n’est donc qu’une hypothèse. Mais hypothèse qu’elle ne parvient pas à démontrer et qu’elle baptise cependant « preuve »… En omettant certains faits.

C’est au cours d’une tournée de Gaby Morlay en Afrique du Nord que Max Bonnafous la rencontre. Entre le ministre et l’actrice, c’est le coup de foudre. Max Bonnafous est un homme marié et la morale de « l’ordre nouveau » ne rigole pas avec ce genre d’infractions. Gaby Morlay, est-il écrit quelque part, devient la femme de son ombre et Max ne voit que très rarement son épouse légitime. Le couple Morlay-Bonnafous abrite alors son bonheur dans une belle villa de la Côte d’Azur. Voilà qui relativise peut-être le rôle de la légitime Mme Bonnafous quant à la circulaire du 4 décembre 1942. À moins qu’en coup de vent et entre deux échanges peu amènes… ?

Mme von Bueltzingsloewen aussi aime bien Max Bonnafous. « Les services qu’il rend à la Résistance lui permettent, après la guerre, d’être relevé de l’indignité nationale dont il avait été frappé à la Libération » écrit-elle. Il en alla de même alors pour René Bousquet. Quel brave homme que ce ministre ! À aucun moment l’historienne ne se rend compte qu’être membre d’un gouvernement, c’est ainsi et aussi participer à une responsabilité collective. Par exemple, celle de la participation du gouvernement Laval à la déportation des juifs de France que Max Bonnafous ne pouvait ignorer. Ici complicité du régime de Vichy, là, à propos des fous, pleine responsabilité de ce même régime… et complicité du Monde avec l’historienne dans la négation de cette responsabilité.

Mme von Bueltzingsloewen, gentiment encore, écrit à propos de Patrick Lemoine : « Son insistance à charger Laval, comme si Pétain n’avait joué aucun rôle dans la politique de collaboration, démontre sa méconnaissance de l’historiographie ». On pourrait rétorquer qu’ici c’est elle qui démontre sa méconnaissance précise de l’historiographie de cette période de Vichy. En matière d’inhumanité, Pétain n’avait rien à envier à Laval. Toutes les lois d’effacement des juifs ont été prises sous son entière autorité et il y participait activement. Quand Laval est imposé par les nazis à la tête du gouvernement, il acquiert quasiment tous les pouvoirs. Pétain lui-même, s’il est en quelque sorte effacé, c’est semble-t-il avec son consentement. Pas de désaccord fondamental en effet avec Pierre Laval. Mais la hargne de l’historienne à l’encontre de Patrick Lemoine, qui la conduit à relativiser le rôle de Laval, s’explique : « Docteur en médecine et psychiatre, Patrick Lemoine est en guerre contre les excès médicamenteux en tout genre […] « C’est Odile Jacob qui m’a mis le pied à l’étrier en 1996 avec Les Mystères du placebo » - devenu un ouvrage de référence sur le sujet.

Depuis, cette manie ne l’a jamais quitté. Il a publié un livre historique, Droit d’asiles (Odile Jacob, 1998), récit à peine romancé d’un épisode peu glorieux de la psychiatrie : la mort de 50 000 malades mentaux dans les asiles français pendant la seconde guerre mondiale. Dans les années 1990, Patrick Lemoine avait mené une enquête à ce sujet  à l’hôpital du Vinatier (à Lyon), où il travaillait, organisé une exposition et même dirigé une thèse de médecine. Quinze ans après, cette « extermination douce » continue de l’obséder. « On a laissé ces malades mourir de faim et de froid dans une indifférence totale », s’enflamme le médecin, qui en retient une leçon de vie : « Les malades mentaux sont les premières cibles en cas de crise. Le boulot des psychiatres, c’est d’être vigilants pour que cela ne se reproduise plus. » C’est une journaliste du Monde Science & Médecine,Sandrine Cabut, qui relatait ainsi dans un long article  les activités de ce médecin. On est toujours trahit par les siens. Non, Thomas Wieder ?

Lorsque fin 1942, le Conseil des ministres décide la rafle du Vélodrome d’Hiver, Pétain, selon le procès-verbal conservé, l’approuve comme « juste ». Il est alors, selon ses propres dires, « main dans la main avec Laval ». Il reste cependant que depuis avril 1942 c’est Laval, seul, qui détient les pleins pouvoirs.

Laval est un pragmatique. La circulaire du 4 décembre 1942 ne constitue pas un « revirement » humaniste, mais apparaît bien, si l’on accepte la « fable Bonnafous » contée par Isabelle von Bueltzingsloewen, comme un « accident », une péripétie, un miracle dans le cours général de la politique du gouvernement collaborationniste. Et s’il ne s’agissait ni d’un « accident » ni d’un « miracle » ? L’historienne ne se pose pas de questions à ce propos. La circulaire du 4 décembre 1942 ? C’est selon elle un fait, sa preuve, elle en est sûre, de l’innocence de Vichy dans les dizaines de milliers de morts. Cochon qui s’en dédit. Un fait sans cause autre que celle de l’influence d’une femme abandonnée sur un mari qui a fui. Aucune interrogation à propos d’une autre piste de compréhension ou d’explication possible.

Et pourtant…

LE POINT DE VUE DE MICHEL CAIRE, psychiatre et historien de la Psychiatrie, à propos de L’ABANDON À LA MORT… DE 76 000 FOUS PAR LE RÉGIME DE VICHY (Armand Ajzenberg et André Castelli, L’Harmattan, nov.2012) il écrit :

« L'auteur discute aussi le rôle possible d'Hélène Bonnafous, fille du grand aliéniste Paul Sérieux et elle-même médecin du cadre des hôpitaux psychiatriques, dont l'intervention auprès de son époux Max, Secrétaire d'État à l'Agriculture et au Ravitaillement aurait pu être à l'origine de cette circulaire. Mais cette hypothèse n'a jamais été prouvée, écrit à juste titre Ajzenberg (p.76), et d'autant plus douteuse, précise-t-il, que la psychiatre et le ministre étaient alors déjà séparés.

Préférée à la « fable Bonnafous », « l'hypothèse Heuyer » fait l'objet d'un développement intéressant (pp.81-99). A. Ajzenberg nous rappelle que le président Laval avait commandité auprès de son ministre de la santé Raymond Grasset la création d'un « Conseil technique de l'enfance déficiente et en danger moral », où siègeront Louis Le Guillant, médecin directeur de l'hôpital de La Charité, Jean Dublineau et Georges Heuyer, qui tous trois réclamèrent par ailleurs des mesures pour sauver les malades des hôpitaux psychiatriques. L'auteur postule que ces trois importantes personnalités purent, avant-même la mise en place de ce Conseil (25 juillet 1943) faire des démarches auprès de l'autorité centrale : Heuyer lui-même "fréquenta Vichy dès 1941" (p.83). Laval, tenant à ce projet, aurait ainsi par intérêt, "nécessité politique" oblige, accordé ces suppléments alimentaires.

Nous avions nous-mêmes suggéré le rôle possible des psychiatres membres du Conseil Supérieur de l'Assistance de France, avec les docteurs Georges Demay, Paul Gouriou, Charles Perrens et Jean Lauzier notamment (voir sur ce site (http://psychiatrie.histoire.free.fr/actualite/vdp/vdp.htm) Pages d'histoires : Sous l'Occupation : Hécatombe par carence). Il pourrait être intéressant par ailleurs d'étudier celui de la Société de médecine légale, qui tint sans discontinuer ses séances sous l'Occupation, comme le fit la Société médico-psychologique. » Hypothèse contre hypothèses, Les dernières me paraissent plus pertinentes.

Aujourd’hui encore Mme von Bueltzingsloewen affirme ne pouvoir dresser un parallèle « entre ce qui s’est passé en France et en Allemagne ». Pourtant :

En Allemagne, le gazage ayant concerné tous les malades mentaux (vieux, malades et les autres), Il faut comparer ce qui est comparable et donc prendre en compte en France aussi la totalité des morts par la faim dans les hôpitaux psychiatriques, c’est-à-dire les 76 000, et en Allemagne les 100 000 morts selon Willi Dressen. On obtient alors :

- En Allemagne : 1,54 mort par « extermination dure » pour     1 000 habitants.

- En France : 1,81 mort par « extermination douce » pour 1 000 habitants.

Autre estimation pour l’Allemagne : 120 000 morts par gazage et injections, selon les chiffres de Bernd Lauss, de septembre 1939 à la fin de la guerre, on a alors :

- En Allemagne : 1,85 mort par « extermination dure » pour 1 000 habitants.

- En France : 1,81 mort par « extermination douce »  pour 1 000 habitants.

En Allemagne et en France donc, « à peu près » les mêmes résultats. Mais il ne faut pas dresser de parallèle !

N’OUBLIEZ PAS « L’OUBLI »

François Hollande a donc répondu favorablement  à la demande qui lui a été faites de reconnaître le destin tragique des « personnes internées dans les hôpitaux psychiatriques français, sous le régime de Vichy, mortes par abandon, absence de soins, sous-alimentation et autres maltraitances. » Je cite ici la pétition initiée par Charles Gardou. Celle-ci, après avoir recueillie plus de 80 000 signatures, a été remise au Président de la République. « Je partage votre volonté […] qu’à ce délaissement de la République ne s’ajoute pas le silence de l’oubli. […] Le rappel de cette page sombre de notre histoire sera aussi un appel à chacun d’entre nous, la réaffirmation que dans notre société humaine, aucune vie n’est « minuscule » et que c’est à la façon dont elle traite ses personnes vulnérables que l’on juge une civilisation » a répondu le Chef de l’État.

C’est la Mission du 70e anniversaire de la Seconde guerre mondiale, présidée par l’historien Jean-Pierre Azéma, qui aura à éclairer le Président de la République sur les gestes mémoriels qui pourront être accomplis à ce propos. Le premier, et plus important, des gestes devrait être, maintenant qu’est reconnu la responsabilité vichyste par François Hollande, « de faire entrer l’histoire de cette hécatombe dans les programmes et les manuels scolaires des Collèges et des Lycées, pour lesquels jusqu’ici elle n’a pas d’existence. » Je cite ici une autre pétition, Pour que douleur s’achève, qui avait circulé, déjà, en 2001. Pétition qu’avec Lucien Bonnafé et Patrick Tort j’avais initié. Pétition où parmi les premiers signataires figuraient notamment des représentants, tous alors aux responsabilités, des grands syndicats enseignants : Gérard Aschieri (FSU), Hervé Baro (UNSA-FEN), Pierre Duharcourt (FSU), Jean-Claude Garric (SNES-FSU), Nicole Geneix (SNUIPP-FSU), Patrick Gonthier (UNSA-FEN), Jean-Marie Maillard (SNES-FSU), Jean-Paul Roux (UNSA-FEN), Laurent Sirantoine (SGEN-CFDT), Monique Vuaillat (FSU), Jean-Luc Villeneuve (SGEN-CFDT).

Y figuraient encore, notamment : Mouloud Aounit (MRAP), Marc Augé (EHESS), Pierre Durand (journaliste à L’HUMANITÉ), Françoise Héritier (COLLÈGE DE FRANCE), Georges Labica (PHILOSOPHE), Hervé Le Bras (INED), Jean-Claude Pecker (COLLÈGE DE FRANCE), Jacques Testard (INSERM), Rita Thalmann (LICRA), Michel Tubiana (LIGUE DES DROITS DE L’HOMME)…

Auquels se joignirent ensuite : Jacques Bidet, Nicole Borvo, Boris Cyrulnik, Yves Dimicoli, Michaël Guyader, Danièle Kergoat, Max Lafont, Patrick Lemoine, Marie Leyreloup, Roland Pfefferkorm, Lucien Sève, Danielle Sivadon, Stanislaw Tomkiewicz…

Nous n’avions alors, sous un autre Président, pas été entendu.

Ces rappels sont pour dire que le combat dont il est question, et les controverses suscitées à  propos des faits et des responsabilités, qui ont maintenant touché à leurs fins après la déclaration de François Hollande, a aussi une histoire plus longue qu’on ne le croit généralement. N’oubliez pas « l’oubli ». C’était le titre donné par Lucien Bonnafé à l’article qui accompagnait la publication le 1er mars 2001 dans L’Humanité de la pétition, Pour que douleur s’achève, et qui a été aujourd’hui repris par le Président de la République.

 « Je partage votre volonté […] qu’à ce délaissement

de la République ne s’ajoute pas le silence de l’oubli. »

MALGRÉ LE « LOBBYING » DU JOURNAL DIT DE « RÉFÉRENCE » POUR RÉHABILITER MAX BONNAFOUS… ET EXONÉRER LE RÉGIME DE VICHY DE SES RESPONSABILITÉS QUANT À LA MORT DES 76 000 FOUS

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