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Billet de blog 17 janv. 2023

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Thiaroye 44 : le mensonge d'État qui ne passe pas

« Thiaroye 44 Devoir de mémoire, pourquoi la France a-t-elle du mal à se pencher sur le passé ? » était le thème du débat proposé par la chaîne Public Sénat. Le refus délibéré d'entendre les historiens qui ont fouillé les archives, questionné les sources, démontré le massacre prémédité, la spoliation des sommes dues et le mensonge d'État pourrait bien être la réponse.

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Le débat du 14 janvier 2023 sur la chaîne Public Sénat Un monde en doc - Devoir de mémoire, pourquoi la France a-t-elle du mal à se pencher sur le passé ? qui a suivi la diffusion du documentaire Thiaroye44  réalisé par François-Xavier Destors et Marie Thomas-Pénette, interpelle à plus d'un titre. Les invités conviés à débattre autour du massacre de Thiaroye, sans la présence notable des réalisateurs,  étaient : Ousmane Ndiaye, Rédacteur en chef à TV5 Monde ; Lydia Guirous, Editorialiste et consultante politique ; Jean-Sébastien Ferjou, Fondateur et directeur d’Atlantico ; Pascal Blanchard, Historien - Chercheur au CRHIM à l’UNIL (Lausanne). Aucun historien spécialiste de ce fait historique n'avait été convié et la chaîne Public Sénat a donc pris la responsabilité de laisser se propager des erreurs, des inepties et une nouvelle mise en abyme. 

Pour rappel, Thiaroye 44 est un massacre prémédité transformé en rébellion armée dans les documents officiels avec 35 morts, 35 blessés. C'était le 1er décembre 1944 à la caserne de Thiaroye au Sénégal. Il a fallu condamner 34 hommes pour conforter la thèse de la rébellion armée. Les rapatriés, ex-prisonniers de guerre, avaient réclamé le paiement du rappel de solde dont ils ont été spoliés avec la prime de démobilisation. Ces sommes sont restées dans les caisses de l'Etat. Les autorités françaises ont diminué le nombre de rapatriés pour dissimuler le nombre de tués en prétendant que 400 tirailleurs avaient refusé d'embarquer à l'escale de Casablanca. Lors de son discours au cimetière de Thiaroye le 30 novembre 2014, le Président Hollande a prétendu que l'endroit de leur sépulture demeurait mystérieux comme si l'armée française était devenue soudainement amnésique après avoir tué ceux qui réclamaient légitimement leurs droits. En 2012, il avait annoncé 35 morts et en 2014, au moins 70 en argumentant sur des blessés décédés. Mais ce chiffre de 70 morts se trouve dans un seul rapport, celui du Général Dagnan daté du 5 décembre 1944 et le même rapport à la même date établit le nombre de victimes à 35. Le bilan des victimes pourrait être de l'ordre de 300 à 400. Le cinéaste Ousmane Sembène avait mentionné 380 morts (1). 

Une mise au point 

Une fois encore, je vais décrypter si ce n'est déconstruire les propos du médiatique historien, chercheur-associé Pascal Blanchard. Je retiens cependant une phrase importante prononcée durant ce débat par Lydia Guirous : "Ces hommes devraient être reconnus "Mort pour la France" - cela fait partie des revendications des familles avec l'exhumation des corps, le paiement des sommes spoliées et la réparation ainsi que le procès en révisionalors que Jean-Sébastien Ferjou estime qu'il y a lieu de s'interroger sur le fait lui-même et que peut-être ces hommes étaient bien des rebelles. Une telle assertion  fait injure aux travaux des historiens mais aussi et surtout aux victimes et à leur famille. Pascal Blanchard a rétorqué que les militaires français ont démontré que les archives militaires avaient été trafiquées à l'époque. Il convient de préciser que le général Bach, ancien directeur du Service historique de l'Armée de Terre, est le seul militaire à avoir eu le courage de s'exprimer publiquement en soutenant mes conclusions sur les documents falsifiés et le massacre prémédité. 

© Emanuel Soopaya

En 2014, j'ai alerté le Président Hollande, le ministre Le Drian et la Garde des Sceaux Taubira sur ce mensonge d'Etat avec un massacre prémédité en lieu et place d'une rébellion armée ou d'une mutinerie suivie d'une inévitable répression sanglante et d'un procès mené à charge. Après la diffusion de mes conclusions quelque peu dérangeantes, Pascal Blanchard nommait un panneau "mutinerie de Thiaroye" lors d'une exposition destinée au Centre culturel de Dakar. Je ne peux que me réjouir de constater que Pascal Blanchard évoque désormais un massacre tout comme le ministère des armées, quelque peu contraint par des actions en justice. Ces recours des familles et de moi-même en qualité d'historienne auraient pu être mentionnés durant ce débat. Ils permettent de percevoir l'évolution sémantique, la prescription avancée par le ministère des armées pour refuser le paiement aux familles des sommes spoliées et aussi les circonvolutions autour des sépultures. A ce sujet, je suis étonnée que Pascal Blanchard prétende avec autant de conviction que le Sénégal ne sait pas où sont les fosses communes alors que les autorités sénégalaises interdisent toute construction et tout creusement à l'endroit supposé des fosses communes de l'ancien camp. Des fouilles avaient été réclamées par l'historien sénégalais Cheikh Faty Faye dès 2004, en vain : 

« Si toutes nos autorités politiques et militaires s'y impliquent courageusement et en toute liberté, la France serait amenée à nous dire la vérité sur cette aube de Thiaroye [...] Voilà pourquoi, il faut interroger ces dalles (2)".

D'autres fosses communes se situent au sein du cimetière que l'archéologue sénégalais Yoro K. Fall aujourd'hui décédé avait repéré.  C'est bien le ministère français des Armées qui a indiqué, pour un rapport à l'Assemblée nationale, la présence de trois fosses communes sous les tombes du cimetière militaire de Thiaroye. Or, le cimetière bien que sous gestion française appartient à l'Etat sénégalais.

Je signale au passage que le courrier du ministre Le Drian évoqué par Pascal Blanchard m'était destiné.

Courrier du ministre J.Y Le Drian à A. Mabon

Les mots ont un sens. Contrairement à ce qui a été dit durant le débat, ce sont les officiers qui ont assassiné ces hommes avec des automitrailleuses et non des soldats. Du fait de l'amnistie, ce crime restera impuni. Alors que dans le documentaire il est fait mention du mensonge d'Etat, à aucun moment ce terme n'a été mis en lumière.

Le problème des archives

Il a été question des archives remises par le Président Hollande au Sénégal et toujours pas consultables. Je me dois de citer les propos de Pascal Blanchard après qu'il ait rappelé que ces archives étaient connues et consultables par tout le monde en France : " [...]La question qu'il faut se poser c'est pourquoi le service des archives du Sénégal n'a pas introduit ces archives en consultation? [...] parce que les vraies archives que nous tous n'avons pas pu consulter parce que militaires, elles sont toujours en France [...] parce que personne ne les a parce qu'on n'a pas le droit d'y accéder parce qu'on a à faire à une affaire de justice et une affaire de justice c'est plus de 100 ans. Donc on a remis des archives qui en fin de compte ne servent à rien [...] Ces archives servent à quelque chose? Non"

C'est faux, le délai est de 75 ans et pour pouvoir remettre les archives du procès au Sénégal en 2014, Jean-Yves Le Drian a signé un arrêté de dérogation générale.

Arrêté du 24 septembre 2014 instituant une dérogation générale pour la consultation d'archives publiques relatives à l'affaire Thiaroye

Les archives que nous ne pouvons pas consulter sont celles restées secrètes auprès des forces françaises au Sénégal jusqu'à leur dissolution en 2011 et vraisemblablement rapatriées en France mais non inventoriées au SHD (service historique de la Défense) avec la liste des rapatriés, la liste des victimes, la cartographie des fosses communes, le calcul des soldes et primes de démobilisation mais aussi du pécule, etc. Le ministère des Armées répond invariablement qu'elles n'existent pas ou qu'elles n'existent plus. Pourtant le ministère évoque la présence de trois fosses communes ou certifie qu'une victime n'était pas déserteur contrairement à ce qui est mentionné dans son dossier.  J'ai déposé un recours devant la CEDH (Commission européenne des Droits de l'Homme). Saisir la justice est un levier dans cette quête des archives et non une judiciarisation de l'Histoire.

Les archives remises au Sénégal sont un cadeau empoisonné car, contrairement à ce que dit Pascal Blanchard, il est possible de repérer le mensonge d'Etat sur le nombre de rapatriés et le massacre prémédité avec notamment le rapport d'un officier qui se trouve uniquement dans les archives de la justice militaire et transmis au Sénégal. Il serait judicieux de numériser les archives sur le massacre disponibles au Sénégal pour les donner en consultation au SHD car elles complètent utilement celles de la France. 

Pascal Blanchard se trompe aussi lorsqu'il affirme qu'il ne s'agit que des archives militaires. Les documents consultables aux ANOM (Archives nationales d'outremer) avec notamment l'amnistie - ce n'est pas Vincent Auriol qui a gracié les condamnés - ne sont pas toutes des archives militaires. J'ai été à Londres chercher les archives du navire mais aussi les archives diplomatiques. Les historiens peuvent donc croiser des informations. C'est ainsi que j'ai pu comprendre la diminution du nombre de rapatriés pour dissimuler le nombre de victimes. Ils n'étaient pas 1300 rapatriés à débarquer à Dakar mais plus de 1600. 

Mensonge quand tu nous tiens

En tant qu'historienne, je suis confrontée à une obstruction de l'administration française relayée par le pouvoir politique. Lorsque Jean-Yves Le Drian mentionne qu'il appartient aux historiens de repérer l'endroit des fosses communes (je l'ai repéré), c'est une manière de renoncer car les historiens n'ont aucun pouvoir de décision pour les fouilles. De plus, il faut obtenir une autorisation des autorités sénégalaises qui, pour l'acquisition de clichés aériens datant de 1945, ne répondent pas à une demande requise par l'IGN (Institut géographique national) et refusent qu'un photographe prenne des photos au cimetière et à l'endroit présumé des fosses communes de l'ancien camp. Le Président du Sénégal a tout pouvoir pour faire exhumer les corps alors qu'il vient de reconnaître le massacre à l'occasion du 78ème anniversaire.

Grâce à l'intervention de Jean-Yves Le Drian auprès de ses services lorsqu'il était ministre de la Défense, j'ai pu retrouver la circulaire émanant du ministère de la Guerre datée du 4 décembre 1944, soit trois jours après le massacre, qui prouve le mensonge d'Etat sur le versement des soldes. Le détachement parti le 5 novembre n'avait pas perçu la solde de captivité.

Extrait de la Circulaire du 4 décembre 1944 : « La solde de captivité sera payée [intégralement] aux intéressés avant leur départ de la métropole» Une note de bas de page précise : «Contrairement aux directives précédemment données à l'A.O.F, cette mesure a déjà été appliquée au détachement parti de France le 5 novembre»

Après la réédition en 2019 de mon livre  Prisonniers de guerre "indigènes" Visages oubliés de la France occupée, j'ai remarqué que sur les dossiers de victimes, de condamnés et de rescapés qui ont réclamé le paiement des soldes, les autorités ont modifié la date d'embarquement à Morlaix pour camoufler le mensonge d'Etat. Ainsi il est noté 1er, 11, 12 ou 13 novembre. Il ne fallait surtout pas que la date du 5 novembre n'apparaisse.

Date d'embarquement modifiée au 12 novembre 1944

Par les mémoires en défense dans les différentes procédures, le ministère lâche petit à petit des informations importantes. Mais il lui arrive encore de cristalliser la falsification comme pour la date d'embarquement maintenue au 1er novembre 1944 dans un courrier bien maladroit de la Secrétaire générale de l'Administration à Biram Senghor qui avait demandé que soit mentionnée sur l'ESS (état signalétique et des services) de son père la bonne date avec un départ de Morlaix le 5 novembre et embarquement le 4 novembre. Cette date est importante dans le cadre de sa procédure pour le remboursement des sommes spoliées. Son pourvoi a été admis par le Conseil d'Etat. Quant à la modification de la date, Biram Senghor attend l'audience du Tribunal administratif de Paris alors que la clôture de l'instruction a été fixée au 29 avril 2022.

Courrier de la directrice du SGA (Secrétariat général de l'Administration) à Biram Senghor, fils de M'Bap Senghor.

Ces éléments permettent de comprendre la logique du mensonge permanent, de la tromperie et des falsifications.  Au ministère des Armées, du côté de la DMCA (direction de la Mémoire, de la Culture et des Archives), ils savent presque tout avec les archives "secrètes" et c'est eux qui guident le pouvoir politique. C'est de cela dont il faut débattre car les historiens (du moins certains) ont fait leur travail. Ousmane Ndiaye a  apporté cette parole africaine avec conviction durant le débat mais il mentionne à tort que le travail n'a pas été fait. Il l'a été par des historiens sénégalais (Cheikh Faty Faye, Mbaye Gueye, Abdoul Sow, etc.) et français qui interrogent vraiment les sources. C'est bien une décision politique qui est attendue au Sénégal comme en France en s'appuyant sur les travaux scientifiques sérieux, rigoureux et convaincants.

Paradoxe et renoncement

Dans l'ouvrage publié en 2022 aux éditions Philippe Rey, Histoire Globale de la France coloniale sous la direction de Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire et Dominic Thomas, moins de 300 mots ont été consacrés à ce crime colonial, événement majeur de la France libre du Général de Gaulle, sous la plume de Julien Fargettas connu pour relayer le récit officiel. En 2015, il s’en prend à Ousmane Sembène pour son film Camp de Thiaroye et « son parti pris certain (...) en contradiction flagrante avec les éléments d’archives» et, après voir donné le bilan des victimes de 35 morts, poursuit : « La tragédie demeure aujourd’hui encore au cœur d’un conflit mémoriel et certains n’hésitent pas à remettre en cause le bilan de la répression ou bien encore à accuser les autorités françaises de cacher certains documents relatifs à l'événement(3)». Sept années plus tard, il pratique encore la méthode "scissors and paste" (ciseaux et colle) avec les rapports qu'il sait pourtant mensongers : 

« En 1944, le camp de Thiaroye, situé à une dizaine de kilomètres de Dakar, accueille le dépôt des isolés coloniaux de Dakar, c’est à dire l’unité chargée de regrouper tous les tirailleurs débarquant dans cette ville, de régler les questions administratives liées à leur situation, et éventuellement de les renvoyer dans leur foyer. Or les rapports arrivant de la métropole sont alarmistes, les tirailleurs, en particulier les anciens prisonniers de guerre, ont évolué et leur état d’esprit est actuellement mauvais. L’entreprise de démobilisation comporte une multitudes d’étapes, rendues plus ou moins compliquées suivant les circonstances, l’unité d’appartenance, la garnison et, pour la plupart, être démobilisé, c’est donc avant tout être rapatrié et c’est ensuite subir tout un parcours administratif souvent lourd pour rendre ses effets et son matériel, percevoir ses primes et pécules s’il y a lieu. Le 1er décembre 1944, dans cette localité proche de Dakar, des tirailleurs venant de captivité en Europe sont considérés en état de mutinerie. La répression fait « officiellement » 35 victimes parmi les « mutins . La motivation qui explique l’opération de répression organisée par le commandement est la conviction de la « mutinerie » des anciens prisonniers faisant courir un danger certain à la souveraineté française en AOF (…) Néanmoins c’est d’abord la thématique de la victime qui prime et la répression de la « mutinerie » de Thiaroye symbolise, pour nombre d’Africains, la violence du joug colonial en même temps que son ingratitude (4)».

Ces quelques lignes pour un fait historique aussi important de la France coloniale sont le parfait reflet d’une imposture si ce n’est d’une fraude scientifique. L’auteur obvie la qualification de massacre pourtant consacré par le ministère des armées et la spoliation. Il met des guillemets à mutinerie et à officiellement lorsqu’il s’agit du bilan des victimes sans apporter d’explication à ces guillemets. Au final, ces lignes n’apportent strictement rien au débat bien au contraire. J’y vois un paradoxe avec la préface de Mohamed Mbougar Sarr, lauréat du prix Goncourt d’origine sénégalaise : « On s’y affronte violemment, idéologie contre idéologie ; on y croise des interprétations différentes de l’histoire et des mémoires ; on cherche enfin à y découvrir quelque chose pour la compréhension lucide de notre temps » ou encore « Nulle complaisance devant la tentation d’interprétations historiques partiales ou partisanes dans ce recueil. Cette présentation de Thiaroye est partisane, partiale, complaisante et la parole n’a pas été donnée aux historiens qui ne craignent pas de nommer le massacre jusqu'à attaquer l'Etat français pour ses manquements concernant les archives. Mohamed Mbougar Sarr précise à propos des auteurs de ce livre : « La démarche de tous les historiens et chercheurs de ce recueil est guidée par les mêmes obsessions et travaillée par la même rigueur dans la pensée de l’entreprise coloniale française ». A t-il lu le passage sur Thiaroye?

La présentation du débat par Rébecca Fitoussi montre bien le renoncement à la connaissance : "on ne va pas revenir sur le fond". "Pourquoi il reste tant de zones d'ombre ?" demande Rébecca Fitoussi. Ne pas inviter des historiens spécialistes contribue à maintenir les zones d'ombre alors que le documentaire nous invitait à connaître les faits, le mensonge d'Etat et les revendications d'aujourd'hui portées par une jeunesse avide de comprendre et de savoir. 

2024

Il y a urgence avant le 80 ème anniversaire à poser le débat en ces termes : "A la lumière des travaux scientifiques, pourquoi le pouvoir politique laisse des hommes dans des fosses communes, refuse de les réhabiliter avec l'octroi de la mention "mort pour la France", refuse de saisir la Cour de Cassation pour le procès en révision, refuse la consultation des archives, refuse de rembourser les sommes spoliées ?".  En 2024, les hommes de Thiaroye auront une sépulture digne et seront réhabilités, leur innocence pourra être reconnue, les familles obtiendront réparation.

Ce n'est pas un rêve mais une nécessité absolue. 

(1) Interview de Ousmane Sembène, La vie, n°2735 du 29 janvier 1998

(2)  Cheikh Faty FAYE, École Normale Supérieure, Journal Walfaldjiri, 14 octobre 2004

(3) Julien Fargettas, « La « Force noire » : mythes, imaginaires et réalités », in Des soldats noirs face au Reich, les massacres racistes de 1940, dir. Johann Chapoutot et Jean Vigreux, Paris, PUF, 2015, p.33.

(4) Julien Fargettas « Les tirailleurs sénégalais dans la seconde guerre mondiale », Histoire Globale de la France coloniale sous la direction de Nicolas Bancel, Pascal Blanchard, Sandrine Lemaire et Dominic Thomas, Paris, Editions Philippe Rey, 2022, p.465.

↓ (Re)voir le débat Un monde en doc - Devoir de mémoire, pourquoi la France a-t-elle du mal à se pencher sur le passé ?

Un monde en doc - Devoir de mémoire, pourquoi la France a-t-elle du mal à se pencher sur le passé ? - Public Sénat © Public Sénat

↓ (Re)voir le documentaire  Thiaroye44  réalisé par François-Xavier Destors et Marie Thomas-Pénette

Thiaroye 44 : enquête sur un massacre de tirailleurs au Sénégal, France 24 © FRANCE 24

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