Du bon “usage” du chaos!

“Les coupables de ces violences... ils veulent le chaos”, a déclaré le président à Buenos Aires, avant de s'envoler pour Paris et visiter l'arc dit du triomphe. Le chaos c'est lui le promoteur et avec l’exécutif ils cherchent à “faire bon usage”! La capitale, et une partie du pays sont aux “quatre cents coups”, le Président commente ce qui se passe à Paris de l'autre côté de l'Atlantique.

Résultat de recherche d'images pour "basta dessins mafalda"

Dessin de Quino * les histoires de Mafalda * 

Quand on joue avec le feu on finit par se brûler... et s'il se brûle c'est son affaire, on n'a “rien à cirer”. Le problème c'est que Macron, par ses déclarations, ses attitudes, ses choix politiques, semble se complaire à nourrir les raisons d'exister des populismes les plus démagogiques et rétrogrades. Car c'est nous qui nous brûlons et le Pouvoir s'en tirera par une énième pirouette de matraquage, au propre et au figuré, sur les violences commises.

Ici comme ailleurs, aujourd'hui comme hier, il y en a qui s'en servent d'un mouvement social pour casser de tout.... flics, journalistes, homos, monuments, poubelles, immigrés, indistinctement... Et cela existe depuis toujours et c'est de tout temps. Personne n'est pour qu'on casse, on détruise, sauf ceux qui y ont un intérêt. A l’évidence des groupuscules plus que minoritaires s'y préparent mais c'est surtout ceux qui évoquent la “violence légitime de l’État” et c'est bien celle-là qui, par ses performances contribue au chaos.

Alors qu'il ne s'agit pas d'une violence “aveugle” (parfois bien ciblée... la préfecture au Puy en Velay, dans les terres de M Wauquiez, corresponde bien à son discours...). Il s'agit d'une colère, d'une révolte, d'une insoumission à tant d'inégalités, de mépris, de volonté d'éliminer tout ce qui leur “fait tâche”! C'est à dire ceux qui dans la cordée tirent, mais tirent pour survivre car le premier, pressé, est bien rempli et bien accroché aux privilèges, et n'a rien à secouer des suivants. S'ils sont les suivants, ils n'ont qu'à suivre et s'ils ne suivent pas ce sont les déchets... même pas bon à recycler.

En réalité, le Macron n'est pas le président des riches, non. Il est le président, en quelque sorte de la “sélection naturelle”, celle qui choisit ceux qui ont le droit de vivre. Pour les autres s'ils survivent c'est leur affaire mais qu'ils ne nous emmerdent pas, qu'ils ne nous encombrent pas avec leurs gilets jaunes ou rouges! Avec leurs revendications de moins de taxes, du maintien d'hôpitaux, d'écoles, de service public... et quoi encore?

Monsieur Macron et sa bande, son staff, ont l'air (peut-être même l'intention) de pousser ce mouvement, cette désespérance, ce mal-être justement jusqu'au chaos. Comme s'ils s'en servaient pour, in fine, mieux asseoir leur pouvoir, leur morgue, leur manipulation des difficultés de la population à leurs projets d'hégémonie et leurs desseins de dictature des marchés et des rentabilités. Dans l'histoire, les “provocateurs'' (de la police, des extrêmes, des mercenaires) ont toujours servi les pouvoirs au détriment du peuple, de la population, des idées humanistes. Les Macron-Castaner-Philippe, semblent aujourd'hui, par leurs déclarations et façons de faire, essayer le “bon usage du chaos”, comment peut-il nous servir?

Demander leur démission, n'est pas pertinent ni opérant et leur sert d'argument pour mieux s'installer dans la légitimité des urnes (même si elles sont surtout remplies d'abstentions). Ce sont eux qui ont la main et sauront la garder ne serait-ce que du fait des moyens employés pour la répression. Il s'agit, de mobiliser et me semble-t-il de dépasser les petites manœuvres des appareils ou des charismatiques personnages de gauche, qui rêvent de s’approprier ce que personne ne détient, sauf ceux qui se bagarrent et luttent sur le terrain!

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.