Le Sel de la Mer

 Ce premier film d'une réalisatrice palestinienne nous parle de retour, de la question de la transplantation, des camps de réfugiés et du travail de mémoire.

 

Ce premier film d'une réalisatrice palestinienne nous parle de retour, de la question de la transplantation, des camps de réfugiés et du travail de mémoire.


Dans ce pays, que Soraya cherche avec conviction à « conquérir » pour trouver l'identité de son grand-père né à Jaffa que personne n'a reconnu dont la trace de ses quelques avoirs bancaires est elle aussi éffacée, la mémoire ne semble pas avoir la même valeur pour tout le monde. En tout cas à Soraya ce droit ne lui est pas reconnu ... d'ailleurs que vient-elle faire ici ? elle qui est née à Brooklyn et qui a un passeport américain (mais elle a tout!)
Son compagnon d'aventure, de fugue, de voyage, lui aussi réfugié mais ayant été élevé à Ramallah ne rêve que de partir, voir la mer, dans l'attente d'un visa pour le Canada.
Les premières images (les contrôles à l'aéroport) décrivent bien l'humiliation ordinaire, sans besoin de plus et les dernières (la police prend les choses en main) nous laisse ce sentiment du long chemin à parcourir pour arriver à qu'un autre regard puisse être porté par les uns sur les autres.
Film 'jeune' d'Anne-Marie Jacir, avec quelques hésitations, mais qui donne envie de soutenir dans son propos et son intention.

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