Les "jetables" à la fête de l'Huma !

Dans Médiapart, Stéphane Allièes, à la fête de l'Humanité, relate et commente l'après midi du samedi et vous saurez tout sur « les deux gauches qui prennent acte de leurs désaccords ». Mon propos ne fait référence qu'au spectacle de la soirée de samedi.
Dans Médiapart, Stéphane Allièes, à la fête de l'Humanité, relate et commente l'après midi du samedi et vous saurez tout sur « les deux gauches qui prennent acte de leurs désaccords ». Mon propos ne fait référence qu'au spectacle de la soirée de samedi.
Cette fête populaire, réunit de très vieux militants venus de partout. Elle réunit aussi beaucoup de jeunes venus pour les concerts, applaudir des têtes d'affiche que depuis toujours attirent une population joyeuse et heureuse de cette opportunité. "C'est aussi ça l'ambiance fête de l'Huma..."
Mais samedi soir c'était aussi un indescriptible amoncellement d'ordures (assiettes plastiques, papiers gras de pizzas non terminées, tracts retraçant toutes les luttes et faisant tous les appels, gobelets, bouteilles en verre parfois cassées ...) au milieu des allées ou autour des panneaux « point de rencontre ».
Aucune possibilité de tri, aucun système pour permettre à chacun de faire son modeste geste écologique. Nous savons que la question de l'écologie semble parfois loin de la classe ouvrière (dans l'ex-URSS, l'écologie n'était pas la priorité, peut-on même dire qu'elle n'était pas une préoccupation ... ). Mais il fut un temps où l'éducation populaire était à l'initiative des « camarades ». Ce grand rassemblement pourrait être une opportunité pour proposer ou sensibiliser les nombreux jeunes présents et disponibles pour écouter les vedettes de la chanson qui dit « non ».
On sait bien les difficultés, du point de vue de l'organisation, qu'une foule de cette importance entraîne et à coup sûr, les deux cents mille personnes réunies le même jour sur le Champ de Mars étaient « écologiquement correct ».
En attendant que la classe ouvrière s'occupe d'écologie et de protection de l'environnement, le ministre de l'Ecologie envisage de créer un prélèvement sur les produits en plastique jetables : appelé "taxe pique-nique".
Encore un effort "Camarades" et que l'année prochaine apporte « un autre regard sur les ordures » pour un grand soir "durable" !

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