Kohler et le “propriétaire...” de l’État!

“Propriétaire...”, c'est le premier mot qui m'est venu en lisant la “note personnelle” du président à son collaborateur, Alexis Kohler, pour le dédouaner de toute malversation du fait du conflit qui paraît manifeste, d'intérêts entre ses affaires de famille et les affaires de l’État: Il est le “Propriétaire...”

Ce Président venu aux “affaires politiques” à la faveur d'un candidat de droite englué dans des affaires de “soupçons d'emplois fictifs” (avérés aujourd'hui), d'une gauche et écologie morcelés et d'un Front Nationale estampillé Le Pen, semble s'être approprié de la “démocratie”.

J'ai la légitimité du vote, cela me suffit pour appliquer mon programme... coûte que coûte ! Occupez-vous de vos petites affaires, je m'en occupe des grandes... Circulez et revenez dans cinq ans, point”.

Certes, j'exagère mais c'est quand même un peu comme ça: sa légitimité vient du fait qu'il a eu la majorité (c'est toujours 50+1) face à l'autre candidate. Et ses 66% sont en réalité le vote de 43% des électeurs inscrits.

Au second tour Macron a eu 66,1% des voix, avec 25,44% d'inscrits qui ne sont pas allés voter. Par ailleurs, lors de ce second tour, plus de 4 millions d'électeurs (soit 8,6% des électeurs inscrits et 11,5% des votants) ont déposé un bulletin blanc ou nul dans l'urne. Ce qui revient à dire que Macron a été élu par 43,6% des électeurs inscrits, alors que le total de l'abstention et des votes blancs et nuls atteint 36,96%. Sa victoire est claire et nette, n'a rien d'un triomphe mais ça lui suffit pour en faire le Seigneur.

Peu lui importe et depuis le début du quinquennat, par ses paroles, ses raccourcis agressifs et méprisants et par l'action de sa police et de son gouvernement, il ordonne, commente, dicte, passe en force et, en bras de chemise, fait le ''monsieur Loyal'' avec réponse à tout ou plutôt imposant ses réponse à tous.

Cette séquence de la confusion des rôles, de l'impunité dont il se targue par son statut, d'atteinte à la séparation des pouvoirs, de couverture du secrétaire général de l’Élysée, et de ses lettres (une première quand il était ministre de l'économie et une seconde -notre personnelle... cher Alexis-), me donne le sentiment du “Propriétaire...”, ici de l’État, qui fait la pluie et le beau temps, sans scrupules ni états d'âme, sans rendre des comptes et prêt à dégainer son pouvoir-de-président. C'est son bon vouloir qui fait loi.

Entre Benalla et Kohler, des affaires' bien distinctes, par la nature et les personnalités, mais qui disent quelque chose de ses cercles les plus rapprochés, de ses choix, de son despotismesous couvert de libérale-démocratie!

Nous sommes confrontés à des Municipales, et les propos, selon Le Monde, de la candidate du Président (Buzyn) sont clairs "Je souhaite mobiliser ceux qui ont voté Emmanuel Macron en 2017 et veulent sa réélection"... "S’ils votent pour moi, ils marquent leur soutien au président de la République et au gouvernement, qui fait un travail absolument remarquable, notamment face à la crise économique". Le choix est clair... voter Buzyn c'est voter Macron... et un tout petit peu Kohler!

Allan BARTE على تويتر: "Une enquête est ouverte contre Alexis ...

merci Allan Barte pour ce dessin...!

 

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