les enseignants sans catalogue!

Le catalogue trônait toujours dans le salon de chaque "famille" de l'Education Nationale.Bonne qualité, service commercial respectueux de ses clients, qui étaient en fait des « sociétaires », un peu plus cher que chez les concurrents mais c'étaient du solide et durable et tous les enseignants s'équipaient à la même enseigne, à la CAMIF.Et pour la santé il y avait la MGEN et pour l'assurance la MAIF ! Famille bien équipée, en bonne santé et bien assurée!

Le catalogue trônait toujours dans le salon de chaque "famille" de l'Education Nationale.
Bonne qualité, service commercial respectueux de ses clients, qui étaient en fait des « sociétaires », un peu plus cher que chez les concurrents mais c'étaient du solide et durable et tous les enseignants s'équipaient à la même enseigne, à la CAMIF.

Et pour la santé il y avait la MGEN et pour l'assurance la MAIF ! Famille bien équipée, en bonne santé et bien assurée!

 

Et aujourd'hui quand on entend les mots de désespérance et de colère des salariés (sept cents licenciés) à l'annonce de la mise en liquidation de la Camif ... sans compter les artisans qui fournissaient la Coopérative..., une forte émotion sur "une autre institution" que là aussi s'effondre. On dit que la Coopérative n'a pas su se moderniser, qu'elle n'a pas voulu s'ouvrir à l'internet, qu'elle a gardé des réflexes élitistes.
Peut-être qu'elle est également le révélateur de la baisse du pouvoir d'achat des enseignants. Et que les nouvelles générations s'inscrivent dans un autre rapport à la consommation.
En attendant, la tentation est grande chez certains pourfendeurs du service publique de l'éducation de poursuivre « quand on voit ce qu'on voit, on a bien raison de penser ce qu'on pense » dirait Darcos alignant ses chiffres pour la prochaine suppression de postes.
Il nous reste la Maif, l'assureur militant! est-ce bien vrai?

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.