Joâo Moniz, peintre portugais à Paris

C'est un peintre Portugais, Joâo Moniz, l'actuel artiste invité de l'espace Lusofolie's (*) à Paris. Après le Brésil, (photos et le caracol) cette galerie présente quelques œuvres d'un artiste de Porto, déjà bien reconnu qui organise son travail entre Lisbonne et Paris. Ses Infinitudes du blanc, des huiles sur toile et collage, nous invitent à déambuler parmi des tonalités qui ressortent du blanc, cher à l'artiste, comme des ondulations musicales, tantôt dans les aigus fins ou des graves massifs et qui nous emballent dans une sorte de balancement.

C'est un peintre Portugais, Joâo Moniz, l'actuel artiste invité de l'espace Lusofolie's (*) à Paris. Après le Brésil, (photos et le caracol) cette galerie présente quelques œuvres d'un artiste de Porto, déjà bien reconnu qui organise son travail entre Lisbonne et Paris.

Ses Infinitudes du blanc, des huiles sur toile et collage, nous invitent à déambuler parmi des tonalités qui ressortent du blanc, cher à l'artiste, comme des ondulations musicales, tantôt dans les aigus fins ou des graves massifs et qui nous emballent dans une sorte de balancement.

Photo de Lusofolie's.

Le choix de Joâo Moniz est de partir d'un encadrement blanc, travaillé, qu'on perçoit différemment en fonction de l'angle et de la lumière. Au milieu, un rectangle accueille autour d'une ligne médiane, les variations qui, selon le regard que nous lui portons, nous octroie la liberté de nous laisser prendre, d'imaginer voire d'inventer d'autres facettes dans la création qui nous est ainsi ouverte.

Les tableaux qui nous ont davantage pris, parfois dans les tonalités nuancées du vert comme des images aquatiques, ce sont les tons bleus. Quelque chose, soudain s'ouvre comme un coloris "suave" qui laisse appréhender le regard.

Je souligne deux de ses derniers travaux, des bleus, avec une composition qui suggère une forme d'idéogrammes faisant ressortir le bleu "crépi" du fond géométrique. J'ai appris, après l'avoir vu, l'intérêt de Joâo Moniz pour Macao, ancienne "possession" portugaise aux portes de la Chine. Comme si ces formes étaient en quelque sorte une ouverture au-delà des frontières qui nous encerclent et peut-être le désir de nous lancer sur les ponts qui nous transcendent.

Pour complémenter ce bref regard d'un "appréciateur mais non critique d'art", un extrait du texte de présentation de l'exposition par Fernando Antonio Baptista Pereira, Professeur aux Beaux-Arts de Lisbonne : «[...] Nous sommes devant une identité artistique qui se définie intrinsèquement pour être toujours la même et être toujours une autre, différente, c'est à dire, devant les mille faces d'un visage, toujours le même et toujours un autre, tel que les orientales stèles des mil bouddhas, mais aussi devant l'analogue identité fugitive de la Peinture, elle même toujours la même et toujours une autre, hésitant entre l'éternel et l'infini de l'Idée et la variation et le contingent d'Exister».

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Par ailleurs l’activité de ce nouvel espace de la lusophonie, se poursuit entre la convivialité des multiples rencontres, les "petiscos" et les couleurs de la langue portugaise à travers la peinture, les livres, la musique...! La semaine dernière, dans son Cercle de Poésie, un poète portugais de Porto, Pedro Eiras a parlé de la poésie d'aujourd'hui au Portugal. C'est également le traducteur, entre autres, de Pascal Quignard.

Et là où il a de la musique portugaise il y a du fado. C'est ainsi que le dernier mercredi de chaque mois en soirée, comme on dit table ouverte on peut dire «fado de porta aberta» où, autour de quelques jeunes professionnels, on entend parfois d'autres voix, non lusitaniennes mais passionnées de fado. Et puisque c'est porte ouverte, on entend la "guitarra portuguesa" et, si le cœur vous en dit on chante le fado. Il y a trois semaines, une "passante venue de Tokyo" est rentrée et l'a chanté en japonais...

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La littérature y est aussi présente. Le 3 décembre, l'auteure Lidia Jorge, y viendra partager son regard sur le 25 avril 1974, la révolution des œillets! Un de ses derniers livres traduit en français,  "La nuit des femmes qui chantent" est publié aux éditions Métaillé, 2012.

(*) 57 avenue Daumesnil * 75012 Paris * métro gare de Lyon

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