Contamination de l’eau potable par le tritium : la CRIIRAD interpelle les autorités

La CRIIRAD dénonce la banalisation des contaminations en tritium et appelle citoyen∙ne∙s et associations à ne pas se laisser abuser par les comparaisons avec la référence de qualité de 100 Bq/l et, plus encore, avec la limite (supposée sanitaire) de 10 000 Bq/l. Son courrier du 11 juillet 2019 demande, arguments à l'appui, une révision drastique des limites de contamination radioactives.

Dans une lettre ouverte au ministre de la Santé, au ministre de la Transition Écologique et Solidaire et au président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire, la CRIIRAD remet en question les limites de contamination radioactive définies pour l’eau potable.

L’étude qu’elle a réalisée montre que les autorités acceptent, pour les polluants radioactifs, des niveaux de risque cancérigène plus de 100 fois supérieurs au maximum toléré pour les  cancérigènes chimiques ! Il faut mettre fin au régime de faveur dont bénéficient les activités nucléaires. Toutes les limites sanitaires doivent être revues. Après mise en cohérence, la limite applicable à une contamination durable par le tritium ne devrait pas dépasser 10 à 30 Bq/l.

L’eau de nombreuses communes est contaminée depuis des décennies à des niveaux comparables sans qu’aucun responsable n’y trouve à redire. Que les risques sanitaires soient faibles ne signifient pas qu’ils sont acceptables. Elle a demandé aux autorités de recenser toutes les communes concernées, d’évaluer les situations , d’informer les habitants et « d’établir un plan d’actions correctives, avec un ordre de priorité qui tienne compte de la durée et de l’intensité de l’exposition des habitants ».

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