Nous n’en n’avons pas fini avec l’extrême droite, ses acolytes et ses idées

Nous n’en n’avons pas fini avec l’extrême droite, ses acolytes et ses idées. Pas une voix pour le Rassemblement National ! Les 3 et 4 juillet, à Perpignan, à l’occasion du congrès du Rassemblement National, toutes et tous ensemble manifestons pour dire non à l’extrême droite ! 

La catastrophe, annoncée par les sondages, l’irrésistible ascension du Rassemblement National, tremplin de l’accession, en 2022, de Marine Le Pen au pouvoir ne s’est pas concrétisée. L’abstention historique record a certainement pénalisé les représentants du parti fasciste dans une proportion plus importante que les autres candidats même si, là où le FN a réussi à mobiliser ses sympathisants, il arrive souvent à franchir la barre des 50% dès le premier tour. C’est le cas à Béziers, à Perpignan, à Beaucaire mais aussi désormais à Moissac (57%). La prime aux sortants et le peu d’implantation locale du RN a été, aussi, à l’origine de la contre-performance du RN. 

En Région PACA, même si le candidat du RN, Thierry Mariani, obtient un résultat, inférieur de 10 points en pourcentage, au score que lui prédisaient les sondages. le score de 36,38 %, le place, néanmoins en tête du premier tour, avec près de 4,5 % d’avance sur Renaud Muselier, candidat LR. C’est la preuve que le Rassemblement National, malgré le revers qu’il a subi, conserve ses capacités de nuisance. Il continuera à faire fructifier ses obsessions nauséabondes : la sécurité,, l’islam, la théorie du grand remplacement déjà reprises par démagogie électoraliste par une partie de la classe politique.

L’arrivée au pouvoir du Rassemblement National, dans la Région Paca, mais aussi dans d’autres régions, où il reste en embuscade pour le deuxième tour, décuplerait sa force de frappe lui permettant d’appliquer, au niveau de toute une région, la même politique autoritaire, raciste, antisociale et antisyndicale que subissent déjà les habitants des Mairies Brunes administrées par l’extrême droite. 

Certes, le Rassemblement National a subi un revers, mais le danger fasciste est toujours présent. Il se matérialise, aussi, depuis des mois par la multiplication des attaques et agressions des groupes violents, satellisés par le RN, contre les militant.e.s et locaux d’associations, partis de gauche et de syndicats sur l’ensemble du territoire. Cela se concrétise, aussi, par l’offensive et la présence idéologique d’une multitude de propagandistes des idéologies d’extrême droite dans les médias et sur les plateaux de télévision. C’est le Rassemblement National, son développement et ses scores électoraux qui encourage tous ces « fascistoïdes » à distiller leur venin dans les médias et (ou) à parader violemment dans nos quartiers. 

Syndicalistes et antifascistes nous savons qu’à chaque fois que l’extrême droite augmente ses scores électoraux, obtient des élu.e.s et (ou) conquiert la gestion d’une ville, c’est une défaite pour l’ensemble du mouvement ouvrier avec ses conséquences désastreuses pour les conditions de vie des classes populaires. 

Une nouvelle fois, avant le deuxième tour des régionales, nous nous adressons à toutes celles et ceux qui subissent depuis de décennies dans leur vie quotidienne les méfaits des politiques ultra libérales successives en affirmant :

Ne vous tirez pas une balle dans le pied !

Pas une voix pour le Rassemblement National !

Dans les urnes et dans la rue les 3 et 4 juillet à Perpignan, mobilisons-nous contre l’extrême droite, ses acolytes et ses idées !

 

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