ATD Quart Monde
Abonné·e de Mediapart

44 Billets

0 Édition

Billet de blog 13 oct. 2020

ATD Quart Monde soutient la marche des solidarités

ATD Quart Monde rejoint la Marche des solidarités dans son combat contre l'exclusion et la violence, contre l'invisibilisation et la privation de droits en particulier des sans-papiers.

ATD Quart Monde
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Affiche de la marche des solidarités © ©Marche des solidarités

Comme de nombreuses personnes et familles françaises ou étrangères en règle vivant dans la précarité et dont certaines ont connu ou connaissent encore l’errance, les personnes sans papier se retrouvent souvent dans le dénuement le plus total, exposées à des réactions hostiles violentes qui les empêchent de trouver un lieu où vivre et qui portent atteinte à leur dignité. Ces situations sont souvent aggravées par des défaillances assumées, voire organisées, des services de l’État et de notre système d’accueil.

La récente période de pandémie a montré combien les "invisibles" (étrangers ou non) avaient répondu présents et soutenu notre société, depuis les personnels soignant et d'aide à la personne, agents de nettoyage et éboueu.rs/se,  caissier.e.s.... jusqu'aux inombrables initiatives individuelles ou collectives, à l'image de ce jeune demandeur d'asile de Montpellier, débouté, qui s'est engagé pour accueillir 3 soirées par semaine des personnes vivant à la rue, la plupart françaises, qui trouvaient refuge dans un gymnase ouvert par la mairie et la Croix Rouge pour les protéger de la pandémie : "S'ils restent dehors, ils risquent de mourir !".

Nous, membres d'ATD Quart Monde dont certains vivent dans la pauvreté, réaffirmons qu'il est urgent de mettre au centre de notre projet de société l'accès effectif de tous aux droits de tous, indépendamment du statut : le droit à un logement décent, à l'alimentation, à l'éducation, à la santé, le droit à bénéficier d'une protection juridique, le droit à une existence légale sans laquelle aucun droit n'est possible. Ces Droits sont ceux de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, de la Charte Sociale européenne, de la Convention Européenne des Droits de l'Homme, de la convention universelle des Droits de l'Enfant... tous ratifiés par la France.
Pour que la vie humaine sur notre planète continue à être possible et belle, la France s'est également engagée avec les autres nations à l'ONU pour la mise en œuvre des Objectifs de Développement durable, des objectifs pour le monde qui ne laissent personne de côté.

Le 17 octobre 1987, des défenseurs des Droits de l'homme et du citoyen de différents continents se sont rassemblés sur le parvis des libertés et des droits de l'homme à Paris. A cette occasion, Joseph Wrésinski, fondateur d'ATD Quart Monde, y a inauguré une Dalle à l'honneur des victimes de la faim, de l'ignorance et de la violence. Tous ont proclamé leur conviction que la misère n'est pas fatale et leur solidarité avec ceux qui luttent à travers le monde pour la détruire. 

Ces mots qui ont été prononcés il y a 33 ans, nous ne pouvons que les réaffirmer haut et fort : "Là où des hommes sont condamnés à vivre dans la misère, les droits de l'homme sont violés. S'unir pour les faire respecter est un devoir sacré."

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Zemmour : les « Zouaves Paris » derrière les violences
Le groupuscule « Zouaves Paris » a revendiqué lundi, dans une vidéo, les violences commises à l’égard de militants antiracistes lors du meeting d’Éric Zemmour à Villepinte. Non seulement le candidat n’a pas condamné les violences, mais des responsables de la sécurité ont remercié leurs auteurs.
par Sébastien Bourdon, Karl Laske et Marine Turchi
Journal — Médias
Un infernal piège médiatique
Émaillé de violences, le premier meeting de campagne d’Éric Zemmour lui a permis de se poser en cible de la « meute » médiatique. Le candidat de l’ultradroite utilise la victimisation et des méthodes d’agit-prop qui ont déjà égaré les médias états-uniens lorsque Donald Trump a émergé. Il est urgent que les médias français prennent la mesure du piège immense auquel ils sont confrontés.  
par Mathieu Magnaudeix
Journal — Social
Les syndicalistes dans le viseur
Dans plusieurs directions régionales de l’entreprise, les représentants du personnel perçus comme trop remuants affirment subir des pressions et écoper de multiples sanctions. La justice est saisie.
par Cécile Hautefeuille et Dan Israel
Journal
Fonderies : un secteur en plein marasme
L’usine SAM, dans l’Aveyron, dont la cessation d’activité vient d’être prononcée, rejoint une longue liste de fonderies, sous-traitantes de l’automobile, fermées ou en sursis. Pour les acteurs de la filière, la crise économique et l’essor des moteurs électriques ont bon dos. Ils pointent la responsabilité des constructeurs.
par Cécile Hautefeuille

La sélection du Club

Billet de blog
Aimé Césaire : les origines coloniales du fascisme
Quel est le lien entre colonisation et fascisme ? Comme toujours... c'est le capitalisme ! Mais pour bien comprendre leur relation, il faut qu'on discute avec Aimé Césaire.
par Jean-Marc B
Billet d’édition
Dimanche 5 décembre : un déchirement
Retour sur cette mobilisation antifasciste lourde de sens.
par Joseph Siraudeau
Billet de blog
Le fascisme est faible quand le mouvement de classe est fort
Paris s’apprête à manifester contre le candidat fasciste Éric Zemmour, dimanche 5 décembre, à l’appel de la CGT, de Solidaires et de la Jeune Garde Paris. Réflexions sur le rôle moteur, essentiel, que doit jouer le mouvement syndical dans la construction d’un front unitaire antifasciste.
par Guillaume Goutte
Billet de blog
« Pas de plateforme pour le fascisme » et « liberté d’expression »
Alors que commence la campagne présidentielle et que des militants antifascistes se donnent pour projet de perturber ou d’empêcher l’expression publique de l’extrême droite et notamment de la campagne d’Éric Zemmour se multiplient les voix qui tendent à comparer ces pratiques au fascisme et accusent les militants autonomes de « censure », d' « intolérance » voire d’ « antidémocratie »...
par Geoffroy de Lagasnerie