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Billet de blog 10 mars 2022

Mouvement climat : à quoi bon marcher ?

Alors que le mouvement climat s’apprête à reprendre la rue ce samedi 12 mars, nous vous proposons ici un extrait du récent ouvrage d'Attac « Pour la justice climatique, stratégies en mouvement », dans lequel nous revenons sur le rôle des marches.

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Char d'Attac lors de la marche du 21 septembre 2019. © Alexandre Horn (@Alexandre_HRN)

En France, dans la période récente, les premières grandes marches pour le climat remontent à la fin de l’été 2018. À la suite de la démission de Nicolas Hulot (alors encore très populaire, y compris dans une partie du mouvement climat), plusieurs journées de mobilisations sont organisées en septembre et en octobre, qui vont rassembler quelques centaines de milliers de personnes partout sur le territoire.

Bien sûr, il y avait eu quelques précédents. Mais l’état d’urgence déclaré au lendemain des attentats de novembre 2015 n’avait pas permis de faire de la COP21 un moment de mobilisation de masse. Certes, plus de 15 000 personnes prirent part aux mobilisations organisées le 12 décembre 2015, mais la grande marche prévue fin novembre (pour l’ouverture du sommet) fût annulée.

Le mouvement pour la justice climatique français a de ce fait longtemps eu du mal à organiser des cortèges « significatifs », similaires en nombre (et en répartition sur le territoire) aux grandes manifestations des organisations syndicales (qu’il s’agisse des défilés du 1er mai, ou des mobilisations contre la réforme des retraites, la loi travail, etc.).

Les marches climat prirent donc leur ampleur au moment où Greta Thunberg lançait son mouvement de grèves du climat – bientôt imitées par d’autres jeunes adolescent-es au Canada, en Australie puis en Allemagne, ou encore en Belgique et au Royaume-Uni.

L’irruption des Gilets jaunes a alors structuré la colère et la contestation des politiques gouvernementales. La distribution extrêmement fine, partout sur le territoire s’est adossée sur des cortèges réguliers, souvent significatifs, qui ont largement débordé les marches classiques (tant par leurs parcours, au plus près des lieux de pouvoir ; que par leur radicalité).

Le mouvement climat s’est alors interrogé sur l’intérêt de ces grandes marches : à quoi bon marcher, s’il apparaît évident que le gouvernement ne bouge pas d’un pouce ? Les Gilets jaunes ne feraient-ils pas la preuve que la seule perspective serait la radicalité, dans l’affrontement direct avec les forces de l’ordre, ou dans des actions de désobéissance civile glissant vers le sabotage ?

Plutôt que de penser ces approches en termes de complémentarité (ou, comme nous le formulions au mitan des années 2000, en termes de « diversité des tactiques ») nous sommes régulièrement tenté-es de les opposer les unes aux autres.

Alors que le mouvement climat s’apprête à reprendre la rue ce samedi 12 mars (mouvement climat qui est par ailleurs l’une des chevilles ouvrières des gigantesques marches organisées en Allemagne contre la guerre en Ukraine), nous vous proposons ici l'association de deux extraits de l’ouvrage Pour la justice climatique, stratégies en mouvement, coordonné par Vincent Gay et Nicolas Haeringer pour Attac, paru en novembre 2021 aux éditions Les Liens qui libèrent, dans lequel nous revenons sur le rôle des marches.


À quoi bon marcher ?

D’intenses débats accompagnent les orientations stratégiques du mouvement pour la justice climatique. Alors qu’au niveau international, Fridays for Future (le réseau informel qui coordonne les grèves du climat à l’échelle internationale dont nous parlions plus haut) a systématiquement refusé d’appeler à la désobéissance civile, appelant au contraire à s’organiser dans un cadre légal, en France, une partie du mouvement encourage au contraire à s’engager dans des actions illégales, essentiellement sur des projets locaux. De même, Extinction Rebellion a fait un choix radicalement différent, assumant d’organiser des actions illégales et affirmant même que multiplier les arrestations et les séjours en prison était la seule stratégie opérante, position d’ailleurs largement critiquée par des mouvements tels que Désobéissance écolo (notamment parce qu’elle expose les militant·es de façon inégalitaire selon les minorités auxquelles elles et ils appartiennent). Ce genre de collectif est né en France du fait de la lassitude d’une part des activistes à l’égard de répétition des grandes marches et le manque de confrontation proposé par les grèves du climat. La toute première action organisée par XR au Royaume-Uni ne ciblait pas, par exemple BP, une grande banque finançant l’industrie fossile ou encore le gouvernement de Boris Johnson, comme on aurait pu l’attendre d’un tel mouvement. Le mouvement avait décidé de fêter son baptême du feu en occupant le siège de Greenpeace. L’exemple est, bien sûr, caricatural jusqu’à l’absurde, et ne reflète pas ce que font les militant·es de XR au quotidien. Il est toutefois révélateur de tensions, parfois fortes, entre les acteur·rices historiques des mobilisations climat et celles et ceux qui ont émergé au cours des dernières années.

Ces débats se sont également déployés dans les espaces d’élaboration théorique (1). Ces discussions, parfois vives (2) ne sont néanmoins ni vraiment nouvelles ni spécifiques à la France. Surtout, elles ne semblent pas figer les trajectoires militantes : les passerelles sont aussi nombreuses que les lignes démarquant les différents collectifs sont poreuses. Il n’est pas rare de voir des militant·es passer d’un groupe à l’autre et s’engager dans des actions pourtant parfois présentées comme incompatibles les unes avec les autres dans les discussions entre les têtes de réseau.

À partir de 2018, malgré la succession de marches pour le climat, l’opposition à la politique d’Emmanuel Macron et de son gouvernement s’est essentiellement cristallisée dans le mouvement des Gilets jaunes. Les grandes marches ont de ce fait eu du mal à apparaître comme une forme militante efficace de construction d’un rapport de force en vue d’une transformation durable des politiques publiques climatiques. Elles sont ainsi régulièrement critiquées par une part des milieux militants notamment pour leur inutilité, voire leur caractère contre-productif, en détournant notamment les militant·es des affects les plus pertinents et de la radicalité que requiert la lutte contre les changements climatiques (3). Peu importe que les organisations à l’origine de ces marches soient également impliquées dans des actions de désobéissance civile : dans le pire des cas, les marches contribueraient à dépolitiser la question climatique et seraient la preuve d’un refus du conflit et de la confrontation ; dans le meilleur, elles passeraient à côté des enjeux essentiels et se situeraient sur des affects (la joie, notamment) en décalage avec la réalité.

Pour autant, les marches jouent un rôle important, pour peu qu’on ne leur prête pas des objectifs démesurés. Elles remplissent plusieurs fonctions. Faire masse est un objectif essentiel, qui doit rendre visible le fait qu’une « majorité culturelle » se dessine en faveur de politiques climatiques ambitieuses. Certes, les slogans se situent souvent à un niveau de généralité élevé, mais ce choix n’est pas forcément incompatible avec des revendications claires : demander un « changement de système » ne dit pas grand-chose de ce que l’on envisage concrètement, mais a fortiori lorsque les mobilisations se répètent chaque semaine ou de façon autrement régulière et sont portées par des jeunes (souvent, dans le cas de Fridays for Future des adolescent·es et de très jeunes adultes), cela donne à voir une volonté profonde, aussi intime que collective, de rompre avec le cours habituel des choses.

En septembre 2019, nous le rappelions plus tôt, plus de 7 millions de personnes ont ainsi défilé dans les rues du monde entier, à l’appel de Fridays for Future – ce qui en fait une mobilisation comparable aux grandes marches contre la guerre d’Irak du 15 février 2003, jusqu’alors considérées comme l’une des plus grosses mobilisations internationales de l’histoire contemporaine. C’est ce qui explique que les organisateur·rices des grandes marches pour le climat insistent aussi souvent sur la dimension « grand public », « familiale » des cortèges : rendre visible que de nombreuses personnes battent le pavé pour la première fois de leur vie est censé faire la démonstration d’une aspiration diffuse à un changement profond. De ce point de vue, ces formes de mobilisations sont une manière relativement simple (même si l’organisation de marches, en particulier lorsqu’elles se déroulent partout sur le territoire, est chronophage) de « faire rentrer » en militantisme de nouvelles personnes, qui seront par la suite invitées à se mobiliser dans des campagnes ou actions plus directes. Les marches ne permettent pas seulement de se compter et de recruter des militant·es. Elles sont également essentielles pour la construction d’alliances : la participation des organisations syndicales (notamment à travers le collectif Plus Jamais Ça) aux cortèges climatiques, la présence désormais régulière de Gilets jaunes, de comités de soutien aux victimes de violences policières ou encore de collectifs issus de quartiers populaires, montrent des évolutions profondes et sans doute décisives du mouvement climat français, de plus en plus orienté, d’ailleurs en partie du fait de ces alliances, vers la « justice climatique » à proprement parler.

Du respect de la diversité des tactiques

Dans son ouvrage provocateur et stimulant, Comment saboter un pipeline, Andreas Malm regrette que le mouvement pour la justice climatique, empêtré dans un rapport jusqu’au-boutiste à la non-violence morale, ne soit pas plus radical, et l’exhorte à multiplier les actions de sabotage. Malm s’étend alors principalement sur deux formes d’action : le dégonflage de pneus de 4x4 et les occupations de mines de charbon déjà évoquées. Au-delà du décalage entre la vigueur de sa critique des stratégies à l’œuvre dans le mouvement climat et ses propositions (au demeurant, les mouvements que critique Malm participent de longue date aux occupations dont il vante les mérites), son analyse a le mérite d’ouvrir le débat sur le répertoire d’action du mouvement climat (4).

La limite des actions de désobéissance civile apparaît en effet évidente : à moins d’être en mesure de les multiplier et d’en augmenter la fréquence (il faudrait occuper les mines de charbon ou les entreprises de ciment toute l’année et non pas quelques jours par an pour réellement les mettre hors d’état de nuire, transformant ces espaces en ZAD, de fait, ce qui exige une logistique militante radicalement différente), elles restent le plus souvent trop symboliques, malgré les risques pris par les militant·es. Bien sûr, les procès permettent de faire évoluer la jurisprudence et peuvent ainsi créer de nouvelles contraintes qui pèseront sur les choix d’aménagement du territoire, les activités des principaux pollueurs, etc. Mais le temps judiciaire est malheureusement trop long pour être l’unique recours dans une bataille dont l’urgence est la caractéristique première.

Au-delà des effets immédiats des occupations, les militant·es pour la justice climatique peuvent faire valoir la légitimité d’actions qui préfigurent le démantèlement de ces infrastructures. Légitimité qui ne tombe pas du ciel : l’Agence internationale de l’énergie elle-même estime qu’il n’est pas possible de mettre en service de nouvelles infrastructures fossiles si l’on veut conserver l’espoir d’un réchauffement climatique maintenu au plus près des 1,5 °C. Compte tenu de la taille des gisements actuellement exploités, la « sénescence organisée » de l’industrie fossile – autrement dit son déclin planifié et brutal – est la seule voie possible. Le sabotage apparaît ici comme une stratégie séduisante : quitte à occuper une mine de charbon, pourquoi ne pas en profiter pour dévisser quelques boulons, de sorte que le blocage de la mine soit prolongé au-delà de son occupation ? C’est l’option retenue dans le cadre de la mobilisation organisée par le réseau Soulèvements de la Terre, contre une cimenterie Lafarge à la fin du mois de juin 2021 : quitte à passer 24 heures dans une cimenterie Lafarge, pourquoi ne pas en profiter pour gripper quelques machines, de sorte que l’activité ne reprenne pas aussitôt après le départ des occupant·es ? (5)

Le sabotage n’est ici qu’une manière de prolonger les occupations, de les faire durer au-delà de la présence militante. Bien que directement issues de la tradition luddite, de telles actions peuvent également être pensées comme la transposition aux infrastructures des « politiques préfiguratives » que nous déployons régulièrement : des expérimentations qui doivent donner à voir ce à quoi pourrait ressembler le monde que nous appelons de nos vœux. La préfiguration est souvent vécue et organisée comme une expérience positive. Nous n’attendons pas d’avoir changé le monde pour tenter de vivre, au moins le temps d’une assemblée ou d’une occupation, tel que nous aspirons à le faire une fois que nous serons libres. Mais en matière climatique, les politiques préfiguratives impliquent par définition le blocage d’activités destructrices. On préférera ici parler de préfiguration du démantèlement des infrastructures plutôt que de sabotage.

À quelques exceptions près, le mouvement pour la justice climatique n’a pas encore pleinement puisé dans ce répertoire d’actions – à tel point que, de Malm à Deep Green Resistance, certain·es estiment qu’il y a là un refus assumé de s’engager dans des actions réellement efficaces. Il semble pourtant que ce ne soit ici pas l’obstacle majeur. D’ailleurs, les organisations parfois critiquées pour leur pusillanimité soutiennent activement les acteurs qui résistent, y compris par des actes de sabotage, aux activités qui détruisent leur milieu de vie, d’autant plus lorsque cela se passe dans les pays du Sud, comme les Ogonis qui luttent contre les activités de Shell au Nigeria.

Le principe de la plupart des actions de ce type étant d’être entreprises de manière anonyme, il n’est pas surprenant que les organisations établies ne revendiquent pas ces formes d’actions. En outre, les pratiques préfigurant le démantèlement des infrastructures polluantes requièrent une discipline collective extrêmement fine, pour notamment éviter toute mise en danger d’autrui. Autrement dit, elles impliquent une préparation minutieuse, et de créer des cadres suffisamment larges de soutien et de coopération entre organisations et collectifs.

L’urgence de la situation ne doit par ailleurs pas nous conduire à abandonner toute lucidité : préfigurer le démantèlement des activités polluantes ne suffira pas à changer la donne et n’a de sens qu’inséré dans un répertoire d’actions plus vaste. L’erreur serait ici d’opposer les modes d’actions les uns aux autres, au prétexte que certains sont plus radicaux que d’autres et que les activistes qui ont recours à la désobéissance civile ou à la préfiguration par le blocage prendraient plus de risques.

Le caractère pluriel du répertoire d’actions au sein de la cause climatique appelle alors un respect de la diversité des tactiques. Cette dernière notion, issue du mouvement altermondialiste, signifie que malgré les divergences qui peuvent exister entre personnes et groupes mobilisés, nous considérons faire partie d’un vaste mouvement commun, qu’il ne s’agit donc pas de se dénoncer, mais d’agir, si possible ensemble, et sinon séparément.


Nous remercions Les Liens qui libèrent pour l'aimable autorisation de répliquer quelques lignes de l'ouvrage ici. Pour aller plus loin, vous pouvez vous procurer le livre sur la boutique en ligne d'Attac (10€), et sans doute sur les stands de nos comités locaux ce samedi, au cœur des marches. 

(1) On pense, en particulier, à l’article roboratif « la Zad et le colibri ». Le succès de l’ouvrage d’Andreas Malm, Comment saboter un pipeline, paru à la Fabrique à l’été 2020 en est l’illustration la plus récente – au même titre que les critiques véhiculés par le collectif Deep Green Resistance et le blog Partage-Le, animé par Nicolas Casaux.

(2) Comme lors du « dernier débat avant la fin du monde », coorganisé par Cerveaux non disponibles et la revue Terrestres – à retrouver sur leurs pages Facebook respectives (avril 2019).

(3) « Climat : où est passée la colère ? », Mediapart, 10 mai 2021.

(4) Pour une critique assez complète des apories de l’ouvrage de Malm – en particulier de son incapacité à penser à partir des expériences des peuples, notamment indigènes, en première ligne dans la lutte contre le réchauffement climatique – voir (en anglais) : « The Kaleidoscope of Catastrophe – On the Clarities and Blind Spots of Andreas Malm », Viewpoint Magazine, 14 avril 2021.

(5) Collectif Les Soulèvements de la Terre, « Grand Péril Express / #DÉSARMONSLEBÉTON », juin 2021.

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