Rapport Arthuis: chassez l’austérité, elle revient au galop

Attac et la Fondation Copernic ont publié une note pour analyser et déconstruire les conclusions et propositions de la commission Arthuis. Le gouvernement a mandaté cette commission pour proposer les modalités d’une « remise en ordre des finances publiques », dont le rôle a été essentiel pour faire face à la pandémie et à ses conséquences sociales et économiques.

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Les principales recommandations du rapport Arthuis sont claires : « freiner la dépense publique tout en œuvrant pour la croissance de demain », c’est-à-dire le retour à l’austérité qui avait dévasté les services publics, en particulier dans le secteur de la santé. Le rapport affirme également : « le levier fiscal ne peut être utilisé pour redresser nos comptes publics ». Il n’est donc pas question de mettre à contribution les riches et les profiteurs de la crise ni, plus globalement, de procéder à une réforme fiscale d'ensemble. Exit la solidarité et la justice fiscale !

Attac et la Fondation Copernic montrent qu’il existe des alternatives aux préconisations néolibérales du rapport Arthuis . Une réforme fiscale s’impose pour restaurer la justice fiscale et le financement des services publics. A commencer par l’abandon des baisses d'impôt dont ont massivement profité les « premiers de cordée » qui ont aggravé le déficit public annuel de près de 60 milliards d’euros depuis le début du quinquennat.

La politique monétaire doit également être au service d’une politique budgétaire résolument dirigée en faveur d'une transition sociale et écologique. Sortir de l’emprise des marchés financiers est devenu un impératif crucial. Le financement des investissements publics d’avenir par la banque centrale peut y contribuer.

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