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Billet de blog 1 nov. 2022

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Gérald, arrête de nous bassiner avec l'éco-terrorisme !

Gérald Darmanin a déclaré que les manifestant·es anti-bassines étaient des «éco-terroristes». Le qualificatif est gravissime. Face à cette volonté d'accroître encore un peu plus la répression envers les militant·es, il est fondamental de faire front. Avec comme préalable la reconnaissance de l'importance de la « diversité des tactiques », trop longtemps décriée dans les mobilisations climat.

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Les propos du ministre de l'Intérieur, tenus juste avant les premières comparutions immédiates suite aux Soulèvements de la Terre sont extrêmement inquiétants. Au-delà de la pression ainsi mise sur l'appareil judiciaire, le Ministre de l'Intérieur cherche à diviser le mouvement. Il instrumentalise ainsi les désaccords entre organisations de la société civile et partis politiques. 

Pour faire front, un préalable s'impose : la reconnaissance de l'importance de la «diversité des tactiques», trop longtemps décriée dans les mobilisations climat - les plus «radicaux» dénonçant l'inanité des marches et des campagnes menées par les grandes ONG ; les plus «citoyennistes» renâclant à exprimer leur solidarité avec des actions plus radicales que les leurs.

Pour éclairer ce débat, voici un extrait de l'ouvrage d'Attac Pour la justice climatique, stratégies en mouvement. Coordonné par Vincent Gay et Nicolas Haeringer, il est paru en 2021 aux éditions Les Liens qui Libèrent.

Une méga-bassine

Pour la diversité des tactiques

Des approches plurielles...                         

La désobéissance civile n’est pas un ensemble monolithique ou figé. Tous les groupes, collectifs et organisations qui y ont recours ne partagent pas exactement la même approche. Une partie des actions de désobéissance civile ont pour but, plus ou moins direct, de déboucher sur des procès, ou du moins de mettre les responsables politiques face à un dilemme décisionnel. L’idée est de créer une situation dans laquelle toute réponse politique puisse être retournée en faveur des militant·es. 

Certaines actions poursuivent des objectifs différents. Le blocage du sommet pétrolier de Pau, au printemps 2016, n’avait pas pour objectif de déboucher sur un procès ni même de placer les organisateur·rices de cette rencontre, ou encore la mairie de Pau, face à un quelconque dilemme. Le but était d’empêcher les participant·es à ce symposium consacré aux forages en eaux profondes de se réunir. Il s’agit ici de porter directement atteinte aux intérêts de l’institution que l’on cible. Plus globalement, l’objectif était aussi, tout simplement, de mettre en lumière le fait que le fief de Total accueillait un colloque international dont la fonction première était incompatible avec les engagements pris lors de la COP21 à Paris. C’est là ce que la politologue et militante altermondialiste Susan George nomme, avec d’autres, la « stratégie Dracula », qui avait permis de mettre en pièce le projet d’Accord multilatéral sur l’Investissement en 1998 : les vampires sont des êtres des ténèbres. Exposés à la lumière, ils perdent leur pouvoir et se réduisent à un tas de poussière. Exposer publiquement ce qui se joue dans des arènes telles qu’un sommet du pétrole – des cénacles qui restent habituellement dans l’ombre – peut parfois suffire à en grip- per les rouages : leurs projets n’ont de l’avenir que si les opinions publiques en ignorent les tenants et les aboutissants.

Les actions de désobéissance civile peuvent par ailleurs avoir pour but de directement nuire à l’activité des cibles. C’est l’objectif principal des occupations de mines de charbon par le mouvement Ende Gelände, organisées chaque année en Allemagne depuis 2015. Ici, l’enjeu est de bloquer l’extraction du charbon, son transport vers la centrale avoisinante et le fonctionnement de cette dernière. Bien sûr, le blocage n’est que temporaire, mais il doit contribuer à faire la démonstration que la transition énergétique vers un avenir 100 % renouvelable est à portée de main. De même, les actions menées suite à l’appel des Soulèvements de la Terre ont permis de bloquer quelques jours l’activité du cimentier Lafarge et de dénoncer la pollution générée par la bétonisation de l’Île- de-France. [C'est dans cette logique que s'inscrivent les mobilisations anti-bassines].

... Pour des conséquences différentes 

Ces choix ne s’opposent pas les uns aux autres, mais ont des implications parfois très différentes, qui peuvent être source de débats, parfois même de tensions. Comme souvent, les questions ici soulevées ne sont pas nouvelles : au début des années 2000, de nombreuses discussions ont eu lieu autour du mouvement des faucheurs volontaires afin de savoir s’il fallait systématiquement faucher les OGM de jour, à visage découvert (autrement dit en assumant pleinement les conséquences des actions entreprises, quitte à risquer procès et prison) ou bien s’il était légitime d’avoir recours à des fauchages nocturnes et anonymes. La seconde approche s’inscrit assez directement dans l’héritage des luddites, tandis que la première (incarnée par José Bové et Jean-Baptiste Libouban) est d’inspiration quant à elle gandhienne. La désobéissance civile se situe alors sur un terrain moral, elle est l’ultime recours de militant·es qui décident d’avoir recours à des actions illégales parce qu’ils et elles estiment ne plus avoir d’autre choix. Ces militant·es assument toutes les conséquences de leurs actes, ils et elles agissent donc à visage découvert, en plein jour et acceptent les arrestations et une éventuelle garde à vue comme un élément à part entière de leur action. [...]

Extinction Rebellion (dont Just Stop Oil et Dernière Rénovation sont des émanations) s’est, du moins au moment de son lancement, situé sur un registre similaire: les arrestations de masse étaient présentées comme un élément décisif de leur «théorie du changement» et Roger Hallam, l’un des fondateurs de XR, a même présenté la prison comme une «expérience» qui n’est guère différente d’un «déménagement» ou d’un «changement de boulot». Hallam poussait alors la logique à son extrême, jusqu’à la caricature. Mais on voit bien à quel point participer à des actions de désobéissance civile ainsi pensées est l’expression d’un privilège : la prison n’est une expérience anodine que pour des individus ultraprivilégiés. Pour des personnes racisées, issues des minorités sexuelles et de genre, ou encore des individus ne bénéficiant pas d’une stabilité mentale, professionnelle ou économique, la prison reste une épreuve qui peut à tout moment faire basculer une vie. 

Sans aller jusque là, le choix de se situer sur ce terrain précis n’est pas sans conséquences sur la manière dont sont construites les actions et dont les militant·es sont recruté·es, et a des effets directs sur le récit qui en est fait. Dans leurs travaux sur la désobéissance civile, Sylvie Ollitrault, mais aussi Clémence Demay et Brian Favre analysent les conséquences d’un tel choix. Les actions doivent idéalement mettre en scène des individus qui n’hésitent pas à enfreindre la loi au nom de l’intérêt général, alors que rien, dans leur parcours, ne les prédestinait à basculer dans l’illégalité. Ce choix, pour partie déter-miné par la manière dont se déroulent les procès auxquels aspirent ces militant·es, implique que les désobéissant·es apparaissent comme irréprochables, voire qu’ils et elles donnent des gages quant à leur acceptation, par ailleurs, des règles du jeu dans tous les autres aspects de leur vie. Ils et elles ont souvent fait des études supérieures, ont suivi des formations à la désobéissance civile, savent mobiliser de vastes réseaux de soutien auprès de personnalités reconnues comme des autorités dans leur domaine et sont en mesure de s’exprimer auprès des journalistes en maîtrisant parfaitement les codes de communication en vigueur. Il s’agit alors dans la plupart des cas de militant·es issu·es des classes moyennes, qui ne sont que rarement directement concernés par les projets contre lesquels ils luttent. Au fond, leur rectitude individuelle doit souligner leur capacité à se sacrifier (une condamnation peut en effet avoir des conséquences sur leur avenir, en particulier sur leur carrière professionnelle) au nom de l’intérêt général.                                            

Les mobilisations Ende Gelände, organisées chaque année en Allemagne, sont construites selon une logique très différente. Le campement qui accueille les participant·es à l’occupation des mines de charbon est ouvert : nulle cooptation, nulle exigence de participer au préalable à des formations ou des actions avant d’être autorisé à entrer en désobéissance. Le facteur déterminant est ici la masse et les militant·es sont invité·es à forcer les barrages policiers sans se munir de leurs papiers d’identité. L’idée est ici qu’en cas d’arrestation massive, le travail de contrôle sera alors trop compliqué pour que l’arsenal répressif puisse être pleinement déployé, et que les militant·es anonymes seront plus rapidement relâch·és.

Les choix ne sont pas guidés par une rigidité idéologique, mais sont bien au contraire éminemment pragmatiques. Le type d’action et l’objectif poursuivi déterminent la forme précise que la désobéissance civile prend.

Le sabotage comme prolongation de l’occupation ?                                    

Du respect de la diversité des tactiques                                 

Le constat n’est guère différent à propos de la question du sabotage. Dans son ouvrage provocateur et stimulant, Comment saboter un pipeline, Andreas Malm regrette que le mouvement pour la justice climatique, empêtré dans un rapport jusqu’au-boutiste à la non-violence morale, ne soit pas plus radical, et l’exhorte à multiplier les actions de sabotage. Malm s’étend alors principalement sur deux formes d’action : le dégonflage de pneus de 4x4 et les occupations de mines de charbon déjà évoquées. Au-delà du décalage entre la vigueur de sa critique des stratégies à l’œuvre dans le mouvement climat et ses propositions (au demeurant, les mouvements que critique Malm participent de longue date aux occupations dont il vante les mérites), son analyse a le mérite d’ouvrir le débat sur le répertoire d’action du mouvement climat.

La limite des actions de désobéissance civile apparaît en effet évidente: à moins d’être en mesure de les multiplier et d’en augmenter la fréquence (il faudrait occuper les mines de charbon ou les entreprises de ciment toute l’année et non pas quelques jours par an pour réellement les mettre hors d’état de nuire, transformant ces espaces en ZAD, de fait, ce qui exige une logistique militante radicalement différente), elles restent le plus souvent trop symboliques, malgré les risques pris par les militant·es. Bien sûr, les procès permettent de faire évoluer la jurisprudence et peuvent ainsi créer de nouvelles contraintes qui pèseront sur les choix d’aménagement du territoire, les activités des principaux pollueurs, etc. Mais le temps judiciaire est malheureusement trop long pour être l’unique recours dans une bataille dont l’urgence est la caractéristique première. 

Le sabotage apparaît ici comme une stratégie séduisante: quitte à occuper une mine de charbon, pourquoi ne pas en profiter pour dévisser quelques boulons, de sorte que le blocage de la mine soit prolongé au-delà de son occupation ? C’est l’option retenue dans le cadre de la mobilisation organisée par le réseau Soulèvements de la Terre, contre une cimenterie Lafarge à la fin du mois de juin 2021: quitte à passer 24 heures dans une cimenterie Lafarge, pourquoi ne pas en profiter pour gripper quelques machines, de sorte que l’activité ne reprenne pas aussitôt après le départ des occupant·es ?

Le sabotage n’est ici qu’une manière de prolonger les occupations, de les faire durer au-delà de la présence militante. Bien que directement issues de la tradition luddite, de telles actions peuvent également être pensées comme la transposition aux infrastructures des «politiques préfiguratives» que nous déployons régulièrement: des expérimentations qui doivent donner à voir ce à quoi pourrait ressembler le monde que nous appelons de nos vœux. La préfiguration est souvent vécue et organisée comme une expérience positive. Nous n’attendons pas d’avoir changé le monde pour tenter de vivre, au moins le temps d’une assemblée ou d’une occupation, tel que nous aspirons à le faire une fois que nous serons libres. Mais en matière climatique, les politiques préfiguratives impliquent par définition le blocage d’activités destructrices. On préférera ici parler de préfiguration du démantèlement des infrastructures plutôt que de sabotage. 

À quelques exceptions près, le mouvement pour la justice climatique n’a pas encore pleinement puisé dans ce répertoire d’actions – à tel point que, de Malm à Deep Green Resistance, certain·es estiment qu’il y a là un refus assumé de s’engager dans des actions réellement efficaces. Il semble pourtant que ce ne soit ici pas l’obstacle majeur. [...]                                       

Le principe de la plupart des actions de ce type étant d’être entreprises de manière anonyme, il n’est pas surprenant que les organisations établies ne revendiquent pas ces formes d’actions. En outre, les pratiques préfigurant le démantèlement des infrastructures polluantes requièrent une discipline collective extrêmement fine, pour notamment éviter toute mise en danger d’autrui. Autrement dit, elles impliquent une préparation minutieuse, et de créer des cadres suffisamment larges de soutien et de coopéra- tion entre organisations et collectifs.

L’urgence de la situation ne doit par ailleurs pas nous conduire à abandonner toute lucidité : préfigurer le démantèlement des activités polluantes ne suffira pas à changer la donne et n’a de sens qu’inséré dans un répertoire d’actions plus vaste. L’erreur serait ici d’opposer les modes d’actions les uns aux autres, au prétexte que certains sont plus radicaux que d’autres et que les activistes qui ont recours à la désobéissance civile ou à la préfiguration par le blocage prendraient plus de risques.                                     

Le caractère pluriel du répertoire d’actions au sein de la cause climatique appelle alors un respect de la diversité des tactiques. Cette dernière notion, issue du mouvement altermondialiste, signifie que malgré les divergences qui peuvent exister entre personnes et groupes mobilisés, nous considérons faire partie d’un vaste mouvement commun, qu’il ne s’agit donc pas de se dénoncer, mais d’agir, si possible ensemble, et sinon séparément. Mais ce respect des tactiques bute régulièrement sur des enjeux liés à la question de la violence. 

Les acteur·rices du mouvement pour la justice cli- matique ont cherché à dépasser les oppositions stériles entre violence et non-violence d’une autre manière, en proposant d’organiser les actions de masse autour de « consensus d’action ».

Ce sont les militant·es allemand·es qui ont les premier·es formulé cette proposition, lorsqu’ils et elles ont organisé les premiers blocages de mines de charbon. Cela implique d’énoncer explicitement le cadre de l’action, c’est-à-dire ce que chaque participant·e à ces actions s’engage à faire, mais aussi à ne pas faire. L’hypothèse des organisateur·rices est qu’expliciter les principes permet de garantir le cadre prévu, sans conduire qui que ce soit à dénigrer ou à critiquer d’autres formes d’action.                                     

Il s’agit in fine de réactualiser le principe de solidarité inconditionnelle, en assumant des choix clairs tout en refusant de renoncer à la solidarité avec les militant·es victimes de la répression, quels que soient leurs choix et leurs actes. Les consensus d’action sont censés le permettre en ce qu’ils ne traitent que d’une action précise, laissant ainsi la voie ouverte à d’autres formes de luttes, pour peu qu’elles ne se déroulent pas dans la même unité de temps et de lieu.                                   

Alors que tout le monde constate l’épuisement des formes traditionnelles de contestation, nous devons accueillir comme une bonne nouvelle les tentatives pour diversifier et amplifier nos répertoires d’actions, sans privilégier a priori une modalité d’action sur une autre. L’enjeu premier est de continuer à proposer un ensemble de formes d’engagement qui soient à la hauteur des discours que nous tenons (et que tiennent les scientifiques comme celles et ceux qui sont en première ligne du réchauffement climatique) sur l’urgence de la situation. Il n’est clairement pas tenable de dire que nous n’avons que quelques années pour éviter l’effondrement et de se contenter d’appeler à marcher pour le climat – mais ce constat vaut à vrai dire pour l’ensemble des modes d’action évoqués dans les lignes qui précèdent.

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